×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Agadir: Malaise social à l’hôtel Transatlantique

Par L'Economiste | Edition N°:1842 Le 30/08/2004 | Partager

. Depuis 1998, l’établissement fait face à plusieurs mouvements sociaux. Le gérant met en avant des difficultés financières LE port du brassard par les employés de l’hôtel Transatlantique perdure. Un mouvement social qui ne les empêche pas de faire face à une forte activité en ce mois d’août. Pour la première fois de son histoire, l’hôtel affiche complet. A l’origine du mouvement, une situation professionnelle déplorable, disent-ils. Les salariés réclament le payement de leurs cotisations CNSS et CIMR, non réglées en 2002 et 2003 bien que déduites de leur salaire. Parmi leurs revendications également la prime de l’Aïd et le 13e mois. La société Hospitality, gestionnaire de l’hôtel, a du mal à faire face à ces revendications. D’autant plus que l’imbroglio juridique dont l’établissement fait l’objet complique les choses. Pour comprendre, il faut remonter à 1998. La société Hospitality avait pris en charge la gestion de l’établissement (assurée auparavant par la filiale de l’ONCF), propriété de la Fondation Hassan II. Hospitality a hérité aussi de la quasi-totalité du personnel, bien que le contrat de gestion stipulait qu’elle était libre de choisir ses employés. La société avait accepté, mais considérant en revanche n’être liée à eux qu’à compter de la date de la prise de gestion. «Le contrat signé avec le propriétaire concernant ce volet précisait que le nouveau gérant était libre de choisir son personnel», note M’hamed Iraâ Sbai, président de la société Hospitality. Mais c’était sans compter avec la détermination des employés qui, appuyés par leurs syndicats, ont finalement eu gain de cause en 2000, leur ancienneté ayant été prise en compte. Toutefois, les nombreux conflits sociaux ont perturbé l’activité de l’établissement. Ce dernier a non seulement été déclassé de quatre étoiles à trois, mais n’avait pas de bons résultats à l’époque. Des informations confirmées par les employés eux-mêmes. Ces difficultés n’ont pas permis à la société Hospitality, assure son président, d’honorer ses redevances de loyer. C’est ainsi qu’après avoir injecté de l’argent dans l’hôtel à plusieurs reprises, avance-t-il, il a fallu faire appel au tour-opérateur Maxi. Intervenant alors en tant qu’assistant technique, ce TO s’est occupé en fait de la gestion de l’hôtel. Maxi a par la suite tenté de reprendre l’établissement par le biais d’une autre société, mais le propriétaire a refusé l’offre. De son côté, la société Hospitality a été condamnée par la justice, à la suite d’une action initiée par la Fondation Hassan II, à quitter l’hôtel et payer ses arriérés de loyer. «On ne demande qu’à partir, mais par contre on ne peut pas supporter les redevances exigées», expliquent les responsables de Hospitality. En attendant, le plaignant ne semble pas avoir sollicité l’exécution de la décision de justice. L’Economiste a vainement tenté de joindre la direction de la Fondation pour avoir confirmation. De leur côté, les employés restent prisonniers pour le moment de cet imbroglio juridique. Un représentant de Maxi rassure que la situation se redressera à partir du mois prochain, tablant sur la bonne saison réalisée. Ce qui paraît difficile vu le malaise social, mais aussi la situation financière de l’établissement.De notre correspondante, Malika ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    redact[email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc