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Pourquoi les jeunes Marocains ne veulent pas se marier

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. Pas de moyens, peur de la responsabilité… ils tiennent à leur liberté. Les nouvelles dispositions de la Moudawana ne les découragent pas. La moitié de l’échantillon est sans emploi, donc incapable de se lancerLES jeunes Marocains deviendront-ils des célibataires endurcis? Ce nouveau phénomène de société ne cesse de susciter des interrogations. A en croire les derniers résultats du sondage du Forum Millénaire des jeunes Marocains (voir encadré), les jeunes sont prêts à se marier mais ils n’ont pas les moyens et ont peur des responsabilités. C’est en effet les causes principales qui émanent des conclusions du sondage présentées lors d’un séminaire national à Rabat par l’Organisation marocaine pour l’équité familiale (OMEF). Selon sa coordinatrice nationale, Hayat Bouffarrachen, si ce thème a été choisi, c’est en raison de son ampleur. “Nous avons pensé à organiser cette conférence surtout pour impliquer les jeunes”, explique la coordinatrice de l’OMEF. “Nous avons également eu recours à l’expertise de plusieurs professeurs et chercheurs de renommée”, a-t-elle ajouté. Et la taille de l’échantillon prouve bien que cette tendance se confirme. Ce sont 1.212 personnes qui ont été questionnées. Près de 55,67% d’entre elles se déclarent prêtes à se laisser passer la bague au doigt, contre environ 40%, qui, elles, ne sont pas pressées de le faire. Et dans le premier cas, l’argument financier représente un obstacle majeur. Il ne faut pas se voiler la face, les jeunes ne se marient pas parce qu’ils estiment leurs revenus insuffisants pour subvenir aux besoins d’un foyer. D’ailleurs, la majorité des jeunes interviewés ne travaillent pas (51,24%), et seulement 12,19% ont un emploi dans le secteur privé et près de 6% travaillent dans le secteur public. Forcément lorsque l’on est chômeur, on ne peut prétendre au mariage. La tendance aurait pu se révéler plus vraie si tout l’échantillon avait un emploi.Par ailleurs, le sondage estime que près de 5% trouvent que les exigences (poids des traditions) concernant la dot représentent une entrave au mariage. Mais pour 18%, le coût des festivités l’est encore plus. Le sondage s’est également intéressé aux jeunes qui disposent d’un logement. Ils représentent 26% de l’échantillon. Et près de la moitié (49%) n’en disposent pas. La majorité des personnes (81,19%) interviewées habitent toujours avec la famille et près de 17% habitent seuls.Mais quel que soit l’obstacle ou la raison qui empêcherait le mariage d’aboutir, ils sont près de 41,83% à estimer ne pas avoir encore trouvé la perle rare. Par contre, les nouvelles dispositions de la Moudawana ne les découragent pas puisque seulement 40 personnes soit 3,3%, le considèrent comme une entrave. A ce propos, 36,30% trouvent que c’est un changement positif contre 21,20% qui pensent qu’il est défavorable au mariage. Sur ce point, 43% n’ont pas émis de réponses. Selon les organisateurs, les nouvelles dispositions du code de la famille devraient être vulgarisées et encore plus débattues auprès des jeunes.En revanche, le relâchement des mœurs figure comme une réticence au mariage pour près de 15% des jeunes qui disposent d’un logement. Et même s’ils en disposent, près de 18% estiment qu’ils n’ont pas les moyens nécessaires de vivre à deux. Le questionnaire s’est également attardé sur la question du mariage par Internet. Ils sont près de 68,40% à dire non au mariage par le Web. Et seulement 25% à envisager ce moyen. Parmi les autres causes de réticence, la peur de la responsabilité (31,96%). Toutefois, ils sont près de 26,81% à préférer leur liberté, et quelque 17,53% ont déclaré avoir des idées arrêtées sur l’autre sexe. Une chose est sûre, les habitudes ont changé…


Fiche technique

LE sondage a été réalisé par le biais du Forum des Jeunes Marocains du Troisième Millénaire. Le questionnaire s’est intéressé aux jeunes Marocains entre 18 et 35 ans. Près de 1.212 personnes ont été interviewées dans les différentes régions du Royaume. En ville, elles ont été 1.000 personnes et seulement 212 ont été questionnées dans le milieu rural. La collecte des informations s’est étalée sur trois mois (d’août à octobre 2004). La recherche a duré 8 mois (y compris l’établissement du questionnaire) et a été axée autour de 24 questions sous des thèmes variés: social, économique, psychologique, sanitaire et Moudawana. Le questionnaire s’est également étalé sur l’introduction des nouvelles technologies (Internet) dans le moyen de trouver l’élu de son coeur. Le sondage s’est aussi intéressé au volet sanitaire, ils sont près de 64% à ne pas répondre. Ont-ils des choses à cacher?Fadwa EL GHAZI

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