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Retro 2003
Tourisme: Les grands chantiers pour 2004

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. Les projets achevés ou en cours ont nécessité un investissement de 7,7 milliards de DH pour 2001-2004. Le budget de l'ONMT devrait dépasser les 300 millions de DH Le secteur du tourisme ne s'est pas trop mal comporté, pour les dix premiers mois de l'année en tout cas. Les recettes voyages se sont maintenues à 22,7 milliards de DH par rapport à septembre 2002. Ainsi, le pire semble avoir été évité. Et pourtant, l'année n'a pas été de tout repos pour les professionnels. Guerre en Irak, attentats du 16 mai… heureusement que l'effet n'a pas été aussi désastreux qu'il était redouté. D'autant plus que les maux dont souffre le secteur sont nombreux. Une étude récente de BMCE Capital a relevé plusieurs dysfonctionnements qui grèvent encore la bonne marche de l'activité. Ainsi, l'absence d'une véritable stratégie de développement jusqu'à la mise en oeuvre en janvier 2001 du plan Azur, la déficience en promotions efficaces, aussi bien des destinations que des produits offerts, le coût très élevé du foncier ainsi que le financement onéreux constituent autant de facteurs handicapants pour le secteur. Par ailleurs, les nuitées se concentrent pour plus de la moitié dans des hébergements privés et seulement pour 11% dans des hôtels classés. Le faible niveau du tourisme interne ainsi que sa fréquentation insuffisante des unités hôtelières homologuées s'explique principalement par la faiblesse du pouvoir d'achat dont souffrent les ménages marocains. Ceux-ci réservent, en moyenne, 4,5% seulement de leur budget aux loisirs, dont les voyages. “L'impulsion royale donnée au secteur à l'occasion des premières assises du tourisme a le mérite d'avoir défini une véritable stratégie de développement pour la décennie actuelle”, estiment les experts de BMCE Capital. L'enjeu est pourtant de taille. D'ores et déjà, les emplois directs additionnels qui seraient créés dans le secteur, avec l'objectif des 10 millions de touristes, sont estimés à plus de 600.000 et les revenus cumulés prévisionnels en devises sur la période 2001-2010 devraient totaliser un peu plus de 500 milliards de DH. Ainsi, en dehors des MRE, dont le nombre ne dépasse pas les 3 millions de visiteurs par an, les initiateurs du projet comptent attirer annuellement 5 millions de touristes étrangers supplémentaires au terme d'une période de 7 ans. Pour atteindre ces objectifs, l'augmentation de la capacité d'hébergement et le relèvement du niveau des infrastructures et des services deviennent des impératifs. Un des grands axes de cette nouvelle stratégie concerne le développement accéléré du tourisme balnéaire à travers le plan Azur. Objectif: doter le pays de six nouvelles stations touristiques d'une capacité totale de 80.000 lits (www.leconomiste.com). Le plan stratégique adopté ambitionne de maintenir à un niveau élevé les investissements dans le tourisme au-delà de 2010. “Toutefois, après un pic de près de 13.000 lits en 2011, le rythme devrait fléchir pour s'établir aux environs de 3.000 lits supplémentaires par an”, estiment les analystes de BMCE Capital. Des mesures d'accompagnement devraient voir le jour pour assister ce plan. Il est ainsi prévu d'augmenter progressivement le budget de promotion affecté à l'ONMT. Ce dernier devrait dépasser les 300 millions de DH en 2004 contre 250 millions en 2003 et une moyenne annuelle de 100 millions de DH durant les années 90. Au-delà de 2010, l'effort de promotion devrait avoisiner 1 milliard de DH par an.La libéralisation du transport aérien est aussi dans le pipe. Dans l'attente d'une plus grande ouverture de l'espace aérien marocain, il a été décidé d'octroyer des licences d'exploitation de charters envers et au départ du Maroc, parallèlement au renforcement de l'offre de la RAM. Côté investissement, cet effort nécessiterait, en moyenne, plus de 9 milliards de DH par an, pour un budget total estimé de l'ordre de 90 milliards de DH sur les dix prochaines années. Les projets identifiés achevés ou en cours de réalisation laissent apparaître un flux d'investissements de l'ordre de 7,7 milliards de DH pour la période 2001-2004 correspondant à la construction de 179 nouvelles unités d'une capacité d'hébergement de 24.429 lits. Quant aux projets recensés sur la période 2005-2007, ils totalisent 8,2 milliards de DH pour la création de 64 nouveaux hôtels d'une capacité d'accueil de 46.824 lits.


Bouée de sauvetage

L'intérêt pour le tourisme intérieur est de plus en plus croissant. Pouvoirs publics et professionnels se sont rendus à l'évidence que le tourisme national peut être l'amortisseur d'une éventuelle crise du tourisme international. Une stratégie de développement cohérente, en direction de cette catégorie de clientèle, a été ainsi définie. Pour chaque catégorie de classe socioprofessionnelle (CSP) des produits adaptés seraient proposés. Packages dans les hôtels 4 et 5 étoiles pour les CSP supérieures, offres dans les VVT et les résidences touristiques seraient destinées à la CSP moyenne supérieure, campings nouvelle génération et les bungalows légers s'orienteraient vers les CSP moyennes inférieures et celles inférieures. Pour ce qui est des campings actuels, ils seraient rénovés pour cibler la CSP des indigents. Fédoua TOUNASSI

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