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    Jerrada: Un projet pour limiter les dégâts

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    «Il est surprenant que la fermeture d'une mine soit l'objet de tant de controverses», s'exclame M. Driss Benhima, ministre de l'Energie et des Mines, quand on lui parle de la mine de Jerrada. Un problème qui lui tient à coeur, mais qui semble se résoudre. La mine va fermer, c'est inéluctable.
    «Toute mine a une durée de vie déterminée. Sa fermeture est envisagée d'ici 2005». De toute façon, le gisement des Charbonnages du Maroc (CDM) connaît aujourd'hui un épuisement.
    Maintenant, reste à savoir comment limiter les dégâts. Un projet de reconversion s'étalant sur quatre ans est établi par la Commission interministérielle réunie sous la présidence de la Primature le 28 novembre. Une délégation ministérielle se rend ce jeudi 11 décembre sur les lieux pour envisager les différentes possibilités de reconversion de cette région. Ce sera la première d'une série d'aller et venue.

    Concernant les grandes lignes du projet, il porte sur deux principaux volets. Il est d'abord question de la restructuration des Charbonnages du Maroc à travers la gestion déléguée par l'ONE. Celle-ci permettra de résorber les déficits cumulés. Elle contribuera à rationaliser l'exploitation pour la période de transition tout en mettant en place un plan social de reconversion.
    Ce sont près de 80.000 personnes, dont 5.000 mineurs et électriciens, qui sont touchées directement ou indirectement.
    Parallèlement et pour le second volet, il est prévu la réalisation d'un plan de développement régional tenant compte des réalités locales.

    C'est finalement un plan de fermeture sociale sur lequel le gouvernement s'est engagé et ce, après plusieurs années de rebondissements. Le coût est évalué à près de 3,5 milliards de DH, sans compter le plan de conversion non encore estimé, mais qui dépasse de loin le prix à payer pour la fermeture.
    Par ailleurs et pour éviter que de tels cas se reproduisent, le Ministère réfléchit sur la mise en place d'un Comité de Vigilance Minier. Celui-ci serait doté de droit d'investigation approfondie. Il se chargerait de remettre un rapport annuel consultatif au gouvernement, sur l'état des mines en exploitation.

    Fatima MOSSADEQ

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