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Les chevillards rempilent

Par L'Economiste | Edition N°:1557 Le 09/07/2003 | Partager

. Ils prolongent leur mouvement pour 10 jours encore . Les grévistes demandent qu’une commission d’enquête soit diligentée au niveau des abattoirs. Des démarches ont été entreprises par la wilaya pour trouver une issue au conflitL’épreuve de force entre les chevillards et les services municipaux de Casablanca continue. Les grévistes reviennent à la charge et déclarent un troisième prolongement de leur mouvement. Cette fois-ci, ils en doublent la durée et passent de 5 à 10 jours. Ainsi, la prochaine étape de la grève se poursuivra jusqu’au 18 juillet. Ce qui en fait la grève la plus longue observée depuis que les chevillards ont migré vers les nouveaux abattoirs.La décision de reconduire le mouvement a été prise lors de l’assemblée générale, tenue le 7 juillet au siège du syndicat à Casablanca. Alors que tout portait à croire que la fin de la grève était imminente, le bras de fer refait surface. Contactés par L’Economiste, les responsables de la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) sont restés injoignables. Ils font répondre, après plusieurs transferts de poste à poste, d’envoyer un fax et «on vous répondra». Notre confrère arabophone Assabah, qui a suivi la procédure et joué le jeu, n’a pas encore reçu de réponse… depuis une semaine. Du côté de la wilaya, les négociations pour tenter de trouver une issue se poursuivent. Selon des responsables, parmi les démarches entreprises, figure la nomination d’un responsable de la CUC pour jouer un rôle d’interface entre les chevillards et le gestionnaire des abattoirs. S’y ajoutent des actions pour lutter contre l’informel et l’abattage clandestin. Ainsi, des contrôles inopinés seront effectués auprès des boucheries et des sanctions sont envisagées. La question de la taxe sur l’abattage est également à l’ordre du jour. Une commission ad hoc sera constituée très prochainement pour mener des réflexions sur ce point. Elle sera constituée de représentants de la wilaya, de la CUC et du ministère des Finances. . Commission d’enquête Du côté des grévistes, c’est un autre son de cloche: «Aucun arrangement n’a encore été trouvé avec les autorités», déclare à L’Economiste Ahmed El Omari, secrétaire général du bureau syndical des chevillards relevant du Syndicat national des commerçants et des professionnels. Selon lui, «ce qui a été entrepris par les autorités n’est pas suffisant». Et d’ajouter que le cahier revendicatif n’a connu aucune avancée notoire et ce, depuis le déclenchement de la grève. Pour les grévistes, la baisse de la taxe sur l’abattage et la gestion au sein des nouveaux abattoirs restent les deux points essentiels de leurs doléances. Viennent après l’aménagement de la salle des ventes, des locaux pour les abats et la lutte contre l’abattage clandestin. Selon le secrétaire général des chevillards, «il faut absolument tirer au clair la gestion des abattoirs». Pour cela, il prône la mise en place d’une commission d’enquête. En attendant la fin du conflit, sur les marchés, les prix de la viande rouge flambent. De même que pour ceux de la viande blanche qui fait actuellement l’objet d’une très forte demande. Des bouchers de certains quartiers périphériques de Casablanca ont dû momentanément baisser le rideau faute de viande… quelle soit rouge ou blanche.Amin RBOUB

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