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Casablanca: La RATC en panne… sèche!

Par L'Economiste | Edition N°:1792 Le 17/06/2004 | Partager

. Le fournisseur de carburant a coupé les vannes à la Régie qui lui doit des dizaines de millions de DHDES milliers d’habitants de Casablanca ont eu, hier, la désagréable surprise de ne pas retrouver leur bus comme chaque matin. Et pour cause, aucun n’a quitté le garage. La raison en est le manque… de carburant. En effet, les citernes de la Régie autonome de transport en commun de Casablanca (RATC) sont vides. Pas une goutte. Le fournisseur habituel a tout simplement fermé les vannes. La Régie lui doit des dizaines de millions de dirhams. Et pourtant, depuis l’avènement du Conseil de la ville, les recettes quotidiennes réalisées (entre 30.000 et 40.000 DH/j) par les agents encaisseurs sont affectées à l’achat de gasoil pour les 45 bus maintenus en circulation. Seulement, et selon toute vraisemblance, ces recettes n’étaient pas versées au fournisseur. L’accumulation des arriérés de paiement a provoqué la colère de ce dernier. La direction de la RATC a d’ailleurs été “invitée” par les autorités de la wilaya, en tant que représentant du ministère de tutelle, à s’expliquer sur ce dysfonctionnement. Mauvaise gestion, malversation ou simplement laisser-aller et nonchalance à l’approche de l’entrée en vigueur de la gestion déléguée de la RATC? Encore une fois donc, la Régie casablancaise est propulsée sous les feux de la rampe et ses bus ont brillé par leur absence des rues et boulevards casablancais. Ses problèmes n’en finissent plus et le personnel a commencé, depuis quelque temps déjà, à manifester son inquiétude. Il faut dire qu’il y a de quoi puisque tous les agents et employés de la RATC n’ont pas reçu leur salaire du mois de mai. La subvention de 5 millions de DH allouée, mensuellement, à la RATC par le Conseil de la ville est tombée sous le coup d’une saisie conservatoire au profit de l’ex-compagnie d’assurances “La Victoire”, elle-même objet d’une liquidation judiciaire. Hier, dans l’après-midi, des discussions étaient en cours avec le ministère des Finances, en sa qualité de liquidateur chargé du dossier “La Victoire”, pour trouver une solution à ce problème. Sinon, tous les chèques du Conseil de la ville à l’ordre de la RATC iront dans les caisses de l’ex-compagnie d’assurances. Les 5 millions de DH sont en fait destinés à couvrir les salaires des 2.000 employés de la Régie, les charges sociales et autres frais de fonctionnement. L’immobilisation des bus de la RATC a poussé les autorités à solliciter les transporteurs privés et à leur demander d’augmenter la fréquence des dessertes et de renforcer les lignes. Se réjouissant de “cette surprenante sollicitude”, ils se déclarent “prêts à relever le défi”. Ils ont commencé par assurer d’abord les lignes desservant les facultés de Casablanca, période d’examens oblige. A l’heure où nous mettions sous presse, les bus n’avaient toujours pas quitté leur garage. Jamal Eddine HERRADI

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