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Retro 2003
La manne des privatisations se tarit

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. L'Etat prévoit 12 milliards de recettes en 2004. Au vu de l'offre, cet objectif sera difficile à atteindre. Seul Maroc Telecom peut rapporter de l'argent au Trésor En matière de privatisation, il ne faut pas s'attendre à une année aussi fructueuse que celle qui vient de s'écouler. Le Budget prévoit une recette de 12 milliards de DH. Mais ce n'est pas acquis. Hormis Maroc Telecom, les entreprises privatisables ne sont pas à proprement parler des fleurons de l'économie. Pour rappel, des discussions seront engagées avec Vivendi pour la cession des 16% du capital de l'opérateur historique. Le groupe français se dit prêt à miser entre 650 et 700 millions d'euros (7 milliards de DH environ) pour porter sa part dans le capital de 35 à 51% dans Maroc Telecom.Preuve que la manne des privatisations s'est tarie, la liste des entreprises inscrites ne cesse de subir des modifications en fonction de l'évolution de la situation des privatisables. Les retraits ont concerné la BNDE, la SNDE (Société nationale de développement de l'élevage) et la SCEM (Société chérifienne des études minérales). Les trois entreprises requièrent un plan de restructuration avant leur réintégration dans la liste. Et encore, il n'est pas sûr qu'elles soient vendables un jour, sauf à les céder au dirham symbolique.En revanche, huit entreprises ont été intégrées dans la liste des transferts. Il s'agit de la Société nationale de commercialisation de semences (Sonacos), la Société commerciale de charbon et de bois (Sococharbon), la Société chérifienne de sel (SCS), la Société de sels de Mohammédia (SSM), la Société de briquettrie tuilerie nord-africain (BTNA). Sont également dans le pipe, la société de dragage des ports Drapor, filiale de l'Odep, la Somathes et l'ex-ONTS (office national du thé et du sucre). Cette dernière opération s'avère difficile car il ne reste plus grand-chose de cet ex-puissant monopole dont les parts de marché de l'office ne cessent de reculer depuis la libéralisation du thé et du sucre en 1993.Par ailleurs, l'Etat s'est fixé deux ans pour rendre la Compagnie maritime de navigation (Comanav) suffisamment attractive. Sa privatisation interviendra au plus tard en 2005 et visera à former un noyau dur du transport maritime. En attendant, son capital a été renfloué à hauteur de 295 millions de DH. Ce qui devrait accélérer la réalisation de son plan de développement. En 2004, la Comanav envisage d'acquérir 4 nouveaux navires pour 270 millions de DH, financés pour moitié en fonds propres. Les échéances devraient être respectées puisque la Compagnie est en train de renouer avec l'équilibre financier.Reste les 20% du capital de la Régie des Tabacs. Leur cession n'est pas à l'ordre du jour dans l'immédiat. Quant au CIH, il devra au préalable mener à bon port son plan de restructuration d'ici 2007, avant de songer à un scénario de transfert. A préciser que la BCP a été retirée de la liste des privatisables. Son transfert sera directement initié par le groupe lui-même comme le prévoit la loi spécifique des banques populaires régionales. L'année 2003 aura été fructueuse pour le budget. Les privatisations auront une fois de plus apporté une bouffée d'oxygène aux finances de l'Etat. L'essentiel des cessions, à savoir la Régie des Tabacs et Somaca, ont été conclues avec des opérateurs étrangers. Ce qui explique, en grande partie, le niveau exceptionnel des réserves de change. A fin octobre, celles-ci caracolaient à 123 milliards de DH, soit 13 mois d'importations.L'opération la plus marquante aura été la vente des 80% du capital de la Régie des Tabacs au groupe franco-espagnol Altadis. L'opération a rapporté plus de 14 milliards de DH. Au préalable, il a fallu octroyer un peu plus de visibilité à la filière tabacs en fixant à 2005, la fin du monopole de la production et de l'importation du tabac et à 2008, la libéralisation de la distribution et de l'importation des produits manufacturés.L'autre cession majeure concerne la cession de 38% du capital de la Société marocaine de construction automobile (Somaca) à Renault pour 95 millions de DH. Le construction a déjà versé 65 millions de DH pour acquérir 26% du capital. Le reliquat sera transféré à la fin octobre 2005, date de lancement du nouveau véhicule économique. Celui-ci sera lancé à partir de la fin du premier semestre 2005. La livraison portera sur 15.000 voitures destinées au marché local et autant pour l'export. Renault investira 22 millions d'euros (230 millions de DH) dans ce projet.Parmi les autres privatisations réalisées en 2003, la cession de la première tranche du capital de la BCP, le transfert par voie d'attribution directe de 11,4% du capital de la société des industries de confection de Meknès (Sicome) et de 16% de Fertima.Mouna KABLY

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