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    Analyse

    La CDG au Club de L’Economiste: Au moins 45 milliards de DH d’investissements d’ici 2022

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5051 Le 22/06/2017 | Partager
    La caisse va maintenir son rythme pour les 5 prochaines années
    Le plus gros des engagements se fait dans l’immobilier et l’aménagement urbain
    Le plan d’action pour la Bourse pour bientôt

    En tant que premier investisseur institutionnel en Bourse, CDG se préoccupe fortement de la situation du marché actions. Le groupe a d’ailleurs été partie prenante dans le changement de tour de table de la société gestionnaire de la Bourse de Casablanca qui est intervenu en 2016. La Caisse au même titre que plusieurs institutionnels de la place (les banques en particulier) y a pris une participation importante à travers sa filiale spécialisée CDG Capital.

    Mieux, elle a même pris la présidence du conseil d’administration de ladite entité. «L’objectif est de donner de l’impulsion à l’activité de la Bourse qui manquait de dynamisme», précise Abdellatif Zaghnoun, DG de la CDG, qui affirme vouloir «ramener» les entreprises à la Bourse en leur redonnant confiance.

    Justement, le patron de la caisse assure que les membres du conseil d’administration de la Bourse sont en train de travailler sur un projet industriel qui concerne toutes les parties prenantes (Bourse, Maroclear…) pour mettre en place les axes d’amélioration qui vont permettre la redynamisation du marché actions. L’annonce de ce nouveau plan est imminente. 

    Pour ce qui est de l’introduction en Bourse de certaines des filiales de CDG, Zaghnoun confirme qu’une réflexion de fond est en cours pour déterminer les recrues adéquates. C’est particulièrement le cas d’Orange dont CDG partage avec FinanceCom 49% du capital. D’ailleurs, le patron de CDG assure qu’Orange va tôt ou tard être introduite en Bourse. «Il est prévu dans le pacte d’actionnaires l’ouverture de capital de l’opérateur télécom via la Bourse au moment opportun».

    Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte d’abord intrinsèques à la société mais aussi relatifs au marché. Selon nos informations, le sujet a même été évoqué entre actionnaires à plusieurs reprises. Cette opération est donc toujours envisageable.

    CDG n’investit pas uniquement l’épargne qu’elle collecte au niveau de la Bourse mais dans plusieurs autres domaines. Sur la période 2011-2015, CDG a investi plus de 45 milliards de DH répartis à hauteur de 20 milliards dans l’immobilier, 11 milliards dans l’aménagement urbain, 7,5 milliards et 4 milliards dans l’aménagement des zones industrielles.

    S’il ne sait pas précisément le montant des investissements à consentir sur la période du nouveau plan stratégique 2022, Zaghnoun insiste que la Caisse restera sur le même rythme que précédemment. Cela pourrait même être dépassé compte tenu du changement du mode d’intervention de CDG ainsi que de la régionalisation qui devraient permettre de multiplier ses capacités d’intervention dans plusieurs chantiers et «créer une dynamique d’investissement».

    Pour ce qui est du rendement des investissements, ils sont disparates, selon Zaghnoun. La profitabilité diffère en fonction de la cyclicité des projets et des secteurs. Si pour certains comme l’offshoring et les zones industrielles de Kenitra ou Tanger notamment, la rentabilité est là. Pour d’autres projets comme la nouvelle ville de Zenata, elle est plutôt latente.

    Endettement

    Sur le volet endettement, un projet de restructuration de la dette du groupe est en cours en particulier dans les filiales immobilières, CGI et Dyar Al Mansour notamment. Il faut savoir que la dette brute de CDG culmine à 14,9 milliards de DH. Ceci dit, l’endettement net du groupe dont sont retraités des actifs de placement disponibles à la vente et des disponibilités de trésorerie groupe qui représentent 54 milliards de DH ressort à -39 milliards de DH. «Cela se traduit par une capacité d’endettement supplémentaire pouvant aller au-delà de 40 milliards de DH», précise-t-on auprès de la Caisse.

     

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