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Nombre record des chômeurs dans le monde

Par L'Economiste | Edition N°:1445 Le 27/01/2003 | Partager

. A fin 2002, ils ont atteint 180 millions de personnes. Au Maroc, le chômage a pris une tournure “consternante” A fin 2002, le monde comptait 180 millions de chômeurs, un nombre sans précédent, en augmentation de 20 millions par rapport au début de 2001, indique un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié vendredi dernier à Genève. En 1990, selon l'OIT, le nombre total de chômeurs atteignait 100 millions de personnes. «La situation de l'emploi est alarmante. Après deux années de ralentissement de l'économie et une reprise qui tarde, le chômage a atteint des niveaux sans précédent. Il y a un risque qu'une aggravation de cette situation puisse conduire à l'instabilité sociale dans le monde», a commenté Chantal Harasty, l'un des auteurs du rapport, au cours d'une conférence de presse. Au total, 730 millions de personnes sont sans emploi ou sous-employées (gagnant un dollar par jour ou moins), notamment dans le secteur de l'économie informelle qui génère des emplois mal payés et de faible qualité. «Dans de nombreuses régions du monde, le ralentissement de l'économie signifie non pas que les gens sont sans emploi -ils ne peuvent se le permettre-, mais le genre de travail et le salaire qu'ils obtiennent font qu'ils tombent largement en dessous du seuil de pauvreté», a souligné Rachid Amjad, responsable du secteur emploi à l'OIT. L'OIT explique l'augmentation du chômage dans le monde par la crise dans le secteur des technologies de l'information au printemps 2001, qui a provoqué un ralentissement de l'activité économique mondiale, aggravé ensuite par les attentats du 11 septembre et la baisse de confiance des investisseurs. Les femmes et les jeunes, occupant souvent des emplois exposés aux chocs économiques, ont été particulièrement touchés. Selon Chantal Harasty, l'augmentation du chômage en 2001 et 2002 a concerné tous les continents, mais elle a été particulièrement sensible dans les pays industrialisés, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Dans la zone Amérique latine-Caraïbes, le taux de chômage a atteint en 2002 près de 10% en moyenne (9,7% en 2000). En Argentine, il a dépassé les 20% en 2002. Toujours en Amérique latine et dans les Caraïbes, le chômage des jeunes a atteint 16% en 2001 contre 12 en 1997. Dans l'ensemble des pays industrialisés, le taux de chômage a progressivement augmenté passant de 6,1% en 2000 à 6,9 en 2002. Fin 2002, l'UE comptait 7,6% de chômeurs (7,8% en 2000), alors que les Etats-Unis voyaient un accroissement du chômage avec un taux de 4% en 2000 et de 5,6 en 2002. L'Asie a été particulièrement affectée par la crise dans les technologies de l'information, qui a entraîné un baisse des exportations vers les pays industrialisés. «Le travail des enfants et la traite des personnes y restent préoccupants», souligne le rapport de l'OIT. Le taux de chômage en Asie du Sud-Est est passé en deux ans de 6 à 6,5%. En Afrique subsaharienne, où le marché de l'emploi est affecté par les conflits et la fuite des cerveaux, le taux de chômage a atteint 14,4% en 2002 contre 13,7 en 2000. Le rapport note encore que le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ont connu des réductions d'emploi dans le secteur public, enregistrant un taux moyen de chômage de 18% en 2002 (17,9% en 2000). «Le chômage des jeunes atteint des niveaux consternants en Syrie, Algérie, à Bahreïn et au Maroc», poursuit-il. «Le Moyen-Orient et l'Afrique du nord ont les taux de croissance de la population les plus élevés au monde, avec un nombre énorme de jeunes arrivant sur le marché du travail», a commenté Chantal Haratsy. Quant aux pays du Golfe, ils prennent de plus en plus de mesures pour remplacer des travailleurs migrants par des nationaux, ce qui devrait entraîner de lourdes conséquences dans les pays fournisseurs de cette main-d'oeuvre, relève l'OIT. Enfin, dans les pays en transition d'Europe centrale et de l'Est, le taux de chômage, tombé à 12,6% en 2001, a retrouvé en 2002 son niveau de 2000, soit 13,5%, à cause des suppressions d'emploi dans le secteur public et de l'abandon, par les entreprises, des technologies à forte densité de main-d'oeuvre. Selon l'OIT, il faudrait créer au moins un milliard d'emplois au niveau mondial au cours des dix prochaines années pour absorber les nouveaux venus sur le marché du travail et atteindre l'objectif de l'ONU de diminuer de moitié l'extrême pauvreté d'ici 2015.(AFP)

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