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    Analyse

    La CDG au Club de L’Economiste: Cap sur l’immobilier, tourisme, automobile...

    Par Nadia DREF | Edition N°:5051 Le 22/06/2017 | Partager
    Restructuration de la CGI et Dyar Al Mansour
    Saïdia, Taghazout: Nouveau mode opératoire
    MedZ interviendra en tant que maître d’ouvrage délégué
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    Abdellatif Zaghnoun, DG de la CDG: «Nous allons céder une douzaine d’hôtels. Nous préférons les confier à des investisseurs privés pour les rénover et les rentabiliser» (Ph. Jarfi)

    Le nouveau plan stratégique de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) pour les cinq années à venir, dévoilé par Abdellatif Zaghnoun, se veut une feuille de route en rupture avec le passé. C’est en substance l’esprit de la nouvelle stratégie, dévoilée au Club de L’Economiste, par le patron de la CDG.

    Fini donc le mode «Opérateur» adopté pendant de longues années par le groupe qui prend en charge toutes les interventions (études, aménagement-développement, jusqu’à la commercialisation) et qui consomme énormément de fonds propres et d’énergie. Les nouveaux périmètres d’intervention de la caisse, dévoilés par Zaghnoun, privilégient trois modes: expert, co-financeur et investisseur.

    L’enjeu est de gagner en capacité d’intervention, de faire jouer l’effet de levier et de mieux gérer les risques. Ces nouvelles missions seront très visibles à travers la mise en œuvre du nouveau plan stratégique et de la future organisation du groupe en trois grands pôles: développement territorial, tourisme et finances/epargne. «Nous voulons réduire de 30% le nombre de nos filiales pour un meilleur fonctionnement», explique le numéro 1.

    Dans un premier temps, les 145 filiales du groupe seront réparties en fonction de leurs domaines d’intervention. Et pour éviter les erreurs du passé, la CDG travaille sur la mise en place d’un système d’information digitalisé, pour assurer une meilleure transparence et une meilleure synergie entre filiales.

    Pour ce qui est du pôle développement territorial, il chapeautera 37 entités dont des filiales et des prises de participation (Foncière Chellah, MedZ, CGI, Dyar Al Mansour, Novec...). Pour ce qui est de l’immobilier, qui a absorbé (entre 2011 et 2015)  20 milliards de DH d’investissement sur un montant global de 45 milliards du groupe, l’une  des priorités est de finaliser la restructuration de la CGI et de Dyar Al Mansour pour en faire des promoteurs immobiliers performants.

    «Toutes les sociétés immobilières sont en difficulté car elles se sont engagées dans des business plans importants et ambitieux, en période d’euphorie. En 2012, il y a eu un retournement de situation. Du coup, elles se sont retrouvées avec une rentabilité différée», analyse le DG.

    La CGI n’a pas été contrainte de céder des actifs. Toutefois, un plan de restructuration de la dette, estimée à 5,3 milliards de DH, est en cours de finalisation. Aujourd’hui, la priorité est d’améliorer les modes d’intervention et écouler le stock d’invendus estimés à 400 millions de DH, dans de meilleurs délais et en respect des budgets prévisionnels.

    Concernant Casa Green Town, la première phase a été pratiquement bouclée et la deuxième tranche est en cours de développement. Pareil pour Dyar Al Mansour qui compte, à ce jour, près de 500 unités invendues. «Il faut éviter de sur-stocker car c’est une perte sèche pour le promoteur».

    Tout aussi stratégique, le pôle tourisme regroupera toutes les unités hôtelières, les deux stations et les prises de participation. Doté d’une capacité de 28.000 lits livrés et en cours de livraison, ce pôle aura pour mission de développer les stations touristiques, recentrer le portefeuille hôtelier sur les actifs stratégiques tout en privilégiant les actifs à fort potentiel et sortir progressivement du périmètre des actifs non stratégiques. «Nous allons céder une douzaine de petits hôtels que nous avons récupérés et qui appartenaient au CIH. Nous préférons les confier à des investisseurs privés pour les rénover et les rentabiliser», fait valoir Zaghnoun.

    Le plus gros du travail sera consacré au développement des stations touristiques et surtout à la concentration de l’effort de la CDG sur les deux stations balnéaires de Saïdia et Taghazout. «Taghazout sera opérationnelle en 2019 avec l’ouverture de quatre hôtels, un musée… C’est un modèle qui marche bien», annonce le management.

    Pour la station de Saïdia, le groupe veut adopter un nouveau mode opératoire, notamment reconfigurer son intervention de manière à être axée sur l’émergence des stations et non seulement sur le développement des capacités, dans un cadre renouvelé avec l’Etat. «Nous sommes le seul acteur présent sur Saïdia où nous avons investi 1,5 milliard de DH», tient à préciser Zaghnoun.

    Et d’ajouter: «Avec le deuxième hôtel qui sera livré en juillet prochain englobant un aquaparc, nous allons atteindre une capacité de 5.000 lits. Dès 2018, nous comptons livrer le deuxième golf. L’effort de la CDG est suffisant». Le management a déjà rencontré Sajid (ministre du Tourisme) et son équipe pour examiner les contraintes liées à l’accord avec l’Etat, à savoir la qualité de service offert, l’animation de la station, la promotion interne et internationale de la station et de l’arrière-pays et l’amélioration de la desserte aérienne.

    «Notre mission d’incubateur est accomplie. Nous voulons négocier avec les pouvoirs publics pour trouver un autre modèle d’intervention. Le secteur privé doit prendre la relève mais il faut créer les conditions idoines», soutient le DG de la CDG qui se propose de rester en tant que maître d’ouvrage délégué et en tant qu’investisseur minoritaire.

    Automobile: Renault, PSA... Les locomotives

    La CDG a décidé de prendre la position d’investisseur minoritaire dans des entreprises qui souhaitent se greffer à l’écosystème  PSA à Atlantic Free Zone (AFZ). «L’enjeu est de pousser des PME marocaines à faire partie de l’écosystème. Car jusque-là, l’essentiel des investissements est porté par des multinationales», explique Abdellatif Zaghnoun, DG. Cette décision a été prise pour sécuriser l’investissement et l’emploi et surtout éviter que des entreprises partent ailleurs le jour où il y a de meilleures incitations dans d’autres pays. «Nous voulons anticiper ce risque par l’accompagnement des PME marocaines en entrant dans le tour de table, pour qu’elles puissent se greffer aux écosystèmes et développer de l’expertise», insiste le patron de la CDG. Aujourd’hui, la zone des fournisseurs, en face de l’usine de PSA, est à hauteur de 50% réservée.  C’est dire qu’il y a une forte demande autour de l’usine Peugeot de Kénitra. A préciser que la CDG n’est plus actionnaire dans l’usine de Renault Tanger. C’était d’ailleurs prévu dans le pacte d’actionnaires. De plus, le groupe Renault a dépassé les difficultés financières qu’il avait du temps de la suspension du projet de Nissan à Tanger. A ce moment-là, la CDG est entrée dans le capital pour stabiliser l’investissement. En revanche, PSA a sollicité la CDG pour reconduire le même modèle sur l’usine de Kénitra. La CDG détient 5% dans le tour de table de  Peugeot Citroën Automobiles Maroc, la filiale marocaine du groupe PSA.

     

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