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Culture

Festival international du film de MarrakechDe grosses productions se profilent pour 2004

Par L'Economiste | Edition N°:1618 Le 08/10/2003 | Partager

. Le cinéma indien qui a du mal à s'exporter en Europe connaît un grand succès au MarocC'est aujourd'hui que le Festival du film de Marrakech baisse les rideaux sur sa troisième édition après 5 jours de cinéma. La cérémonie de clôture prévue en fin de soirée sera marquée par des prix décernés aux films en compétition pour le long et le court métrages. Mais ce qui aura marqué cette édition, c'est évidemment la présence d'éminents réalisateurs comme Oliver Stone et Ridley Scott. Le premier a démarré une énorme production à Marrakech. Le deuxième vient d'annoncer sa décision de tourner «le Royaume du Paradis» au Maroc en janvier 2004. Ce qui porte à trois le nombre de films que cet Anglais aura tournés dans le pays. Le troisième festival du film aura également connu une forte présence indienne. Le cinéma indien qui a du mal à s'exporter en Europe par exemple, connaît un grand succès au Maroc. Les amateurs de cet art ont fait d'ailleurs le déplacement de plusieurs villes marocaines, uniquement pour voir les stars indiennes à Marrakech. Des comédiens et aujourd'hui réalisateurs comme Amitabh Bachchan, Kapour ou encore un Amir Khan l'année dernière, ravissent la vedette. A ce niveau, le comité organisateur ne s'y est pas trompé. Il a fait la part belle au cinéma indien. La troisième édition sera aussi celle des hommages. Il y en a eu avec notamment Alain Delon, Toscan du Plantier, Stone, Amina Rachid ainsi que la comédienne égyptienne Yousra. Cette dernière a été l'une des grandes figures qui ont marqué ce festival. Un hommage lui a été rendu au Palais Badii mais aussi à la place Jama El-Fna où ont été projetés trois de ses films dont un est signé Youssef Chahine, «Alexandrie Alexandrie». C'est finalement à la place Jama El-Fna que le public marrakchi a pu réellement profiter de ce festival qu'abrite annuellement la ville. Bien que cette année les organisateurs aient programmé des entrées gratuites, il était difficile de se procurer des tickets vu les longues files aux bureaux de billetterie. Place de Jama El-Fna, une grande scène et un écran géant ont été installés, en partenariat avec Maroc Telecom, avec au programme des projections parfois inédites, comme celle du film d'animation «Le chien, le général et les oiseaux» de Francis Nielson, projeté en avant-première, dimanche dernier. Ce qui fait dire à son réalisateur qu'il a eu plus de 12.000 spectateurs en un seul jour.


Des promesses aux producteurs locaux

C'était prévisible. Il y avait foule pour assister à la table ronde autour des possibilités de tournage au Maroc et des coproductions. C'est le sujet à la mode ces temps-ci. Si le Maroc est devenu la principale destination des producteurs de «films bibliques», l'industrie locale est restée à l'état embryonnaire et ne profite guère aux professionnels locaux, estime une bonne partie d'entre eux. Une critique qui sera quelque peu relativisée lors des débats. Et bien que la priorité, et cela se comprend, est plutôt d'attirer les productions étrangères, il faut néanmoins trouver des passerelles comme la coproduction. Cette table ronde organisée en marge du festival, que présidait André Azoulay, vice-président de la Fondation du festival, se conclura sur des promesses. Des réunions régulières avec les producteurs, les impôts et le groupement des banques sont à l'ordre du jour. Ailleurs, en effet, les investisseurs misent sur le cinéma comme dans tout autre industrie. Pourquoi les institutions bancaires au Maroc y sont absentes? Quant aux impôts, les professionnels ont demandé de bénéficier, à l'instar des productions étrangères, de la suppression de taxes comme la TVA. Côté formation générée par les productions, elle sera possible, indique un des participants «lorsque le technicien marocain ne sera plus seulement l'assistant de l'assistant technique.»Badra BERRISSOUL

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