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    Entreprises

    Le secteur en quête d'une approche marketing

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Le secteur minier arbore un tournant. Trois grands chantiers sont en gestation. La tutelle est bien décidée à redynamiser l'activité. En aura-t-elle le temps?


    Parole, parole... Passons maintenant au concret. La promotion des mines locales est la voie de salut du secteur. Cette fois-ci le Ministère des Mines est décidé. Pour preuve, il a organisé un Forum minier, le premier du genre qui, de surcroît, n'a pas laissé indifférents les opérateurs étrangers. Objectif: Attirer les investisseurs dans l'exploration, un témoin que passe l'Etat au privé.
    L'Etat ayant prouvé son échec dans la gestion de l'exploitation des mines devrait se consacrer ainsi uniquement à la recherche et à la promotion. C'est également au privé de s'investir dans l'exploitation. Une fois le rôle de chacun défini, il est plus aisé de mettre en place une stratégie de développement du secteur.
    Celle-ci se «décline en trois grands chantiers», indique M. Driss Benhima, ministre de l'Energie et des Mines.

    D'abord un lifting du cadre réglementaire (devenu obsolète) qui permettra au secteur privé d'investir. L'Administration de tutelle se donne quatre mois pour achever une nouvelle mouture. Celle-ci introduit l'autorisation d'explora-tion sur de grandes zones. Parmi les autres soubassements figurent également l'allégement des procédures administratives, l'introduction de certaines substances dans la catégorie permissible et la mise en place d'un contrôle a posteriori et non a priori.
    Mais ce n'est pas suffisant. Le volet fiscal n'est pas en reste.
    «Les incitations fiscales seront étendues à l'activité d'exploration», promet Mlle Amina Benkhadra, secrétaire d'Etat, chargée des Mines. La stabilité fiscale est «promise». Dans le secteur minier comme dans les autres d'ailleurs, les investisseurs se plaignaient du ping-pong fiscal. «Quel que soit le secteur, l'investisseur ne peut pas accepter une politique fiscale changeante. Ceci est d'autant vrai pour la mine, puisque le promoteur s'engage parfois sur des contrats à long terme, souligne M. Benhima.

    Suppression du ticket d'entrée


    Parallèlement à cette refonte de la réglementation, une autre mesure a été décidée: la suppression du ticket d'entrée. «Les associations avec le privé peuvent se réaliser sans droit d'entrée mais sur des engagements de programme d'exploration», explique Mlle Benkhadra.
    Le Ministère de l'Energie et des Mines a également décidé de restructurer le portefeuille du BRPM (Bureau de Recherches et de Participations Minières). «Il sera interdit aux sociétés minières publiques et privées de se constituer un portefeuille de permis de recherche supérieur à leur capacité réelle d'exploration». Concrètement, le BRPM qui détient déjà 700 permis (dont 200 en association) se verra réduire son quota.
    Une partie des permis qu'il détient sera rendue à l'Administra-tion et une autre va faire l'objet de partenariat avec des entreprises privées.
    Enfin, la pièce maîtresse de la stratégie du développement du secteur: le Plan National de Cartographie Géologique (PNCG). Celui- ci constitue également le talon d'Achille. Le financement reste en effet la principale inconnue. Le PNCG nécessite une enveloppe de 2 milliards de DH, soit 200 millions de DH par an. Il devrait être financé à partir de fonds propres et via la coopération. Pour l'année 1997-98, le budget d'investissement du département est passé de 8 à 42 millions de DH.
    Lancé il y a déjà un an, ce programme a pour objectif de couvrir le territoire national à 100% d'ici 2007 (le sous-sol national n'étant couvert qu'à 20%). Le programme qui s'étale sur 10 ans (à raison de 40 cartes par an) semble bien démarrer, puisque le Ministère a réussi à obtenir une ligne de crédit dans le cadre du programme Méda. Pour l'heure, 10 millions d'Ecus ont été débloqués.
    Le montant global de ce prêt n'est pas encore déterminé, indique Mlle Benkhadra . Dans tous les cas, ajoute-t-elle, «nous engageons encore des actions en vue d'as-socier d'autres organismes à ce
    projet».

    Badra BERRISSOULE

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