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Economie

Accords de libre-échange
Pâtes alimentaires et couscous mis à mal

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

. Des produits de pays arabes font leur entrée sur le marché national. Appréhensions des semouliers, des minotiers et des entreprises de transformationImportés des Emirats arabes unis, de Tunisie et d’autres pays arabes, des pâtes alimentaires et des semoules pour la préparation du couscous, un des plats nationaux, ont fait leur apparition sur le marché depuis quelque temps. Dérivés du blé, ces produits importés sont proposés à des prix moins chers à la grande appréhension des entreprises de transformation basées au Maroc. Inquiets, aussi, les semouliers et les minotiers qui sont les fournisseurs locaux de la matière première (semoule de blé dur). Les pays arabes exportateurs profitent des termes d’accords bilatéraux signés avec le Maroc durant les années 90, notamment en 1995 et 1996, déclare Youssouf Zahidi, président de l’association des semouliers. Les accords dans le domaine agroalimentaire incluent les produits dérivés du blé. Estimant que la situation est “préoccupante”, les professionnels du secteur se sont penchés sur la question. C’était lors d’une récente réunion à Casablanca entre semouliers et minotiers. Une réunion à laquelle ont participé des experts internationaux qui représentent des organismes de stockeurs céréaliers au niveau mondial. La réunion était destinée à prendre connaissance du bilan international de la production de blé tendre et dur et du maïs aussi bien au Maroc qu’à l’étranger, explique le président des semouliers. Les minotiers et les semouliers se sont également penchés sur la situation actuelle du secteur au Maroc. Le premier problème soulevé est celui de l’ouverture des frontières pour les produits dérivés du blé tels les pâtes, les semoules, le couscous et autres, ajoute Zahidi. Principal grief, les semouliers et les minotiers nationaux importent le blé avec une taxation au port équivalant à 95%. Contre seulement aux environs de 5% pour les entreprises arabes récemment introduites au Maroc et importatrices de ces produits, indique Zahidi. La situation des minotiers et des semouliers au Maroc est de loin différente, précise Zahidi. Les unités industrielles marocaines de transformation de blé en produits alimentaires s’approvisionnent auprès des minotiers et des semouliers locaux. Ces derniers se trouvent au départ pénalisés avec un coût de revient excessif de la matière première. Le prix du blé est exorbitant au Maroc et c’est ce qui rend notre production particulièrement chère en comparaison avec ces produits importés. Maintenant, ces produits s’importent à des prix encore plus bas que ceux proposés par les entreprises locales.


Des emplois à sauver

Toutes les semouleries, les minoteries et toutes les unités de transformation au Maroc sont condamnées à mettre la clé sous le paillasson. Il est temps que le gouvernement fasse un choix, estiment les professionnels du secteur. Ils réclament, entre autres, “l’ouverture des frontières aux importations de blé à des conditions comparables aux autres pays arabes pour équilibrer les chances”. La concurrence serait alors loyale. Autrement, il faut s’attendre à ce que des centaines d’entreprises de transformation (des marques connues au Maroc) des semouliers et des minotiers qui vont inéluctablement fermer. “Nous demandons au ministre de l’Industrie de se pencher sur la situation dans les plus brefs délais. Le ministre de l’Agriculture devrait également se préoccuper de la condition des semouleries et des minoteries qui continue de s’aggraver même pour les fournitures subventionnées”, dit Youssouf Zahidi. Quelque 300 semouleries et minoteries au Maroc et une centaine d’entreprises de transformation des produits du blé sont menacées. Il faut alors compter par dizaines de milliers les emplois directs et indirects qui risquent de disparaître, conclut le président des semouliers.De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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