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Politique

Mairies: La défaite programmée de l'Istiqlal et de l'USFP

Par L'Economiste | Edition N°:1608 Le 24/09/2003 | Partager

. Les deux partis ont gagné les élections, mais perdu les mairies. La rivalité et la méfiance mutuelle sont à l'origine de leur défaite. Salé, Rabat et Marrakech dans l'escarcelle du MP et de l'UC Que de rebondissements! Les élections des maires des six grandes villes ont tenu les citoyens et les observateurs en haleine jusqu'à la dernière minute. Rien n'a été épargné. Les alliances volatiles, les conflits internes au sein des partis, les intérêts individuels qui priment sur ceux du parti, l'indiscipline des militants et le manque de démocratie interne ont faussé tous les calculs. Les véritables perdants restent le PI et l'USFP qui ont gagné les élections mais perdu les mairies des grandes villes. La rivalité historique entre ces deux partis leur a joué un mauvais tour. Après avoir perdu Salé, Rabat, Marrakech, les deux partis pourront –ils sauver la face à Casablanca, Tanger et Fès? Une alliance surprise conclue hier à la dernière minute entre Karim Ghellab et Khaled Alioua semble privilégier cette probabilité . Alioua compte se contenter de la présidence du conseil de la région et laisse la voie libre à Ghellab. Il semble qu'Alioua ait compris qu'il est parti vaincu d'avance s'il continue dans son entêtement comme cela a été le cas pour ses camarades à Rabat. Les alliances se font et défont à une grande vitesse qu'il est difficile d'avancer des pronostics.Le retrait de Mohamed Sajid en faveur de Ghellab, annoncé par médias interposés, n'était en réalité qu'un leurre. Le candidat de l'UC continuait son action de coordination avec les élus qui ont accepté de se rallier à lui jusqu'aux dernières heures avant le début du vote hier à 15 heures. Un autre candidat est entré dans la course. Nassreddine Doublali du PSD, se targuait lundi soir d'avoir 42 élus avec lui. Ghellab, qui avait promis lundi soir, la vice-présidence à Sajid et la deuxième vice-présidence au PJD, se retrouve quelques heures après avec une nouvelle alliance. Ghellab est donné favori s'il arrive à préserver l'alliance avec l'USFP et le RNI avec ses 10 élus et ses 3 SAP. Il est à craindre toutefois que l'USFP fasse le même coup que l'Istiqlal lui a infligé à Rabat. Les istiqlaliens dans la capitale se sont retournés à la dernière minute contre le candidat Rih en faveur de Bahraoui. Une chose est sûre, la confiance ne règne pas entre les frères ennemis. Abbas El Fassi avait bien dit lors d'un entretien accordé à RFI que son parti ne peut faire confiance à l'USFP car ce dernier ne tient pas ses engagements. C'est le cas également du RNI dont certains éléments ne sont pas parfaitement disciplinés. La chute du PI à Marrakech et de l'USFP à Rabat malgré leur avance dans le classement devrait donner toutefois des leçons d'humilité aux deux partis. Les candidats du MP et celui de l'UC qui ont remporté les trois mairies de Salé, Rabat et Marrakech ont tous commencé leur tractations avant les élections. Tandis que les partis de la Koutla attendaient les résultats des élections pour prendre une décision. En outre, les conflits internes au sein de ces deux partis ont empêché une véritable négociation avec les autres partis. Chacun observait l'autre. Tandis que dans les autres partis les négociations étaient menées par une seule personne. Omar Bahraoui, qui a exploité ces défaillances, a ratissé large au sein même du PI et du RNI sans compter les autres petits partis. Les usfpeistes qui lui contestaient lundi la victoire se sont surtout emportés contre les “traîtres” de l'Istiqlal. Mais pouvaient–ils leur en vouloir quand on sait de quelle façon Marrrakech a été perdue à cause des manigances des partis de la Koutla? Omar Jazouli qui détenait 5 sièges seulement se retrouvait à la tête du Conseil de la ville en raison de l'obstination de l'Istiqlal et de l'USFP à ne pas vouloir coordonner leur action. Marrakech reste le parfait exemple de ces rapports conflictuels entre les deux rivaux historiques. Les conflits internes au sein de l'Istiqlal ne lui ont pas permis de présenter un candidat. Tandis que l'USFP, classée deuxième selon le nombre de sièges remportés, a préféré présenter un candidat du RNI qui n'a pourtant obtenu que 4 sièges. Le parti de Youssoufi s'est même permis de s'allier avec son ennemi traditionnel le PJD. Le problème de couleurs n'a été qu'un prétexte pour maquiller leur défaite déjà consommée avant même d'entamer le vote. Mais il est peu probable qu'on assiste à un réveil de ces deux formations dans les trois autres villes: Casablanca, Fès et Tanger. Si la coordination entre l'Istiqlal et l'USFP à Casablanca semble sur la bonne voie sous réserve d'une surprise, à Tanger, les choses ne sont pas aussi claires. Malika Esserroukh du RNI fait face à un candidat du PPS et un autre du MP. Une alliance entre le RNI et l'USFP est scellée depuis la réunion de Rabat entre Youssoufi et Osman. Dans la ville de Fès, l'affaire semble tranchée en faveur du candidat istiqlalien Chabat. Avec 23 sièges, l'on voit mal comment la mairie peut lui échapper. Mais en ces temps d'incertitudes, le doute reste permis.


A quand l'assainissement?

Y a-t-il de vrais partis et une vraie pratique politique au Maroc? Les dernières élections, tant législatives que communales, nous incitent à poser la question. Les partis, qui ouvrent boutique à l'occasion des élections et ferment les volets sitôt le “moussem” terminé, sont aujourd'hui légion. Même les nouveaux partis qui étaient censés renouveler les élites politiques ne font que des déçus. L'assainissement des partis est devenu assurément une nécessité vitale, affirment les observateurs.Noureddine FASSI

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