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Economie

Election des délégués du personnel dans le public
L'Education redoute une abstention record

Par L'Economiste | Edition N°:1598 Le 10/09/2003 | Partager

. Le report de la rentrée scolaire change la donne. Les enseignants ne seraient pas encore rentrés à leur poste . La CDTpourrait être fragilisée dans son bastion historique L'élection des délégués des agents de l'Etat et des employés des entreprises publiques qui se déroule ce mercredi 10 septembre intervient dans un climat social globalement apaisé. Mais pour autant, ce scrutin n'est pas dénué d'intérêt.Le résultat qui sortira des urnes permettra de jauger l'implantation de différents syndicats dans l'Administration et le secteur public en général, chacun voulant se positionner comme l'interlocuteur dans les négociations sociales. Mais pour se présenter, il ne faut pas forcément avoir la bénédiction d'un syndicat. Les SAS (sans appartenance syndicale) peuvent tenter aussi leur chance. A défaut de mettre fin à la querelle sur la représentativité, ce scrutin renseignera au moins sur la capacité de mobilisation de chaque syndicat. Le secteur public, de l'Education à la Santé, est considéré comme un bastion de la CDT (Confédération démocratique du travail). Mais tout cela pourrait changer avec la sécession de plusieurs fédérations regroupées désormais au sein de la FDT. Il faudra surveiller le score de la CDT qui ne sortira probablement pas indemne des divisions qui ont failli la faire imploser. A la FDT, l'objectif avoué est de réaliser au moins le même résultat que la rivale (CDT). . Régulateur des relations socialesSur le plan institutionnel, les commissions paritaires dans le secteur public sont un peu l'antichambre de la Chambre des conseillers. Une partie du contingent des élus au collège des salariés provient de ces commissions. Dans les pays à forte tradition de dialogue social- les pays scandinaves, l'Allemagne ou la Hollande-, les commissions paritaires sont des pivots de la démocratie sociale. C'est un véritable régulateur des rapports sociaux et un instrument d'anticipation et de prévention des conflits, analyse le secrétaire général adjoint de la Fédération démocratique du travail (FDT). C'est également ce rôle qui est assigné aux commissions paritaires par le législateur marocain. Ces structures où siègent fifty-fifty représentants des salariés et de l'employeur, sont compétentes sur les questions touchant à la discipline, aux conditions de travail et peuvent aussi faire des propositions dans différents domaines sans aller jusqu'à l'immixtion dans la gestion. Mais il faut aussi noter l'enjeu de la gestion des œuvres sociales dans les administrations ou les entreprises publiques. Tous les syndicats se disputent le pilotage des œuvres sociales qui serviraient parfois de caisse noire pour leur financement. A l'Education nationale, ces élections se tiendront dans des établissements presque vides. La décision-surprise de reporter la rentrée scolaire au 15 septembre a suscité l'ire de l'UMT qui a demandé au Premier ministre de décaler le scrutin de quelques jours. Le syndicat considère qu'il s'agit “d'un acte prémédité visant l'exclusion des enseignants d'une participation massive à cette échéance importante pour le secteur”. Plusieurs observateurs relayent ces craintes de l'UMT sur le taux de participation en invoquant l'absence des enseignants de leur poste de travail le jour du scrutin. Sur les 27 syndicats officiellement recensés à l'Education nationale, seuls 12 participent aux élections des délégués aux commissions paritaires. Ce recul est dû selon le directeur des Affaires juridiques et des conflits au MEN, Abdessalam Zéroual, au fait que plusieurs syndicats ne se sont pas conformés aux normes relatives à la représentativité. En revanche, le nombre de candidats est, lui, en forte hausse par rapport aux élections de 1997. Au total, 4.400 candidats partagés sur 800 listes se disputeront 1000 sièges, soit un millier de plus qu'il y a six ans. Le corps électoral à l'Education, de loin le plus important de la Fonction publique, est composé de 250.000 personnes.Afin de garantir un bon déroulement de ces élections, le ministère de l'Education a procédé à la distribution de trois millions de cartes d'électeurs dans 12 couleurs différentes.Le code de la fonction publique a donné aux commissions paritaires plusieurs fonctions et prérogatives, notamment la titularisation et la promotion interne des enseignants. Ces commissions donnent également leurs avis dans les conseils disciplinaires. L'action de ces commissions revêt désormais une importance particulière car elles permettent à ses membres d'intégrer la Chambre des conseillers au Parlement et la participation au Conseil d'administration du Fond marocain de retraite, au Conseil supérieur de la fonction publique et à la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des enseignants. Parmi ces commissions, sont également élus les représentants de l'enseignement dans les Conseils administratifs des académies. Noureddine FASSI

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