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Retro 2003
2004, année charnière pour les banques

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. La BCM s'est offert Wafabank, pour fusionner avant la fin de 2004. Tous les établissements de crédit chercheraient à se rapprocher. BMCE Bank s'est résignée à opérer une augmentation de capital2003 aura été une année décisive pour le secteur bancaire. Le débat sur les rapprochements et les fusions bancaires a canalisé les choix stratégiques de ses banquiers, dont la majorité ont réglé les ondes sur les opérations de croissance externe. Wafabank devait ainsi prendre le contrôle du Crédit du Maroc; elle y détenait environ 30%. La BCM s'est lancée dans des négociations avec la BMCE Bank, qui elle-même allait voir la Caisse d'Epargne française prendre 20% de son capital. Le Groupe Banques Populaires, pour sa part, a absorbé la SMDC et a lancé un programme de restructuration de ses banques régionales, en les fusionnant et dotant du statut de SA à conseil de surveillance et directoire. La rumeur aura même donné le CIH repris par la BCP, avant que BAM ait coupé court à l'éventualité. Pour son projet industriel, BMCE Bank a reçu un “non” du Comité des établissements de crédit, qui a estimé que son deal avec la Caisse d'Epargne est déséquilibré. Quant à Wafabank, ses actionnaires stratégiques l'ont vendu à la BCM, au même titre que Wafa Assurance, au moment même où son président, Abdelhak Bennani, allait investir la grande place de la forteresse Crédit du Maroc. Seule la BCM a réussi ses ambitions, et s'est offert la troisième banque privée du pays, Wafabank. Elle avait acquis auprès de SOPAR, le holding familial des Kettani, 100% du capital d'OGM au prix de 2.081,5 millions de dirhams pour contrôler 36,4% du capital et 47,7% des droits de vote de Wafabank ainsi que 70,5% du tour de table de Wafa Assurance. La nouvelle aura fait l'effet d'une bombe dans les états-majors des banques. C'est que le nouvel ensemble aux couleurs marocaines pèsera lourd dans le paysage bancaire aussi national que régional. Avec ses 25% du marché bancaire local, il deviendra le premier de la place, représentera la première banque du Maghreb et se hissera au 8e rang africain après six banques sud-africaines et une banque égyptienne. . Un géant à naîtreCe rang de leader au niveau national sera conforté davantage par la complémentarité des filiales des deux banques. En termes de positionnement sur le marché, ce géant de la banque à naître de la fusion de Wafabank et la BCM comptera sur un million de clients et un réseau de plus de 460 agences. Il occupera la première place en termes de crédits à l'économie et la deuxième dans les dépôts. Il sera également leader dans la gestion d'actifs, les métiers de Bourse, le crédit à la consommation, le leasing et la bancassurance. Forte aussi d'une implantation dense à l'étranger, cette entité deviendra un acteur régional majeur, probablement l'une des cinq grandes banques nord-africaines. Pour asseoir cette vision de champion national, la BCM a affiché sa volonté d'atteindre 100% du capital de Wafabank à travers une offre publique d'achat (OPA), en début de mars 2004. Son état-major a dit avoir entamé des négociations avec les autres actionnaires significatifs de Wafabank -que sont la Banco Bilbao et le Crédit Agricole Indosuez. Aux dernières nouvelles, aucune des deux banques françaises n'a communiqué sur le sort de ses actifs bancaires marocains.Le projet industriel de la BCM relancera les fusions dans la banque en 2004. En effet, face à ce géant de la banque marocaine, les établissements de la place n'auront d'autre choix, pour rester dans la course, que de se rapprocher entre eux. Un premier scénario donnerait la BMCE Bank et la BMCI, au vu des relations qu'entretiennent leurs actionnaires.Par ailleurs, pour préparer le secteur bancaire aux réglementations prudentielles édictées par Bâle II, sa restructuration est accompagnée par un renforcement des pouvoirs de contrôle et de régulation de BAM, ainsi que la promulgation d'une nouvelle loi bancaire. La refonte des statuts de la banque centrale vise la modernisation de son organisation, sa gestion et son contrôle. La réforme consacre le principe de la séparation des fonctions exécutive et monétaire. Et renforce ainsi l'autonomie de BAM dans le choix et la mise en oeuvre des instruments de la politique monétaire afin d'assurer la stabilité des prix. Pour sa part, la nouvelle loi bancaire apporte également une nouvelle définition des compétences des autorités monétaires et des organes de consultation, avec un renforcement des attributions de BAM.Dans la foulée du renforcement de la réglementation prudentielle, la banque centrale a sommé quelques banques d'augmenter les fonds propres pour respecter le ratio cooke. Parmi elles, la BMCE Bank, dont les investissements successifs ont épuisé les fonds propres, a lancé un programme d'émission d'obligations subordonnées, dont la première tranche de 500 millions de DH vient d'être bouclée le vendredi 26 décembre dernier. Bouchaïb EL YAFI

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