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    Arab Bank Maroc double son capital

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Chacun prépare à sa manière la recomposition de la carte bancaire marocaine. Arab Bank Group se replace via sa filiale locale. Rachat des participations de la BCP, augmentation de capital: L'institution arabe affiche ses ambitions.


    Lundi 8 décembre. Arab Bank Maroc a réuni du beau monde, dont le PDG de la maison mère (le groupe Arab Bank), M. Abdul-majeed Shoman, dans un palace de Casablanca pour fêter son retour au sein du groupe Jordanien Arab Bank et l'augmentation de son capital qui passe de 100 à 200 millions de DH.
    Certes, ce fut une véritable opération de relations publiques. Mais la banque voulait réaffirmer sa volonté de croissance dans un secteur qui ne cesse de bouger, même si l'on est encore loin des méga-fusions qui s'opèrent sur le secteur financier international.
    En effet, les grands désireux de mener une croissance externe lorgnent vers des proies faciles à digérer et, sur un autre registre, les filiales locales d'institutions internationales réaffirment clairement leur appartenance. Cette dernière démarche a été entre autres entreprise par Bex Maroc (Argentaria), ABN Amro Bank et même par la BMCI dont le capital n'est pourtant pas entièrement détenu par la BNP.
    Pour Arab Bank Maroc, l'augmentation de capital procède de la même logique que la reprise de l'intégralité des participations de la BCP il y a quelques mois. «Le groupe veut s'engager davantage dans le financement de projets d'infrastructures au Maroc», assure M. Salah Eddine Haroun, administrateur-directeur général de Arab Bank Maroc. La preuve, Arab Bank Londres va contribuer à hauteur de 50 millions de Dollars au financement du projet électrique de Jorf Lasfar dont le pool bancaire privé est amené par ABN Amro, BNP et Crédit Suisse.

    En somme, Arab Bank Maroc peut servir à son groupe de tête de pont au Maroc, à l'instar de ABN Amro Bank ou de Citibank Maghreb pour leurs groupes respectifs.
    Dans le même sens, elle compte développer son réseau intérieur et porter ses guichets à 25 au lieu de 8 actuellement. L'objectif est de «s'installer dans les principales villes du pays», confie M. Haroun. Le rachat de la BMAO soulevé par les milieux bancaires? «Il n'est pas d'actualité», assure-t-il.
    La croissance de la banque passe plutôt par le renforcement sur certaines niches. «Nous allons développer dans les spécificités où nous sommes les plus forts comme le marché interbancaire des devises», indique l'ADG. La banque revendique d'ailleurs 43% des dépôts en devises du secteur bancaire (hors Bank Al-Maghrib).
    En attendant de pousser ses pions un peu plus loin, elle est en train de renouer sûrement avec des bénéfices plus conséquents après «les années de transition» engendrées par le toilettage du portefeuille de crédit conformément aux normes de provisionnement imposées par la réglementation. A fin 1997, les bénéfices après provisions représenteront 15% du capital avant augmentation. Ce qui est «important pour une banque de notre dimension», se félicite M. Haroun.

    Alié Dior NDOUR


    Rush des grandes banques internationales sur Alger


    Citibank ouvrira au premier semestre 1998 une succursale à Alger. Selon l'APS (Algérie Presse Service), un directeur de la banque, M. Simon Rigall, a expliqué que «cette décision constitue une marque de confiance dans l'économie algérienne». Mieux, la banque américaine organise ce 11 décembre au Japon une «journée de l'Algérie» pour présenter aux hommes d'affaires nippons les opportunités d'affaires dans le pays.
    La décision de Citibank de convertir son petit bureau de représentation niché dans l'hôtel Auressi à Alger a déjà eu l'accord du Conseil de la Monnaie et du Crédit algérien qui attend d'autres banques internationales dont le géant arabe basé à Bahrein, Arab Banking Corporation. Cette institution compte créer dans ce pays une filiale avec la participation de la SFI (Société Financière Internationale). Elle envisage d'installer le siège à Alger et ouvrira un bureau de présentation dans le centre pétrolier de Hassi Messaoud où elle veut attirer les financements de l'industrie internationale des hydrocarbures qui évitent de passer par Alger pour des raisons de sécurité.
    La Société Générale (France) est également impliquée dans la création d'une nouvelle banque initiée par un ancien ministre algérien et la SFI.

    Alié Dior NDOUR & Jon Marks

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