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Sûreté aéronautique: Des audits à partir de cette année

Par L'Economiste | Edition N°:1598 Le 10/09/2003 | Partager

Il vient d'être nommé secrétaire général de l'Organisation civile de l'aviation internationale et sera ainsi le premier Africain à occuper ce poste. Taïb Cherif a présidé l'ouverture du 9me symposium mondial de la formation de l'OACI qui se tient à Marrakech depuis le 8 septembre et dont le thème aborde la sûreté et la sécurité de l'aviation face au 21ème siècle. . L'Economiste: Quelles sont les mesures prises en matière de sûreté par l'OACI depuis les attentats du 11 septembre? Taïb Cherif: Concrètement, comme mesure prise, il s'agit de l'audit de sûreté aéronautique dans chaque pays. C'est un programme qui va démarrer incessamment et qui oblige tous les pays membres de l'Organisation à respecter des normes. Il y a eu un avant et un après le 11 septembre pour l'OACI. Et nous devons y faire face. . Auditer la sûreté pose le problème de souveraineté et de réglementation… - Il va de soi qu'un audit de la sûreté pose le problème de souveraineté... Je voudrais simplement rappeler qu'en adhérant aux conventions internationales, les Etats membres ont accepté de se plier à des exigences de cet ordre. Je ne peux pas vous dire comment s'effectuera l'audit de sûreté. Nous ne le savons pas encore, d'autant plus que celui-ci dépend des services de police, de la gendarmerie… de chaque Etat. Ce que nous voulons, c'est un seul interlocuteur pour toutes ces questions. . Comment l'Organisation peut-elle faire face aux crises?- Ce n'est pas la première fois que l'OACI doit s'adapter à son environnement et à des crises pareilles. Vous savez, dès les années 1960, le problème de la sécurité s'est posé, avec les sabotages des avions. Il sera suivi dans les années 1970 par celui des détournements d'avions. Les années 1990 seront marquées par des mesures de détection des explosifs. Et à chaque fois l'Organisation devait intégrer dans ses priorités un élément nouveau au niveau de la sécurité, en adoptant de nouvelles conventions.Pour le 11 septembre, c'est tout de même inédit. Plus question de sécurité mais de sûreté. L'avion n'est plus la cible, mais est utilisé comme moyen de destruction. Du coup, toutes les conventions signées auparavant étaient caduques. Au lendemain de ces événements d'ailleurs, une conférence interministérielle pour la sûreté dans l'aviation civile s'est tenue, d'abord pour condamner ces actes et ensuite pour amender l'annexe 17, celui qui régit la sûreté dans l'aéronautique. . Alors, l'OACI s'implique politiquement et n'est plus ce régulateur technique ? Nous ne faisons pas de la politique. Nous condamnons tout simplement toute action illicite dans l'aéronautique, quels que soient le lieu, l'auteur ou le réseau. Maintenant, je précise que l'OACI n'a jamais été uniquement un régulateur technique. Nous sommes un acteur juridique et économique. Les économistes disent que le transport aérien émane d'une demande dérivée, soit du business, du tourisme ou du social. Ce sont ces trois éléments qui génèrent du trafic. Aujourd'hui, d'après les statistiques de l'OACI, il y a une reprise. Pour 2003, c'est une croissance de 4% et les prévisions sont aussi ambitieuses pour 2004.Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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