×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Textile: Les privatisables cherchent toujours acquéreurs

Par L'Economiste | Edition N°:1608 Le 24/09/2003 | Partager

. Cotef et Setafil demeurent encore entre les mains de l'Etat…. …en dépit des diagnostics effectués et des nombreuses propositions de repriseL'engrenage des privatisations serait-il coincé? En tout cas, avec plus de 1.100 employés, les entreprises Cotef (Complexe Textile de Fès) et Setafil (Société Settat Filature) pèsent encore de tout leur poids sur les bras de l'Etat. Ces sociétés, encore en activité malgré les difficultés qui les plombent depuis des années, attendent toujours un acquéreur, est-il expliqué auprès du ministère du Commerce, de l'Industrie et des Télecommunications (MCIT). Une tâche qui ne sera pas facile surtout pour la Cotef, dont le passif assez lourd conjugué à l'obsolescence du matériel ne permet pas de produire des articles de qualité et compétitifs, selon le MCIT. En effet, cette société, dont le capital est détenu à hauteur de 98,52% par l'Etat, est très concentrée sur la production locale de tissus de second choix. Ce qui la rend encore plus vulnérable à la contrebande. Et ce ne sont pas les seules difficultés que connaît cette entreprise: elle souffre également des charges du personnel qui sont très lourdes et de l'étroitesse, voire de l'insuffisance du marché local. Toutefois, la Cotef arrive tant bien que mal à réaliser un chiffre d'affaires qui avoisine les 130 millions de DH (2002), pour une production ne dépassant pas 103 millions de DH, selon les dernières statistiques du MCIT. Des résultats qui peuvent être améliorés, est-il estimé.Pour certains professionnels du secteur, “la seule façon de se défaire de la Cotef, sans trop y laisser de plumes serait de se reposer sur l'assiette foncière”. Mais pour l'instant, elle n'est pas plébiscitée. . Situation moins complexeDu côté de Setafil détenue par l'Etat à hauteur de 59,23%, la situation est moins complexe. L'entreprise est moins grande, le matériel moins ancien et le personnel plus réduit (207 personnes). Une entité à l'échelle plus “humaine” et dont l'endettement ne représente pas un aussi gros obstacle que celui de la Cotef. Et depuis 1995, plusieurs offres de reprise se sont présentées. D'abord le groupe français Caulliez Frères, qui a déjà repris une filature à Fès (florissante aujourd'hui!), suivi en 1996 du groupe asiatique Tolaram. Evincé, il s'est rabattu sur une filature à Talin en Estonie. Un an plus tard, c'est le Petit Poussin qui s'y intéresse mais qui investira finalement à El Jadida. En 1998, Setafil suscite l'intérêt du groupe italien Franzoni qui, dérouté, a de son côté investi dans une filature en Inde. Trois autres propositions de reprise ont été reçues par le département de la Privatisation en 2001, suite à un appel à manifestation d'intêret, sans succès. Une étude-diagnostic avait été menée par le cabinet international Werner en collaboration avec le cabinet marocain Manal Management, à travers un appel d'offres. Mais selon le MCIT, le rapport était “trop léger et peu professionnel”. Suite à cela, un projet de restructuration a été proposé par la société et élaboré conjointement avec le cabinet conseil Société Fiduciaire du Maroc. En envisageant de s'adresser à des intermédiaires étrangers pour l'identification de repreneurs potentiels, l'Etat pourrait prochainement parvenir à trouver acquéreur.Radia LAHLOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc