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Economie

Emprunt obligataire: “Il n'y aura pas d'impact sur le volume de la dette extérieure”

Par L'Economiste | Edition N°:1557 Le 09/07/2003 | Partager

. Et ce, même si Oualalou évalue le gain immédiat pour le Maroc à 400 millions de DH. Le Royaume gagne aussi une référence et un nouveau guichet de financement pour les opérateurs publics et privés . Pour la prime de risque, Il s'en est bien tiré par rapport à des pays ayant un rating élevéTout le staff qui a monté l'opération de l'emprunt obligataire sur le marché international était là. Fathallah Oualalou a tenu à les réunir pour la conférence de presse, donnée lundi dernier. Brian Henderson, vice-chairman de Merrill Lynch, Jacques de Larosière, conseiller du président de BNP Paribas, des avocats du cabinet Clifford Chance Selafa et de Dewey Ballantine ont fait le déplacement à Rabat pour le closing de cette opération. La présence de Othmane Benjelloun, président du GPBM, symbolisait le soutien du système bancaire à l'opération.Pour le ministre des Finances et de la Privatisation, le produit de l'émission de 400 millions d'euros n'aura pas d'impact sur le volume de la dette extérieure même si le gain immédiat pour le Maroc est estimé à 40 millions de dollars, soit près de 400 millions de DH. Il servira au remboursement par anticipation d'un montant équivalent de dettes onéreuses, particulièrement celles contractées auprès de la Banque islamique de développement (BID) et la Banque africaine de développement (BAD). Rappelons que la dette extérieure pèse lourd sur les finances publiques. A fin 2002, elle représentait 34,7% du PIB contre 48,3% en 2000, selon des statistiques du ministère des Finances. Aujourd'hui, la dette extérieure est évaluée à 13,8 milliards de dollars. Elle aura coûté au budget près de 16 milliards de DH au cours de cet exercice. Lors de ce point de presse, Oualalou est revenu sur les conditions de cet emprunt obligataire. Pour lui, le recours au marché international vise essentiellement à permettre au Maroc d'établir une référence et inaugurer un nouveau guichet de financement potentiel pour les opérateurs publics et privés marocains. D'ailleurs, d'autres opérations sont dans le pipe. Selon lui, ce succès traduit la confiance et la crédibilité dont jouit le Maroc auprès des investisseurs. La preuve: les offres de souscription ont atteint 800 millions d'euros, soit le double du montant de l'émission. En outre, son staff a rencontré 200 investisseurs et 110 comptes ont souscrit à l'emprunt. Le profil des investisseurs est varié: les fonds d'investissement sont présents à hauteur de 40%, les banques 37%, les assurances et pensions 5%. Le reste est réparti entre les agences gouvernementales (3%) et autres (15%).Pour cette opération, la prime de risque est de 215 points. Cela situe le Maroc dans la catégorie des pays émergents qui ont une bonne signature sur le marché international, a précisé un expert de la délégation des banques mandatées. Compte tenu de son rating, le Maroc a emprunté aux conditions des pays ayant une meilleure notation. Pour convaincre, il cite plusieurs exemples. Le premier concerne la Roumanie. Ce pays émergent qui rejoindra l'Union européenne a emprunté à 265 points, l'Egypte à 275, la Tunisie à 270 points, l'Afrique du Sud à 255. Il est donc incontestable que le Maroc s'en est bien tiré avec ce niveau de prime de risque, meilleur par rapport à des pays ayant un rating élevé.L'expert est revenu sur la durée de la maturité. Les demandes pour une maturité plus longue ont été nombreuses. Cependant, le Maroc a opté pour les cinq années dans le but de maximiser les avantages pour le pays. En outre, le rating du Maroc s'améliorera dans le futur. Idem pour le coût de la dette qui va baisser dans les années à venir sous la pression de la gestion active.Rappelons que Henderson a remis au ministre une pierre tombale, présent anglo-saxon traditionnellement remis à l'occasion de la fin d'une coopération ponctuelle. Mohamed CHAOUI

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