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Programme Qualit’Air
C’est parti pour la 2e phase

Par L'Economiste | Edition N°:2215 Le 16/02/2006 | Partager

. Des stations de mesure pour Kénitra, Salé, El Jadida et Safi. Cinq conventions signéesLe coup d’envoi de la deuxième phase du programme Qualit’Air, initié par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a été donné mardi 14 février à Mohammédia, par SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation. Plusieurs membres du gouvernement et hauts responsables étaient de la partie. Pour cette deuxième étape, le programme vise la mise en place d’un réseau de surveillance de la qualité de l’air dans les grandes agglomérations du pays. Ce nouveau dispositif permettra le suivi des indicateurs de la pollution afin de situer le niveau de qualité de l’air par rapport aux normes fixées par la réglementation et prendre les décisions qui s’imposent. Selon la Fondation, le nouveau réseau sera accompagné de la mise en place progressive des textes d’application de la loi sur l’air. Cinq conventions ont été signées, entre la Fondation et ses nouveaux partenaires, lors de cet événement. Les deux premières concernent Samir et l’Office national de l’électricité (ONE) qui s’engagent à réduire les émissions de leurs installations, fabriquer des carburants propres pour la raffinerie et soutenir les programmes de sensibilisation et d’éducation initiés par la Fondation. La direction générale des collectivités locales (DGCL) du ministère de l’Intérieur finance, pour sa part, l’installation de stations de mesure de l’air dans les grandes agglomérations et s’engage à soutenir les efforts de mise en place de réseaux de surveillance intégrée. De son côté, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) continuera d’assurer la formation des intervenants dans le contrôle et le réglage des émissions des véhicules (agents des centres de visite technique, garagistes). Enfin, la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et réassurances apporte son soutien à la Fondation pour garantir la réussite du projet qui a un impact direct sur la santé de la population. Par ailleurs, plusieurs projets améliorant la qualité de l’air seront soumis au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), dans le cadre de son volet «amélioration de la qualité de l’air et diminution de la pollution provenant des véhicules». Lancé en 2002, le programme Qualit’Air a enregistré des avancées importantes, notamment l’équipement des centres de visite technique en matériel de contrôle de gaz et la formation des agents, note-t-on auprès de la Fondation. Un comité a été également mis en place en janvier 2005, pour proposer une stratégie globale permettant de favoriser l’utilisation de combustibles propres. Deux opérations pilotes de mesure de la qualité de l’air ont été menées, l’année dernière, en partenariat avec la DGCL, à Casablanca et Rabat. Quatre stations de mesure sont en cours d’acquisition pour les villes de Kénitra, Salé, El Jadida et Safi. En outre, une opération de contrôle à blanc des gaz d’échappement a été initiée en février 2005 sur l’axe Kénitra-El Jadida. Objectif: Sensibiliser les automobilistes et les informer sur les taux d’émission de leur véhicule et leur prodiguer des conseils pour le réglage du moteur. Selon les résultats de cette opération effectuée sur 17.145 véhicules, 57% respectent les normes du décret de 1998. Selon Saïd Mouline, expert et consultant de la Fondation Mohammed VI, le décret de 1998, qui interdit d’émettre des gaz dépassant 4,5% de CO pour les véhicules à essence et 70% d’opacité pour les véhicules diesel, peut être appliqué dans l’immédiat.


Plusieurs dépassements à Casablanca

En 2005, les stations fixes de mesure de la qualité de l’air à Casablanca ont enregistré plusieurs dépassements des normes. La région d’Aïn Sebaâ occupe la première marche avec 760 dépassements en ozone par rapport au seuil d’information de la population et 397 par rapport au seuil d’alerte de la population. La région de Zerktouni a enregistré 164 dépassements pour la première mesure et 40 pour la seconde. S’agissant du dioxyde du soufre (SO2), 484 dépassements de la norme française horaire (300μg/m3) ont été enregistrés à Aïn Sebaâ et 16 à Zerktouni. Les valeurs SO2 ont toujours été inquiétantes à Aïn Sebaâ en raison de la concentration des industries notamment. La poussière constitue une pollution alarmante dans la zone de Zerktouni. La norme marocaine (400 μg/m3) n’a pas été respectée 323 fois dans cette région et 128 fois à Aïn Sebaâ. Les particules en suspension proviennent principalement de la combustion incomplète des combustibles fossiles, des gaz d’échappement des véhicules et d’activités industrielles très diverses. Mohamed AKISRA

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