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Des stations fixes pour surveiller la qualité de l’air

Par L'Economiste | Edition N°:1896 Le 12/11/2004 | Partager

. Casablanca, Rabat et Mohammédia en ont déjà. Les premières mesures pour début 2005. Une vingtaine de stations à Casablanca à l’horizon 2007Dame nature est mise à rude épreuve. Au Maroc, l’état des lieux est alarmant. Les données les plus récentes (2002) estiment à près de 13,1 milliards de dirhams le coût annuel de la dégradation de l’environnement, soit 3,7% du PIB. Les ressources naturelles ont de plus en plus de mal à se renouveler et à assurer leur pérennité, est-il souligné auprès du département de l’Environnement. Les ressources en eau se font de plus en plus rares. La qualité de l’air, notamment dans les grandes agglomérations, laisse à désirer. «Irrespirable», disent beaucoup de gens résidents ou de passage. Mais qu’en est-il en réalité ? Le peu d’informations disponibles sur la pollution de l’air ne permet pas d’avoir une idée précise sur la question, déplore-t-on au département de l’Environnement. Le Maroc dispose, en effet, de peu de moyens pour surveiller et effectuer des mesures. Les données existantes proviennent des études réalisées à l’aide de laboratoires mobiles dans les villes de Casablanca, Rabat, Marrakech, Oujda et Mohammédia. Ce n’est que l’année dernière qu’un programme d’acquisition de stations fixes a été entamé par l’Environnement. Aujourd’hui, seules les villes de Casablanca, Rabat et Mohammédia en sont dotées. Mais les premières mesures, qui doivent donner des moyennes annuelles, ne seront disponibles que vers début 2005. «Elles doivent être validées dans un mois», indique un responsable au département de l’Environnement. Et d’annoncer que le réseau des stations fixes sera élargi à d’autres villes qui connaissent elles aussi des pressions sur la qualité de l’air telles que Safi, Marrakech et El Jadida. Pour cette dernière, l’acquisition d’une station fixe est prévue (dans le cadre de la coopération avec Monaco) pour la fin de l’année afin de mesurer la pollution industrielle à Jorf Lasfar et de faire le suivi. Le département prévoit, par ailleurs, l’acquisition, sur le budget 2004, de deux autres stations fixes pour renforcer le réseau de Casablanca-Rabat. Mais connaître sérieusement l’étendue de notre pollution urbaine nécessite l’implantation d’au moins une vingtaine de stations dans toutes les villes de plus de 100.000 habitants. C’est d’ailleurs ce que compte faire l’Environnement dont le plan d’action prévoit une vingtaine de stations à l’horizon 2007 pour Casablanca au rythme de 4 stations par an. Des bailleurs de fonds dont notamment les collectivités locales contribuent aussi à étoffer ce réseau, souligne un responsable du ministère. Selon lui, en tant que pollueurs, les industriels devraient aussi mettre la main à la poche. Comment une grande agglomération comme Casablanca (qui compte plus de 3 millions d’habitants) et affiche une forte densité d’installations industrielles couplée à un trafic routier intense, ne dispose-t-elle pas d’un réseau bien étoffé de stations de surveillance de la qualité de l’air ? . Effets d’un moteur mal entretenuLes données disponibles (situation 2002 de la pollution atmosphérique au Maroc) révèlent des dépassements par rapport aux normes en vigueurs dans la capitale économique mais aussi à Rabat, Mohammédia et Marrakech. Villes où des mesures ont été effectuées par des laboratoires mobiles entre 1996 et 1997. Ces dépassements concernent essentiellement les valeurs des polluants (monoxyde de carbone, dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, ozone, matière en suspension et plomb) relevées dans des zones à forte intensité de trafic routier et des sites industriels. Le rapport de la direction de la Surveillance et de la Prévention des risques relevant du département de l’Environnement stigmatise en particulier les gaz d’échappement des véhicules. Le parc automobile, vétuste et mal entretenu (le parc national est estimé à 1,7 million d’unités dont l’âge de 80% des voitures dépasse les 10 ans), est responsable à plus de 50% de la pollution de l’air. Un moteur mal entretenu peut produire 10 à 15 fois plus de particules et d’hydrocarbures. Les substances émises par le trafic routier, indiquent le rapport, sont nombreuses et forment à proximité des routes un «véritable mélange de substances chimiques nocives dans l’air». Outre l’état du parc qui, reconnaissons-le, connaît un rajeunissement en ce moment, le rapport du département de l’Environnement incrimine aussi la qualité des carburants commercialisés au Maroc. Les teneurs des combustibles et carburants en soufre et plomb dépassent les normes internationales. Le fuel et gasoil sont respectivement riches en soufre de 4% et 1% alors qu’en Europe, les taux tournent autour de 1,5 et 0,035%. L’essence contient près de 0,5% de plomb contre 0,15% dans certains pays développés. Rappelons que du gasoil à faible teneur en soufre (350 ppm) a été mis sur le marché par la raffinerie SAMIR, mais vu le niveau des prix, ce carburant n’est pas très prisé par l’automobiliste marocain. L’industrie, composée de 6.500 unités, dont 43% sont localisées à Casablanca, et 231 de grande taille, est l’autre grand pollueur de l’air pointé par le rapport du département de l’Environnement. Les émissions gazeuses du secteur industriel génèrent des rejets atmosphériques émanant principalement du processus de fabrication et d’utilisation de combustibles fossiles (charbon et produits pétroliers par exemple). Parmi les industries les plus polluantes, l’environnement cite les installations énergétiques (centrales thermiques et raffineries de pétrole), la chimie-parachimie, le textile-cuir et l’agroalimentaire. Les IMME figurent en queue de liste.Khadija EL HASSANI

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