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La BCE s’oppose à la réforme du pacte

Par L'Economiste | Edition N°:1853 Le 14/09/2004 | Partager

. Le texte actuel donne déjà une grande marge de man-oeuvreLA situation actuelle du pacte de stabilité en zone euro, qui a de facto perdu son pouvoir de pression sur les Etats, n’est «pas tolérable», a estimé hier lundi le chef économiste de la BCE, en réaffirmant son opposition à une modification des règles posées dans le texte. «Sans l’existence d’une menace crédible de sanctions au final, le pacte perd son mordant. Et la situation actuelle est de ce fait intolérable», a déploré Otmar Issing dans un entretien publié par le quotidien allemand Die Welt.Dans le même temps, il a reconnu que la BCE avait peu d’influence. «Au bout du compte, il s’agit d’une décision politique», les gouvernements étant seuls habilités à décider d’imposer ou non des sanctions, a-t-il admis. Le pacte de stabilité a été de facto gelé par la décision des gouvernements européens à l’automne dernier d’épargner à la France et l’Allemagne une procédure pour déficits excessifs.Issing a souligné qu’au vu des textes, cette procédure devrait à présent être relancée. Il a également réitéré l’opposition de la BCE aux propositions de la Commission européenne visant à assouplir les règles du pacte. Interrogé sur le point de savoir s’il était favorable à ce que les Etats confrontés à une période de stagnation économique soient autorisés temporairement à dépasser la limite de 3% du PIB fixée pour le déficit, Issing a répondu: «Non, en aucun cas!».«Le pacte, dans sa forme actuelle, donne déjà une grande marge de manoeuvre (...) Les gouvernements doivent assainir leur situation budgétaire en période de vaches grasses conjoncturelles», a-t-il ajouté.Le président de la BCE Jean-Claude Trichet s’était déjà dit opposé samedi dernier à deux modifications proposées par la Commission européenne: la redéfinition des «circonstances exceptionnelles» permettant aux pays en déficits excessifs d’échapper à des sanctions et l’extension des délais accordés aux pays pour redresser leurs comptes. «Ces deux changements ne nous paraissent pas bienvenus car ils supposent des modifications dans les règlements du pacte», selon lui.Sur ces points, «il faut que le débat se prolonge», a affirmé Trichet.Synthèse L’Economiste

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