×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Fiat a perdu son patriarche

Par L'Economiste | Edition N°:1445 Le 27/01/2003 | Partager

. Giovanni Agnelli, mort à 81 ans, était le symbole de l'industrie italienneL'Italie a perdu vendredi avec Giovanni Agnelli, mort à l'âge de 81 ans, le plus célèbre de ses capitaines d'entreprise et le symbole de son développement industriel. «Giovanni (Gianni) Agnelli est décédé dans sa maison de Turin, après des mois de maladie», a annoncé la famille dans un communiqué publié en début de matinée. Ironie du sort, le patriarche de Fiat est mort le jour où la société familiale devait se réunir à Turin, berceau de l'empire, pour décider du soutien financier à apporter au groupe, dont elle est le premier actionnaire indirect avec une part d'environ 30%, avec pour objectif de surmonter les graves difficultés de la branche automobile. «Un grand Italien s'est éteint, le chef du plus grand groupe du pays et protagoniste de la vie des institutions publiques qui, elles aussi, participent au deuil à la suite de son décès», a immédiatement réagi le ministre des Communications, Maurizio Gasparri. «Je suis ému même si on savait qu'il était malade», a déclaré l'ancien chef de gouvernement, Giulio Andreotti, 83 ans. «Avec la mort de Giovanni Agnelli, c'est un autre morceau de l'histoire de notre pays qui disparaît, une histoire faite de victoires et de défaites, de liberté et de dictature, de chutes et de renaissances», a pour sa part souligné l'ancien chef de l'Etat italien, Francesco Cossiga, pourtant très critique à son égard. Petit-fils du fondateur de Fiat, «Gianni» Agnelli est né le 12 mars 1921 à Turin (nord). Surnommé «l'avvocato» car diplômé en droit, il avait commencé sa carrière à Fiat en 1943 comme vice-président. Marié en 1953 à Marella Caracciolo di Castagento, il a eu deux enfants, Edoardo, mort en 2000, et Magherita. Désigné par son grand-père pour lui succéder après la mort de son père dans un accident d'avion, Gianni Agnelli avait pris les commandes du groupe familial en 1966 et les avait conservées jusqu'en 1996. Fiat est devenu sous sa direction un empire, devenant le premier groupe industriel italien, s'internationalisant en Europe de l'Est et Amérique latine. Il avait passé la main en 1996. Mais nommé président d'honneur de l'empire, il était resté jusqu'à sa mort le commandeur incontesté du groupe, aux avis très écoutés. Aucune décision ne pouvait être prise sans son aval. Dans une interview réalisée en 1997, Gianni Agnelli affirmait: «Fiat, c'est toute ma vie». Puis, après une pause, il avait ajouté: «Fiat c'est toute ma vie pendant la semaine. Le dimanche, c'est la Juve», la Juventus de Turin, l'équipe de football de la Fiat. «Roi sans couronne», il avait été nommé en 1991 sénateur à vie, et ses prises de position avaient un certain poids sur la vie politique du pays. Ses relations avec le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi étaient orageuses. Les deux hommes se sont affrontés à plusieurs reprises, notamment après le limogeage le 5 janvier 2002 par Berlusconi du ministre des Affaires étrangères Renato Ruggiero, proche de Gianni Agnelli. Les dernières années du patriarche ont été endeuillées par la disparition en 1997 de son neveu Giovanni Alberto, alors successeur désigné de la dynastie, puis par le suicide de son fils Edoardo à la fin 2000. Gravement malade, il souffrait depuis plusieurs années d'un «problème de la prostate» qu'il soignait aux Etats-Unis. Son état de santé s'était récemment aggravé et les derniers mois de sa vie auront été ternis par les difficultés de la branche automobile de son empire. Gianni Agnelli aurait planifié sa succession et confirmé la désignation de son petit-fils, John Philip Elkann, 26 ans, fils de sa fille Magherita, comme futur homme fort de Fiat, selon des articles récents de la presse italienne. La dynastie du fondateur de Fiat a su progressivement diversifier ses investissements. A sa spécialité de départ, à savoir la construction automobile avec les marques Fiat, Alfa Romeo et Lancia, le groupe turinois a ajouté différents autres métiers de la mécanique. Ce sont les véhicules utilitaires et poids lourds avec la branche Iveco, les machines agricoles et engins de construction avec la filiale américaine CNH Global, et encore les équipements auto (Magneti Marelli), la métallurgie (Teksid), les machines outils (Comau), l'aéronautique et ses moteurs (FiatAvio), sans oublier «la perle» Ferrari.Fiat est également actif dans les métiers de la finance, les services aux entreprises et l'énergie.(AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc