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    Port d’Algésiras: Les retards mènent la vie dure aux exportateurs

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5507 Le 02/05/2019 | Partager
    Quasi blocage de l’activité
    En cause, la lenteur du contrôle frontalier
    Faible allocation en équipements et ressources humaines
    port-dalgesiras-007.jpg

    Le port d’Algésiras est embourbé dans les retards, avec un contrôle des camions ralenti par le manque de moyens et d’équipements (Ph. Adam)

    Le port espagnol d’Algésiras continue de rouler au ralenti. Le coupable est le poste de contrôle frontalier, PIF, (selon ses sigles en espagnol) qui cumule les retards. Ce dispositif censé contrôler les importations espagnoles via ce port, essentiellement d’origine marocaine, mène la vie dure aux transporteurs marocains et transitaires espagnols.

    Selon la presse ibérique, les retards ont atteint des niveaux élevés avec un blocage presque total de l’activité. Les derniers à monter au créneau sont les transitaires espagnols qui appellent les autorités du port espagnol à prendre le dossier en main et à accélérer le travail de cet élément clé du contrôle des importations espagnoles, en grande partie, issues du Maroc.

    L’une des faiblesses de ce poste de contrôle est son manque d’équipement et de ressources humaines. L’activité de contrôle des importations par camions emploie à Algésiras, le plus grand port espagnol, un seul scanner et une demi-douzaine d’employés. A titre de comparaison, le port de TangerMed dispose de 7 scanners dont deux doubles (capables de scanner deux camions simultanément) et d’une trentaine d’agents.

    L’année dernière, les installations du centre de contrôle du port espagnol avaient enregistré des temps d’attente de près de 30 heures, avec des pics à 72 heures lors des fêtes (Pâques). Une situation qui traîne depuis plusieurs années, et qui perdure cette année encore. Cette situation empire lors des périodes d’entretien des installations, où les délais se trouvent davantage rallongés.

    Au port TangerMed, on reste pour l’instant confiant. Le mégaport marocain a su diversifier ses connexions et réduire sa dépendance vis-à-vis du port d’Algésiras, en mettant en place plusieurs connexions avec des ports espagnols et européens en dehors de la région du Détroit.

    Ces lignes connaissent un franc succès, car bon nombre d’opérateurs essaient d’éviter le nœud d’étranglement que suppose Algésiras, surtout pour les marchandises périssables. C’est le cas de la connexion quotidienne reliant TangerMed à Motril, qui a réussi à transporter plus d’un millier de camions par mois avec une tendance à la hausse.

    Autre cas, celui de la liaison avec Vigo qui, avec plusieurs voyages par semaine, a réussi à connecter les équipementiers installés à Tanger avec les usines automobiles du nord de l’Espagne.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

     

     

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