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    Cior: Hausse des résultats en 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

    La Cior affiche une progression de son bénéfice net. Ses ventes se sont accrues à un rythme supérieur à celui du secteur.


    Au terme de l'exercice 1996, la CIOR a enregistré un bénéfice net de 86,5 millions de Dirhams, en hausse de 33% par rapport à l'année précédente. Cette forte progression est notamment réalisée suite à l'augmentation des produits hors-exploitation qui se sont appréciés de 8% à 911,1 millions de DH «sous l'effet conjugué de la valorisation du prix de vente moyen et de la croissance des ventes», est-il relevé dans le rapport d'activité de la société. La valeur ajoutée a également crû de près de 6 points, passant de 43,7% en 1995 à 49,5%.

    Hausse de la production


    Pour cet exercice, les ventes de la CIOR ont en effet grimpé de 4,44% à 1,437 million tonnes, alors que le marché national du ciment enregistrait une croissance de 2,6%. La croissance sensible des ventes a permis à la Cimenterie de grignoter quelques parts de marché. A fin 1996, elle affichait 22% contre 21,63% une année plus tôt. La Cior est cependant à plusieurs longueurs derrière Lafarge, le leader du secteur, qui contrôlait 42% du marché local, d'après une étude de Upline Securities. Pour l'exercice 1996, les ventes de la Cior ont été particulièrement tirées par le marché du Centre (Casablanca et Rabat). Les livraisons ont en effet explosé, passant de 171.000 tonnes en 1995 à 261.000 une année plus tard. La part de marché dans cette région est alors portée à 16%. Ce marché riche en clients finaux et professionnels est étroitement surveillé par la cimenterie. A ce titre, la CIOR avait conclu un contrat avec Bymaro, filiale marocaine de Bouygues, pour la fourniture de 180.000 tonnes de ciments destinées au projet Sala Al Jadida.

    Les marchés de l'Oriental et du Centre-Nord ont été en revanche moins dynamiques. Pour le premier, les ventes ont légèrement progressé (+1,22%). Quant au second, il a enregistré une chute de 6% par rapport à l'année précédente. Cette régression est expliquée par la fin des travaux du barrage Al Wahda et la baisse de l'activité du secteur du bâtiment dans la région. Il est toutefois souligné qu'un grand projet initié dans le cadre du programme des 200.000 logements pourrait relancer la demande. Corrélativement à la bonne tenue de l'activité, la Cior a mené un effort soutenu de désendettement en 1996. Les dettes de financement ont ainsi reculé de 268,7 millions de DH par rapport à 1995.
    Pour les cinq premiers mois de l'année en cours, Cior, à l'instar de la quasi-totalité des entreprises du secteur, a observé une nette hausse de ses ventes comparativement à la même période de l'année dernière. A fin mai 1997, elle totalisait 592.000 tonnes au lieu de 514.000 pour l'année précédente.
    En bourse, les cimenteries ont toutes profité de la hausse vertigineuse du premier trimestre 1997. CIOR a atteint 853 DH, alors que son cours le plus bas de l'année s'était fixé à 402 DH. Avec un per 97 de 23,74, elle se présente comme la valeur la moins chère du secteur, d'après les statistiques de Upline Securities. Ses autres concurrents, Asmar, Ciments du Maroc et Lafarge, affichent respectivement 29,30, 42,19 et 27,82.

    Rafik IKRAM

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