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Dégradation de l’eau: Les points noirs

Par L'Economiste | Edition N°:1896 Le 12/11/2004 | Partager

. Rejets urbains et industriels, première source de pollution. Coût de la dégradation: 1,2% du PIBLa dégradation des ressources en eau a atteint un niveau critique au Maroc. Les rapports et bilans des départements concernés sont alarmants: aucun bassin hydrologique n’échappe au phénomène. Ces deux dernières décennies, la qualité des ressources en eau, aussi bien de surface que souterraines, s’est considérablement détériorée. En 1984, 20% des stations de mesure indiquaient une eau de mauvaise qualité. Aujourd’hui, cette proportion monte à 50%. Selon l’étude de la stratégie nationale de protection de l’Environnement élaborée en collaboration avec le Pnud (2003), cette dégradation coûte annuellement au Maroc la rondelette somme de 4,3 milliards de dirhams, soit 1,2% du PIB. “Ce pourcentage fait du Maroc l’un des pays les moins équipés en système de dépollution dans le monde”, indique-t-on auprès du ministère d’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement. Un corollaire sans doute au retard enregistré dans la réalisation des programmes de préservation et protection des ressources en eau et dans la mise en œuvre des textes juridique et réglementaire relatifs à la lutte contre la pollution. “Si l’on ne prend aucune mesure de réduction de la pollution dès à présent, les rejets vont doubler, voire tripler en volume selon leur nature d’ici 2020”, prévient un responsable du ministère. Et les dommages, qui ne feront qu’augmenter avec l’accroissement de la pollution, compromettront fortement le développement durable du pays, indique-t-on auprès du ministère. D’autant plus qu’un retard important est aussi enregistré dans l’assainissement et l’épuration. Les rejets des eaux usées domestiques et industrielles sont les principales sources de pollution. Ainsi, pour les ressources de surface, la quasi-totalité des stations ayant une qualité dégradée sont situées au niveau des cours d’eau affectés par les rejets urbains et industriels. C’est le cas du cours moyen et aval de l’Oued Sebou, du cours moyen de l’Oum Er -Rbia et du cours aval des oueds tangérois et Martil. En général, la qualité de l’eau est bonne dans les bassins du Souss et du Bou Regreg. Elle est plutôt mauvaise dans les bassins du Sebou et du Loukkous. Pour les nappes d’eau souterraines, les mesures relèvent une dégradation de la qualité dans un peu plus de la moitié (51% ) des stations. Seules 20% affichent une qualité globale bonne et 29% moyenne. Cette dégradation, expliquent des experts, est due à la forte minéralisation de ces eaux et la présence de nitrates en teneurs élevées dont l’origine est liée essentiellement aux activités agricoles surtout dans les périmètres irrigués. Les nappes les plus touchées se situent généralement dans les régions où les eaux de surface sont également polluées. Les nappes d’eau souterraine fortement minéralisées sont la nappe de Berrechid, de la Chaouia côtière, du Kert, du Gharb, du Bouareg, du Beni Amir, et du Tafilalt. Des teneurs élevées en nitrates ont été également enregistrées au niveau des nappes de Fès-Meknès, Tadla, Abda-Doukkala et Angad.


Impacts

Quatre grands impacts liés à la détérioration de la qualité sont soulignés par les experts du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Eau:- Absence d’oxygène dissout dans les oueds en aval des rejets, parfois même sa disparition sur plusieurs kilomètres pendant les campagnes oléicoles et sucrières, - Arrêt des stations de traitement de l’eau potable qui ont dépassé 1.000 heures à Karia Ba Mohammed et 450 heures à Mkansa, - Mortalité de milliers de poissons dans certaines retenues (Sebou, Oum Er-Rbia…). - Euphratisation des retenues des barrages (Al Kansara, Smir, Sahla, Youssef Ben Tachfine) caractérisées alors par des teneurs élevées en chlorophylle A (qui donne une couleur verdâtre à l’eau).K.E.H.

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