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    Information financière: Finaccess ouvre le bal

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Un nouvel intervenant fait son entrée sur le marché financier. Finaccess veut devenir le leader de l'information financière de la région. Les deux partenariats conclus avec les intermédiaires tunisiens et égyptiens visent à offrir un package sur Internet.


    Une autre pièce manquante vient enrichir le paysage du marché financier. Opérationnelle depuis trois mois, la société Finaccess entre dans la niche des agences d'information financière. Elle a pour ambition de combler le déficit en information structurée. Ce service cible donc les gérants de porte-feuille, les analystes financiers des sociétés de bourse, les directeurs financiers des entreprises cotées et des investisseurs institutionnels ainsi que les intermédiaires en valeur du Trésor (IVT) censés animer le marché secondaire de la dette. Certes, pour l'heure, les différents intervenants du marché boursier et de taux ne sont pas tous conscients de cette carence. Mais le besoin est latent.
    Les trois cofondateurs de Finaccess misent sur la sensibilisation directe des utilisateurs potentiels et le bouche-à-oreille pour étendre leur réseau.
    L'objectif initial du projet était de répondre aux attentes des gestionnaires de fonds étrangers en termes de données synthétiques du marché boursier, d'éléments de valorisations et d'analyse pour juger de la pertinence d'un placement.

    A présent, un contrat de partenariat avec deux sociétés de bourse tunisiennes est bouclé et un autre en cours de négociation avec des intermédiaires égyptiens. "Au total, les gestionnaires de fonds étrangers opérant dans la région auront accès, via le réseau Internet, à un package de données homo-gènes sur les trois marchés du MENA", explique M. Khalid Ayouch (1).
    Finaccess s'appuie sur une équipe constituée pour l'heure de trois cofondateurs de formation d'ingénieurs. "Aujourd'hui, il revient aux agences spécialisées de collecter et traiter l'information brute pour la fournir aux analystes financiers", précise M. Oussama El Ayoubi. C'est donc aux spécialistes que revient la tâche de diffuser une information fraîche, structurée, précise et fiable.

    Sur le plan technique, la jeune agence recourt à un système d'information interfaçable avec Windows qui permet un traitement instantané des données. "Nous maîtrisons parfaitement le programme développé en interne et qui est adapté aux spécificités du marché local", souligne M. Omar Lahlou.
    Les données sont mises à jour quotidiennement en observant les règles d'homogénéité et de cohé-rence. Le client local peut alors, via un réseau de télécommunications privé, accéder à des modules adaptés aux besoins spécifiques. Un service de bourse on line est opérationnel depuis une semaine via Internet.
    Parallèlement, ce réseau vise a devenir un support de communication pour les sociétés de bourse et les IVT. Il est ainsi prévu de diffuser on line les différentes cotations et lignes de Médiafinance une fois que la technique d'assimilation sera mise en place par la Direction du Trésor.


    (1) Les trois cofondateurs sont M. Khalid Ayouch, ingénieur de l'ENSIMA de Grenoble et diplômé de 3ème cycle HEC Paris, M. Oussama El Ayoubi, ingénieur de l'INA de Paris Grignon et diplômé de 3ème cycle HEC Paris, et M. Omar Lahlou, ingénieur Ecole Supérieure d'Electricité de Paris.


    Le rating, l'autre créneau de Finaccess


    Avec la levée de la garantie de l'Etat sur les émissions obligataires du CIH et de la BNDE et le foisonnement des émissions de TCN, Finaccess veut investir le créneau de la notation des émetteurs privés. Une convention de partenariat vient ainsi d'être signée avec la société de rating IBCA via sa filiale tunisienne, Maghreb Rating. "Les assureurs nous ont encouragés à introduire cette activité au Maroc face à la multiplication des émissions des bons de sociétés de financement, notamment", expliquent les fondateurs de Finaccess. L'objectif est d'émettre, sur la base de critères reconnus d'appréciation du risque, un avis sur l'ensemble de ces émissions. Les investisseurs institutionnels sont prêts à payer, est-il souligné, mais ils veulent connaître au préalable le risque encouru puis de le suivre régulièrement. Là aussi, le besoin est latent. Le challenge de Finaccess sera de mettre en avant les atouts de la notation à l'émetteur et à l'investisseur.

    Mouna KABLY

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