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Affaires

Incendie du 18 septembre: Une aubaine pour les distributeurs?

Par L'Economiste | Edition N°:1608 Le 24/09/2003 | Partager

. La bataille larvée sur la levée des droits à l'importation refait surface. Pour l'instant, aucune date n'a été avancée pour le rétablissement de ces droitsDeux incendies en moins de dix mois. Alors que le drame des inondations du 25 novembre dernier est encore dans les esprits, le sort s'est acharné de nouveau sur la raffinerie le 18 septembre. Il a détérioré le bac 625 de stockage d'essence qui a totalement fondu, d'après la Samir, avec 1.885 m3 d'essence semi-finie. Dans un communiqué, les responsables se sont voulus rassurants et ont fait savoir que la situation est complètement sous contrôle, que “l'incendie du 18 septembre n'a eu aucun impact sur le fonctionnement de la raffinerie, qu'elle continue à approvisionner le marché de façon normale et régulière et que toutes ses installations sont opérationnelles”. Selon le management, les besoins du marché des produits pétroliers sont “presque exclusivement satisfaits par les deux raffineries de Mohammédia et Sidi Kacem”. Et d'ajouter que ces dernières couvrent la totalité de la demande en carburant et environ 20% de la consommation de gaz de butane. Du côté des syndicats majoritaires de la raffinerie, le ton est un peu plus tranchant. Ces derniers estiment que “l'Etat devrait assumer son rôle en prenant la décision politique qui préservera la sécurité énergétique”. Rappelons que jusque-là, une bataille feutrée semble avoir été livrée de part et d'autre. Le bras de fer a opposé, d'une part, le raffineur et, de l'autre, deux distributeurs de la place. Ces derniers ont anticipé en pariant sur la libéralisation. Ils s'étaient associés pour installer des capacités de stockage et d'importation à Jorf Lasfar. A présent, ils redoutent le rétablissement des droits à l'importation. Ce qui arrangerait en quelque sorte la raffinerie de Mohammédia. “Ces grilles tarifaires n'ont plus lieu d'exister puisque toutes les unités de production -les toppings I, II et III- ont repris leurs activités de production, avec une capacité journalière de 23.000 tonnes, en augmentation de 10% par rapport à la période précédant l'incendie”, font valoir les responsables de Samir. Actuellement, les distributeurs prônent l'équilibre des sources d'approvisionnement du marché entre l'importation et le raffinage. “Des solutions structurelles devraient être trouvées au lieu de dépendre d'un seul point d'entrée, à Mohammédia”, avait confié un distributeur à L'Economiste. Par ailleurs, à elle seule, Mohammédia s'accapare 65% de la capacité de stockage. Pour les distributeurs concernés, si le scénario du monopole refait surface, ils seraient contraints d'abandonner leurs équipements de Jorf Lasfar. Le cas contraire, c'est-à-dire avec le maintien du droit à l'import, ils estiment doubler leur capacité.Difficile de trancher devant une telle situation. Pour preuve, même les pouvoirs publics semblent partagés. Certains prônent la libéralisation, alors que d'autres préfèrent le monopole en invoquant le statut stratégique, autonome et sécuritaire du raffineur unique.Pour l'instant, aucune date n'a encore été avancée pour le rétablissement des droits à l'importation. Chose qui paraît de moins en moins sûre compte tenu des derniers incidents. A. R. et F. T.

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