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Retro 2003
Salafia et satanisme: La justice mise à rude épreuve

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. L'année 2003 sera marquée par plusieurs procès à rebondissements. Le 16 mai, un tournant pour le système judiciaire marocainLes deux plus grands procès de l'année comportaient incontestablement une dimension religieuse. Les références à celle-ci étaient très présentes tout au long de l'affaire des kamikazes comme celle des jeunes musiciens accusés de “satanisme”. Les aveux fracassants des trois kamikazes rescapés, Rachid Jalil, Mohamed El Omari et Yassine Lehnech, avaient donné un premier éclairage sur les événements du vendredi sanglant du 16 mai. Les vraies circonstances des attentats se clarifiaient à mesure que les aveux se recoupaient et se complétaient. En tout, plus de 1.200 personnes seront condamnées pour avoir été directement ou indirectement impliquées. Avant les événements du 16 mai, une trentaine de personnes ont écopé de peines de prison dans le cadre du dossier de la Salafia Jihadia. Une trentaine de personnes seront en outre condamnées à Rabat après le 29 mai, date de l'entrée en vigueur de la loi sur le terrorisme. Ce ne sera pas les seules affaires de l'année. Le 30 septembre, la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Rabat a condamné les deux soeurs jumelles Imane et Sanaâ Laghrissi, âgées de 14 ans, à 5 ans de prison. Poursuivies pour “atteinte à la personne du Roi et pour avoir préparé des attentats contre des lieux ciblés dans la capitale”, les deux jumelles ont été placées dans un centre de redressement pour mineurs jusqu'à leur majorité. Le procès, qui s'est tenu à huis clos, a fait date. Ce fut la première fois, après l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste, que des adolescentes n'ayant pas encore l'âge de la responsabilité pénale sont poursuivies selon la nouvelle loi. Deux semaines avant la condamnation des deux soeurs jumelles, Albert Rebibo, citoyen marocain de confession juive, se faisait assassiner à Koréa (Casablanca). Mais l'affaire qui a suscité l'intérêt de tout le monde reste sans conteste celle de Pierre Robert, 31 ans, alias Abou Abderhaman. Le ressortissant français, originaire de Saint-Etienne, avait surpris les enquêteurs par l'ingéniosité de son plan. Ce converti à l'islam fomentait d'autres attentats au Maroc. Il écopera de la perpétuité.


Comment la société civile a fait plier la justice

Contrairement au procès des salafistes ou de la filière islamiste impliquée dans les attentats, il y a eu moins d'unanimité dans le dossier des “rockers sataniques”. Rappel des faits: 14 jeunes musiciens sont arrêtés un dimanche 16 février à la suite d'une descente inopinée d'éléments d'une brigade spéciale. Les rockers ont été accusés “d'appartenir à une organisation suspecte et de libertinage”. Au mois de mars, ils sont condamnés à des peines de prison allant d'un mois à un an. Manque de preuves accablantes, arrestations dans des conditions douteuses, absence du flagrant délit, l'affaire a mis à nu plusieurs défaillances au niveau judiciaire. Du jamais-vu dans l'histoire du Maroc : l'affaire allait mobiliser une grande partie de la société civile. Et s'il n'y avait cette réaction, l'issue du procès aurait été tout autre. Onze des musiciens allaient finalement se voir accordés la liberté provisoire même si certaines peines seront allégées mais néanmoins maintenues en appel.Mostafa BENTAK

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