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Industrie du cuir
Les opérateurs se prennent en charge

Par L'Economiste | Edition N°:1787 Le 10/06/2004 | Partager

. Plusieurs actions de mise à niveau engagées. En attendant un contrat-progrès formalisé. Une journée nationale du cuir est prévue pour septembreLE secteur du cuir tente de s’en sortir. Trêve de lamentations! Pour sauver les meubles, les opérateurs commencent à prendre conscience qu’il faut mettre les bouchées doubles, avant l’ouverture totale du marché. Les accords de libre-échange conclus ces derniers mois provoqueront-ils le sursaut tant attendu? En tout cas, la Fédération marocaine des industries du cuir (FEDIC) s’attelle à un véritable plan de sauvetage. Elle a mis en route depuis le début de l’année, quelques actions avec le soutien de ses différents partenaires, notamment le ministère du Commerce et de l’Industrie, l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), Euro Maroc Entreprise (EME) et l’organisme allemand GTZ. Ce plan d’action a été arrêté à partir de l’analyse du potentiel des métiers du cuir menée en 2003 avec le concours d’Euro Maroc Entreprise. Les recommandations viennent d’être validées. Elles confirment la nécessité de réagir, et vite. La Fedic organise à la rentrée prochaine une journée nationale du cuir avec le concours du ministère du Commerce et de l’Industrie. A l’occasion, les résultats de l’étude et les principales recommandations des experts seront présentés. «Cette journée nous permettra de préciser les actions en mettant à contribution tous les partenaires. C’est aussi l’occasion d’exposer aux investisseurs étrangers les atouts de la destination Maroc et de bénéficier de l’expérience des pays voisins tels que l’Espagne, le Portugal et la France», ajoute Abdeslam Alaoui El Hassani, président de la Fedic. . Une bourse des matières premièresLe secteur devrait sortir avec un véritable plan d’action qui servirait de base de discussion, avec les pouvoirs publics, d’un contrat-programme (contrat-progrès).Des actions sont d’ores et déjà dans le pipe pour la période 2004-2006. Pour commencer, il s’agit de tout mettre en oeuvre pour élaborer une offre globale créative et lancer une stratégie marketing plus agressive à l’échelle internationale. Pour cela, plusieurs mesures ont été identifiées. Au niveau de l’approvisionnement, il faudra adopter des mesures réglementaires pour réorganiser l’amont du secteur, en préservant la qualité de la matière première et en répondant aux exigences de protection de l’environnement. «En clair, il faut mettre fin à l’anarchie qui règne au niveau du circuit d’approvisionnement et moderniser les tanneries pour améliorer la valeur ajoutée locale». Parmi les recommandations de l’étude, la création d’une bourse du cuir pour introduire la transparence dans la fixation du prix de la matière première.Parallèlement, le secteur doit encourager la délocalisation des tanneries étrangères en améliorant l’offre d’infrastructures. Deux sites ont été choisis pour édifier une zone industrielle du cuir: Had Soualem dans la région de Casablanca et Aïn Chgag à Fès. Les études de faisabilité sont bouclées, reste à régler le problème du foncier.En outre, il faut activer le processus de passage de la sous-traitance au stade du produit fini. «Des actions d’assistance et d’accompagnement sont programmées avec le CMPE pour la création de collections». Un séminaire est également en cours de préparation avec le concours d’un expert du marché européen, en vue de sensibiliser les exportateurs aux exigences de la demande étrangère. L’objectif du séminaire est également de diffuser les dernières tendances du marché et aider les fabricants à cibler des niches en tenant compte de la concurrence étrangère, notamment la Chine et les pays d’Europe centrale.Sur le plan marketing, la promotion extérieure du secteur devra tenir compte de la nécessité de diversifier les débouchés pour réduire la dépendance à l’égard des marchés traditionnels tels que la France, l’Italie et l’Espagne. Sont prévues des actions de coaching sur les marchés britannique et allemand, avec l’implication de l’ANPME, EME et l’organisme allemand GTZ.


Un centre de formation à Fès

L’Agence française de développement (AFD) est impliquée dans le projet de création d’un centre de formation professionnel du cuir à Fès. Celui-ci est en phase d’étude de faisabilité. La Fedic assure le montage et la cogestion du centre. D’ailleurs, la fédération vient d’engager un expert marocain, qui collaborera aux côtés de l’expert français désigné par l’AFD pour dimensionner le projet. La capacité de ce centre sera de 250 places pédagogiques.


Un plan de modernisation pour 12 sociétés

Depuis le 1er janvier, 8 entreprises de chaussures et 4 maroquineries ont entamé la deuxième phase du plan de modernisation. Ce dernier est initié dans le cadre de Meda II, avec le concours de l’ANPME et de l’ex-EME, baptisé unité de gestion de projets (UGP). L’objectif est d’améliorer la productivité et maîtriser le calcul du prix de revient. Ces sociétés bénéficieront d’une assistance groupée pour élaborer un business-plan, et d’un coaching pour le marché britannique. Il est également prévu de créer dans les trois prochaines années, un business-group cuir constitué de 40 entreprises tournées vers l’export.Mouna KABLY

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