×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Agrumes: Inquiétante baisse des exportations

Par L'Economiste | Edition N°:1787 Le 10/06/2004 | Partager

. Le vieillissement du verger à l’origine d’une faible production . Le marché local absorbe plus qu’avant. Les exportations ont baissé de 12% par rapport à l’année précédente Le phénomène inquiète. Durant les cinq dernières années, la tendance baissière des exportations d’agrumes n’est pas pour réjouir les professionnels. Pour l’actuelle saison, le volume exporté aura atteint 425.000 tonnes contre 483.000 réalisées durant la campagne 2002-2003. Soit une baisse de 12%. Il y a deux décennies, les exportations d’agrumes pouvaient atteindre 700.000 tonnes. On peut ici carrément parler de chute de performance. Mais aussi de stagnation en matière de valorisation de la culture agrumicole par les agriculteurs. Un élément à joindre aux années de sécheresse que le pays a connue. Ainsi, au niveau des variétés précoces comme la clémentine ou la navel, c’est un résultat mitigé. Pour la clémentine, les exportations ont totalisé 142.000 tonnes contre 139.000 au terme de l’année précédente. Une légère hausse. Ce qui n’est pas le cas de la navel qui elle a enregistré une grosse baisse. En effet, de 35.000 tonnes durant la campagne précédente, les exportations de cette variante sont passées à 13.000 tonnes. Idem pour les variétés de demi-saison tel le Salustiana dont les quantités exportées n’ont été que de 24.000 tonnes contre 31.000 la campagne précédente. La sanguine aussi est passée de 33.000 à 23.000 tonnes, cette année. Cette baisse, Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des Producteurs d’agrumes du Maroc (ASPAM), l’explique par la concurrence du marché local. Le consommateur marocain est particulièrement friand de fruits doux. Par ailleurs, les agriculteurs préfèrent vendre aux commerçants locaux qui paient en liquide et dans des délais meilleurs que ceux des marchés extérieurs. Outre la concurrence accrue du marché intérieur et sur un registre global, la diminution des exportations des agrumes est imputée à une baisse des quantités produites. Cette dernière a encouragé, selon Darrab, “une demande intérieure soutenue à des niveaux de prix intéressants”. Pourtant, les exportateurs d’agrumes sont d’accord qu’il ne s’agit là que d’une “tendance provisoire”. Les arbres fruitiers produisent moins parce qu’il y a un phénomène de vieillissement du verger. Nous sommes en pleine “alternance végétative”, selon le jargon des producteurs. Par ailleurs, le renouvellement pose un problème de moyens. Un retard considérable a été enregistré dans ce domaine. Le ministère de l’Agriculture et l’Aspam avaient mis en place un plan d’action agrumicole qui vise le renouvellement de 32.000 hectares sur la période allant de 1998 jusqu’à 2010. “Seulement 40% des objectifs arrêtés par le plan et par an ont été réalisés”, révèle Darrab. Et abstraction faite de la sécheresse qui a sévi dans le pays depuis 1998, l’Etat a tardé à sortir les décrets d’application concernant les aides aux agriculteurs dans leur effort de régénération du verger. Alors que producteurs et autorité de tutelle se débattent dans des difficultés d’ordre procédurier, les concurrents européens et autres se repositionnent sur les marchés cibles. Notamment ceux des pays qui ont récemment rejoint l’UE.


Faibles aides

Pour remédier à l’atonie de l’export des agrumes, l’Aspam mène une campagne de sensibilisation envers les producteurs pour les amener à renouer avec les marchés extérieurs. Car tôt ou tard, “le marché local s’effondrera”, explique Darrab. Il ne faut pas aussi oublier que le chiffre d’affaires des exportations d’agrumes atteint les 3 milliards de DH, selon une estimation de l’Aspam. Une manne à fructifier. Néanmoins, les aides prévues pour l’accompagnement des agriculteurs sont faibles. “Elles ne représentent que 10,5% de l’investissement total destiné à la régénération du verger”.Mostafa BENTAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc