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Sociétés pharmaceutiques et pharmacien responsable: Importance du lien
Par A. El Guermai, président des laboratoires pharmaceutiques Galenica

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

Il est vrai que l'industrie pharmaceutique est encore régie par de vieilles lois (19 février 1960) qu'il faut changer et adapter au niveau international.Il est vrai que l'obligation:1) de réserver 51% du capital des sociétés pharmaceutiques à des pharmaciens ou à des sociétés pharmaceutiques,2) de composer le Conseil d'administration en majorité de pharmaciens est révolue et oblige les promoteurs à trouver des prête-noms.D'ailleurs, faut-il le souligner, ces dispositions n'existent qu'au Maroc et constituent un frein aux investissements tant marocains qu'étrangers, investissements de plus en plus importants dans notre secteur.Plus qu'auparavant, vu l'impact de la mondialisation, vu la politique d'ouverture du Maroc, une libération totale du capital se justifie davantage et ne peut être que positive.Aussi, une telle ouverture ne signifie pas la non-participation des pharmaciens. Néanmoins, je confirme que l'industrie pharmaceutique marocaine, malgré ces handicaps, est pratiquée dans de bonnes conditions et par des pharmaciens compétents et consciencieux.S'il peut exister des prête-noms dans l'actionnariat, il est faux de dire que l'on achète la signature du pharmacien responsable.Il faut absolument distinguer la notion du capital social de celle de l'acte pharmaceutique, dont seul le pharmacien est détenteur et responsable.De plus, cette différenciation permettra, dans certains cas, d'éviter au pharmacien d'être juge et partie.L'industrie pharmaceutique, c'est-à-dire la fabrication de médicaments, est spécifique, délicate et exige des connaissances particulières: seul le pharmacien d'industrie est spécialement formé à cet effet.De plus, c'est une des professions les plus réglementées: tant juridiquement que techniquement (bonnes pratiques de fabrication ou GMP).Le médicament n'a qu'un seul objectif: soigner les malades. C'est dire toute la vigilance, le savoir-faire, la science qu'il faut maîtriser et respecter scrupuleusement pour le produire.Un médicament n'est pas un simple produit de consommation, il ne peut supporter le moindre défaut de fabrication: il y va de la santé de l'homme.C'est là où se situe le rôle du pharmacien d'industrie.C'est là aussi où se situe la responsabilité du pharmacien responsable, comme le chirurgien dans son bloc opératoire, comme tant d'autres opérateurs... comme devrait être le journaliste dans ses écrits.L'appellation “pharmacien responsable” n'est pas exclusivement marocaine et sert tout simplement à spécifier et distinguer le rôle et la responsabilité de chacun des intervenants dans une société pharmaceutique.Il est absolument faux et diffamatoire de dire que le pharmacien responsable est un homme de paille et que l'on achète sa signature.Au contraire, il exerce son art en toute conscience et se porte garant de la qualité et de la conformité des produits que son laboratoire fabrique, avec une transparence et une traçabilité indiscutables.Entouré d'autres pharmaciens, “les pharmaciens assistants”, de chimistes, d'ingénieurs... c'est lui qui a la charge de vérifier et de valider toutes les étapes qui constituent l'acte pharmaceutique: de l'achat des matières premières jusqu'au produit fini.Il est effectivement responsable, et seul, de la conformité de ses fabrications et il l'est également, mais cette fois, conjointement avec sa société devant la juridiction dont il relève.Il s'agit, bien entendu, de structures et démarches analogues à celles qui existent dans bien d'autres secteurs et ce sont seulement les appellations qui changent.En ce qui concerne notre secteur, il est faux et déshonorant de dire que le Maroc est un pays sauvage et que “le résultat est désastreux”.En effet, quoique certaines dispositions réglementaires soient dépassées, grâce à la vigilance du ministère de la Santé et particulièrement de la direction de la Pharmacie, grâce au professionnalisme et à la conscience des pharmaciens d'industrie, nous pouvons tous affirmer que le Maroc a de quoi être fier et sa renommée depuis 50 ans est bien établie.Ses 26 unités produisent actuellement près de 200 millions d'unités et assurent 70% de la consommation du pays: performance très louable. Pratiquement toutes les multinationales fabriquent leurs médicaments au Maroc (et parfois même pour des besoins européens), c'est dire le degré de crédibilité et de technicité que les laboratoires marocains ont atteint.Enfin, faut-il le souligner, ce n'est pas un hasard non plus si l'OMS a classé le Maroc zone-Europe sur le plan de la qualité pharmaceutique.Aussi un petit renseignement concernant les royalties: à ma connaissance, aucun pharmacien responsable n'en perçoit! Ce sont plutôt les laboratoires marocains qui les versent à leurs commettants pour les licences qu'ils exploitent en leur nom.

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