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Settat/Deroua: Les maux d’une commune

Par L'Economiste | Edition N°:1842 Le 30/08/2004 | Partager

. Les promoteurs immobiliers accusent la commune de passivité. Voirie, assainissement, éclairage public, santé… nécessitent une mise à niveauApparemment, rien ne marche à la commune Deroua. Pourtant, cette localité pourrait bien se hissait à un rang plus important. Sa situation géographique entre Berrechid, Nouaceur et Casablanca constitue un atout indéniable. «Mais aucune des potentialités de la commune Deroua n’est exploitée. Au contraire, les pratiques administratives et le je-m’en-foutisme des élus sont autant d’obstacles qui freinent tout élan de développement initié par les acteurs économiques», soulignent des ONG.Depuis déjà une dizaine d’années, le centre urbain Deroua connaît une extension immobilière galopante. Plus de 22 lotissements y ont élu domicile, totalisant une superficie de 70 hectares (2.640 lots). Lotisseurs privés (5), associations, coopératives et amicales immobilières (17) participent à cette dynamique. Le secteur de l’immobilier est en fait une locomotive de développement. «Quand le bâtiment va, tout va». Mais ce n’est pas le cas pour Deroua. «Les lotisseurs ont beau équipé leurs lotissements en voirie, réseau électrique, adduction à l’eau potable. Au départ, les autorités imposaient aux promoteurs immobiliers de doter leurs lotissements de fosses septiques. Ce qui a coûté à ces promoteurs entre 300.000 et 700.000 DH par fosse septique, en fonction de sa profondeur, qui peut atteindre jusqu’à 200 m. «Bien plus, on avait sacrifié des lots pour le creusement de ces fosses, ce qui constitue une autre perte», explique un promoteur immobilier. Selon Abdelhak Akesbi, président de l’Union des associations immobilières, «entre-temps, les autorités locales ont fait volte-face: on nous oblige à payer des quotes-parts à la Radeec (réseau autonome de distribution d’eau et d’électricité de la Chaouia) en tant que participation à l’établissement du réseau d’assainissement liquide». Certes, au vu d’un accord entre les autorités de la région et les promoteurs, c’est la Radeec qui prend en charge l’installation d’un réseau d’assainissement à Deroua. «Mais déjà et sans même que cette régie ne commence les travaux, on nous condamne au paiement de 9.000 DH par lot», conteste un promoteur immobilier. «Ce sont des frais de participation au premier d’établissement du réseau assainissement liquide, comme cela était convenu avec la Radeec», rétorque Ahmed Cherkaoui, président de la commune Deroua. En fin de compte, ce sont les clients qui auront à supporter le surcoût des lots. Les ménages sont aussi tenus de payer des redevances d’assainissement même si les eaux usées ne sont évacuées que via des fosses septiques.Côté infrastructures, «les voies communales sont dans un état lamentable et n’assurent pas la liaison entre les agglomérations de la commune», affirme Abdelhak Akesbi. L’exemple de la route de Sidi Aïssa (n°1111) est frappant. En hiver, elle prend plutôt les allures d’une rivière. En été, elle est tout simplement squattée par les marchands ambulants. Cherkaoui s’en défend: «C’est une route régionale dont la réhabilitation incombe aux Travaux publics. Seul un petit tronçon relève de la commune. Les lotisseurs ont également à réaménager certaines parties de la route».En attendant, la route de Sidi Aïssa ressemble à un dépotoir à cause des déchets laissés par les marchands ambulants (fruits et légumes). Des amas d’ordures que la commune trouve des difficultés énormes à collecter. Et elle ne peut faire autrement. Les moyens de collecte utilisés datent d’un autre âge: des charrettes, selon Akesbi. «C’est archifaux, c’est avec des camionnettes qu’on ramasse les ordures. Mais les citoyens ne respectent pas l’horaire de passage des camions et jettent leurs ordures n’importe où», réagit Cherkaoui. Et ce n’est pas tout. La commune ne dispose pas d’établissements scolaires suffisants. Les 357 lycéens et collégiens que compte Deroua font la navette pour se rendre à Casablanca, Berrechid ou Nouceur. Ce qui n’est pas sans alourdir le petit budget des familles qui déboursent, au minimum, 20 DH chaque jour comme frais de transport. Les populations revendiquent des bus qui desserviront ces villes pour que leurs enfants puissent avoir accès à des cartes de transport scolaire et partant diminuer le coût de scolarité. «Une licence pour l’exploitation de bus a été accordée à un promoteur privé. Dans quelques semaines, le transport en commun sera opérationnel. Ce qui rendra grand service aux élèves ainsi qu’aux employés qui font la navette». A en croire Cherkaoui, le calvaire de la navette prendra bientôt fin pour les élèves. Des négociations avec le ministère de l’Education ont été concluantes: un terrain est déjà mis à la disposition du ministère et dès l’année prochaine, les travaux de construction d’un lycée seront lancés.Ali JAFRY

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