×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Etrange grève chez les chevillards

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

. Les premières perturbations sont signalées sur le marché de la viande rouge . Les autorités affirment «maîtriser la situation«. Les grévistes dénoncent la qualité des nouveaux abattoirs!La grève des chevillards observée à Casablanca depuis le 29 juin dernier commence à faire sentir son impact sur le marché de la viande rouge. Plusieurs points de vente à travers la capitale économique sont touchés. Les grandes boucheries qui, il y a deux jours, proposaient une importante variété de viande, ont aujourd'hui les étals presque vides. Beaucoup ne cachent pas leur inquiétude quant à un éventuel prolongement de la grève. «Nous avons une clientèle à satisfaire. Nous ne voulons pas la perdre à cause de la grève«, se plaint un boucher. La situation rappelle étrangement le débrayage de septembre 2002, qui a duré 12 jours. Celui-ci avait donné lieu à deux résultats: la signature d'un protocole d'accord pour lutter contre l'abattage clandestin et la révision des différentes taxes dont celle de l'abattage au sein des nouveaux locaux. Une année après, les chevillards reviennent à la charge pour presque les mêmes raisons. La wilaya se veut rassurante. A la division économique et sociale, aucune perturbation n'a été relevée au niveau de l'approvisionnement. «Les stocks des abattoirs sont largement suffisants pour assurer un bon achalandage durant la grève«, précise-t-il. Selon le même responsable, la wilaya a procédé à un large ratissage des différentes préfectures pour constater que «la situation est tout à fait normale au niveau des détaillants«. Il reste pourtant discret sur les répercussions qu'un prolongement inopiné de la grève peut avoir.Au niveau des détaillants, dernier maillon de la chaîne, les consommateurs commencent à s'inquiéter de la disponibilité et la qualité des viandes. En principe, en cas de grève, les détaillants mobilisent des stocks de sécurité pour faire face à la pénurie. Quelques spéculateurs en profitent aussi pour jouer sur les prix. Entre-temps, le syndicat des chevillards ainsi que d'autres organisations, notamment des détaillants, doivent se réunir aujourd'hui pour décider de l'option à adopter face «au mutisme des autorités«.Le syndicat des chevillards est catégorique. L'option de grève restera de mise jusqu'à ce que les autorités réagissent. Les doléances sont presque les mêmes qu'il y a une année: l'amélioration de la gestion des nouveaux abattoirs et l'application par la wilaya de Casablanca de ses engagements inscrits dans l'accord signé en septembre 2002. Les grévistes se plaignent aussi de l'état des infrastructures des nouveaux abattoirs qui, selon eux, «représentent un réel handicap«. «Les égouts sont souvent bouchés. Ce qui pose un problème de salubrité même des viandes«, explique un responsable syndical. Les conditions de travail sont donc, d'après le syndicat, la principale cause du conflit. Une revendication pour le moins curieuse puisque les nouveaux abattoirs ont été conçus selon des normes internationales pour répondre justement aux problèmes des infrastructures et de l'hygiène.Mostafa BENTAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc