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Assurance agricole
Les chèques d’indemnisation arrivent

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4793 Le 13/06/2016 | Partager
La première vague porte sur 24.000 agriculteurs
L’opération pourrait atteindre un milliard de dirhams
Le processus lancé un mois à l’avance

La Mutuelle agricole marocaine d’assurance (Mamda) accélère l’indemnisation des agriculteurs. L’opération a démarré la semaine dernière alors que d’habitude, le processus n’est déclenché qu’au mois de juillet. Elle concerne une première vague de 24.000 agriculteurs et  porte sur une superficie de 500.000 ha sur un total de 1,08 million d’ha couverts. Ce sont prioritairement des zones bour classées dans la catégorie «défavorisées à très défavorisées» qui sont ciblées, celles dont les populations sont les plus éprouvées par les effets du retard des pluies.
En contrepartie d’une prime d’assurance de 18 dirhams/ha, ces agriculteurs reçoivent  un dédommagement pouvant aller jusqu’à 900 dirhams l’hectare. Ce qui représente près de 98% du capital garanti.
Pour les autres régions, l’expertise est toujours en cours, mais là aussi, la mutuelle promet d’aller très vite dans l’indemnisation de ses assurés. Au total, Mamda pourrait débourser près  1,1 milliard de dirhams sachant que le risque est entièrement supporté par la réassurance. Mamda a d’ailleurs signé des traités de réassurance qui la protègent pour les 5 prochaines années.
L’accélération du processus d’indemnisation tient aux investissements effectués par Mamda notamment dans les systèmes d’information avec l’acquisition d’un système d’image satellite des données, le développement d’un progiciel de gestion dédié à la multirisque climatique permettant la géo-localisation des exploitations agricoles, l’automatisation des rapports d’expertise et leur analyse instantanée, etc.
La compagnie dispose aussi d’un réseau d’experts agricoles dédié: 200 personnes ont été conventionnées pour la campagne agricole actuelle. La multirisque climatique couvre les céréales et les légumineuses contre la sécheresse, la grêle, le gel, les vents violents, les vents de sable et l’excès d’eau. Cette année, elle a couvert un million d’hectares répartis à parts égales entre zones défavorables, moyennement favorables et périmètres irrigués. Et donc l’objectif sur lequel s’est engagé Mamda en 2010, date de la signature avec l’Etat de la convention relative à cette assurance, a été atteint.
A cette période, seuls 100.000 hectares étaient pris en charge par le dispositif de garantie qui était en place avant de passer à 300.000 hectares la première année de la mise en place de la multirisque climatique.
Composante importante du plan anti-sécheresse, cette multirisque sera améliorée dès la campagne prochaine. Des  garanties complémentaires seront proposées: une contre le retard des pluies dédiée aux agriculteurs qui ne pourront pas semer leurs récoltes, une autre contre l’absence de fourrage pour le cheptel en cas de sécheresse et une garantie contre la mortalité de bétail pour protéger son cheptel.
A terme, la compagnie compte mettre en place un produit d’assurance paramétrique. Il s’agit d’un produit qui prévoit le versement d’une indemnité en fonction de la valeur d’un ou de plusieurs indices, lesquels sont fortement corrélés aux pertes réelles subies par l’agriculteur (déficit hydrique, indice végétatif,…). Cette couverture permet d’indemniser dans des délais très courts les agriculteurs.

4,5 milliards de DH pour le plan

Le plan de lutte contre les effets de la sécheresse, pour lequel 4,5 milliards de dirhams ont été débloqués, s’articule autour de trois axes. Le premier consiste dans l’approvisionnement de toutes les régions en orge à un prix de 2 DH/kg via 72 centres de proximité. Le transport vers les points de distribution est financé par l’Etat. Des sites pour l’abreuvement du bétail sont prévus dans différentes régions ainsi qu’un programme additionnel de vaccination. Le deuxième axe porte sur la protection des ressources végétales alors que le troisième consiste dans le maintien des populations dans les zones rurales et les régions reculées. L’accès à l’eau potable, la sauvegarder du cheptel et des cultures vivrières sont prioritaires.

 

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