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Les multinationales à l'assaut de la contrefaçon

Par L'Economiste | Edition N°:1608 Le 24/09/2003 | Partager

. Un groupe de sociétés américaines veut sensibiliser le gouvernement sur ce fléau. Dans l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis, la protection de la propriété intellectuelle sera capitale. Un bilan sur le manque à gagner sera présenté en octobre au gouvernement Au terme d'une réunion secrète tenue il y a quelques jours, des multinationales implantées au Maroc ont décidé de coordonner leur action contre la contrefaçon. L'union faisant la force, ce lobby veut sensibiliser les pouvoirs publics et les consommateurs sur les dégâts économiques du phénomène de la contrefaçon. Si l'initiative vient des filiales de sociétés américaines qui souffrent de l'économie de la contrefaçon et des réseaux de contrebande, elles ont été rejointes par des sociétés européennes. C'est dans le cadre d'une structure souple et informelle, la “Brand Protect Group” où figurent la plupart des majors de l'industrie mondiale -Good Year, Unilever, Procter & Gamble, Nike- que s'inscrira cette action. Chaque société a été priée de présenter un état détaillé et chiffré du manque à gagner dû à la contrefaçon dont la synthèse sera présentée au gouvernement début octobre. Ce qui est certain, c'est que le timing du lancement de cette initiative n'est pas fortuit. Même si ses promoteurs s'en défendent, l'idée est de mettre à profit la fenêtre d'opportunité offerte par les négociations de l'Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, sachant l'importance cruciale que Washington accorde à la protection de la propriété intellectuelle, vecteur de la promotion de l'investissement. Indirectement, les multinationales américaines espèrent que cela devrait pousser les autorités marocaines à durcir la lutte contre le commerce de produits de contrefaçon. Mais ces sociétés ne se font guère d'illusion. S'il ne sera pas possible d'endiguer complètement le phénomène, une action musclée des pouvoirs publics peut en limiter au moins l'expansion. Depuis quelque temps, les tribunaux (malgré parfois la lenteur des procédures) ont montré qu'ils étaient déterminés à sévir contre les réseaux de la contrefaçon. Cet été, un juge à Marrakech avait ordonné la destruction d'un lot de produits Louis Vuitton. Toujours par voie judiciaire, Lacoste a obtenu quelque succès contre la duplication frauduleuse de sa marque soutenue par la puissante association de grandes marques où siègent les griffes les plus prestigieuses de l'industrie française. Si le phénomène n'y atteint pas encore les proportions des pays du Sud-Est asiatique, le Maroc traîne toujours l'image d'une économie où prospère la contrefaçon. Celle-ci touche des produits de consommation de masse, la lessive, le thé, le cosmétique, les logiciels, le textile-habillement, la chaussure de sport, la maroquinerie de grande marque,… Mais beaucoup de firmes sont confrontées simultanément à la contrebande et à la contrefaçon. Il s'agit de la concurrence des produits contrefaits entrés illégalement, voire par la voie “normale” au Maroc. Les gains de la zone de libre-échange avec les Etats-Unis dépendront aussi de l'amélioration de l'environnement d'affaires, soulignait la Chambre de commerce américaine au Maroc dans une étude publiée en décembre dernier. Dans ce paquet, la protection de la propriété intellectuelle était en première ligne.


De la lessive…en pièces détachées

Petit cours de contrebande, donné à ciel ouvert au souk de Fnideq dans la région de Tétouan. Trois hommes installés au coin d'une rue remettent en “forme” des paquets de lessive “importée en pièces détachées”. Démonstration: le premier dépose de grands sacs en plastique qui contiennent la lessive arrivée à Fnideq en vrac et procède à leur ouverture. Le second est occupé à recoller les bords des différents paquets en carton, estampillés de marques espagnoles pour la plupart et “importés” vraisemblablement de la même manière. Le troisième est chargé de remplir ces fameuses boîtes avec le dosage adéquat. Et le produit peut être vendu à quelques mètres de là à des prix défiant toute concurrence.Abashi SHAMAMBA

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