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    Analyse

    La CDG au Club de L’Economiste: Les régions, moteur de croissance

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5051 Le 22/06/2017 | Partager
    Co-financement des plans de développement régionaux
    C’est la qualité des projets qui prime pour lever des fonds
    Zenata, Casa-Anfa, Marina… l’état d’avancement projet par projet
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    Le plus gros des financements de la 1re phase (3 milliards de DH) a été consacré à l’acquisition du terrain, l’aménagement du foncier et les travaux d’infrastructure

    L’Eco-Cité de Zenata, Casa-Anfa, Casablanca Marina, Sonadac… Autant de projets de renforcement urbanistique dans lesquels CDG intervient en tant qu’opérateur sur l’ensemble de la chaîne: de la conception à la livraison en passant par les études, le développement, la commercialisation… et parfois même la gestion. «Un processus lourd qui implique de gros investissements et des risques importants», relève Abdellatif Zaghnoun, DG du Groupe.

    Aujourd’hui, le mode d’intervention de la CDG est en évolution, conformément à son plan stratégique 2022. Le groupe opérera désormais en tant qu’expert, co-financeur et investisseur. Son expertise accumulée sera mise au service de l’Etat et des régions dans différents domaines (aménagements des ZI, des pôles urbains, mobilisation des financements…).

    Il s’agit d’un nouveau mode d’intervention qui accompagnera la régionalisation avancée. Le groupe aura aussi un rôle de co-financeur des projets déclinés par les PDR (plans de développement régionaux). L’enjeu est de taille! Certaines régions ont déjà décliné leur PDR, d’autres le feront incessamment. La région Casa-Settat, qui a dévoilé son PDR en mars dernier a estimé ses besoins à 115 milliards de DH (cf. édition du 8 mars 2017).

    La CDG peut contribuer en co-finançant ces projets en partenariat avec les institutions financières. «Nous ne sommes pas là pour nous substituer aux banques, mais pour apporter un complément de ressources en cas de besoin», tient à préciser Zaghnoun.

    Pour l’élaboration du PDR, chaque région a adopté une démarche différente. Marrakech-Safi a associé dès le départ la CDG au processus de concertation, alors que Casa-Settat a demandé les financements après la réalisation du PDR (suite à une étude du cabinet Valyans).

    Mais le défi majeur des régions consiste à lever les fonds nécessaires à la réalisation de leur PDR. «Ce ne sont pas les financements qui manquent, mais les projets de qualité. Les régions doivent être sélectives et innovantes pour proposer des projets bancables», insiste Zaghnoun.

    A Casablanca, les principaux pôles urbains, lancés par CDG, ont atteint leur rythme de croisière: de Casa-Anfa, à Zenata en passant par la Marina. Voici l’état d’avancement projet par projet:

    ■ Eco-cité de Zenata: Les infrastructures livrées dès cette année
    «Ce qui est important dans un pôle urbain, ce ne sont pas les constructions, mais le travail sur les infrastructures», insiste Zaghnoun.
    Après libération du foncier, un travail de fond sur les infrastructures, les voiries… est en cours afin de désenclaver le site. Voiries, giratoires, échangeur ont été réalisés. Il aura fallu anticiper toutes les difficultés, même celles liées à la circulation. Une étude de simulation des déplacements a été menée. «Fin 2017, nous allons livrer la voie côtière de 2,5 km.
    En 2018, nous allons achever la voie ouest», annonce le patron de la CDG. «La Ferme», le premier quartier résidentiel sera livré, pour sa part, aux promoteurs immobiliers fin 2017. Cette 1re tranche a déjà absorbé 3 milliards de DH.
    Sur la composante commerciale, Ikea est déjà opérationnel. La CDG est aujourd’hui en train d’analyser les dossiers pour sélectionner l’opérateur qui va exploiter la grande surface prévue sur ce même site.
    Parallèlement, il a fallu déplacer 10.000 ménages qui seront recasés sur 140 hectares au coeur de Zenata. «Nous sommes en train d’aménager la 1re phase de 80 hectares sous forme de lots de terrain», affirme Zaghnoun.
    L’option de recasement sur des lots de terrain (plutôt que des appartements) a été privilégiée au terme d’une série de négociations difficiles avec les concernés, les autorités locales, les communes, associations… Les négociations avec les propriétaires des 225 unités industrielles ont abouti sur le recasement in situ.
    Quant aux propriétaires de bungalows, ils seront indemnisés au cas par casa conformément aux jugements des tribunaux sur chaque affaire. «Ce processus consomme beaucoup de temps et d’énergie, car nous ne voulons pas opérer dans un environnement hostile», insiste Zaghnoun.
    Sur un total de 1.830 hectares, 240 seront dédiés aux espaces verts, 140 au recasement des bidonvillois et 70 aux unités industrielles.
    ■ Casa-Anfa: 1 milliard de DH pour la 1re tranche
    C’est à peu près le même cheminement pour Casa Anfa, gérée par l’Auda (Agence urbaine de développement et d’aménagement), filiale de la CDG. Il aura fallu un long processus d’expropriation, indemnisation, recasement … avant d’arriver à l’étape décisive du travail sur les voiries et les infrastructures. Mais il s’agit, toutes proportions gardées, d’un pôle urbain de moindre envergure: 300 hectares, contre 1.830 pour Zenata. La première tranche a nécessité un investissement de 1 milliard de DH (pour 100 hectares).
    «Pour ce type de projet, nous estimons que notre rôle  d’incubateur est accompli. Nous avons porté le foncier, l’aménagement, les infrastructures… et même la problématique sociale qui n’est pourtant pas de notre ressort», soutient le DG.

    ■ Casablanca Marina: Ouverture du mall en 2018
    Si les composantes bureaux et résidentiel sont aujourd’hui livrées, le volet commercial de la Marina est en cours de finalisation (le mall ouvrira ses portes en 2018), le pôle hôtelier (Marriott, Oberoi et palais des congrès) semble, lui, à la traîne. «Nous sommes dans la phase de recherche de partenaires pour développer les lots A5 et A6», explique Zaghnoun. Aujourd’hui, la CDG préfère se recentrer sur d’autres chantiers comme la régionalisation, l’accompagnement du Maroc sur les nouveaux métiers, la création d’emplois, la valeur ajoutée, la stratégie énergétique… mais également l’aménagement de pôles urbains, avec un mode différent, pas en tant qu’opérateur, mais en tant qu’investisseur minoritaire, qui peut aussi assurer la maîtrise d’ouvrage délégué.

     

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