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Economie

L’opposition en ordre de bataille contre le PLF

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5872 Le 26/10/2020 | Partager
L’Istiqlal épingle l’absence du volet social
Pour le PPS, le projet manque d’ambition et ne permet pas de rétablir la confiance

Les trois partis de l’opposition se sont préparés pour mener la vie dure à Mohamed Benchaâboun lors de l’examen du PLF 2021. Le débat général démarre dès aujourd’hui lundi à la Commission des finances de la Chambre des représentants. Chaque parti a tenu une réunion de son bureau politique mardi dernier pour arrêter une ligne de conduite à observer devant ce dossier important surtout que c’est le dernier projet de loi de finances que ce gouvernement aura à préparer.

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Les trois partis de l’opposition se sont préparés pour mener la vie dure à Mohamed Benchaâboun lors de l’examen du PLF 2021. Chaque formation a tenu une réunion de son bureau politique pour arrêter une ligne de conduite à observer devant ce dossier important surtout que c’est le dernier projet de loi de finances que ce gouvernement aura à préparer.

Les élections s’approchent et il faudra s’attendre à une radicalisation des positions contre l’exécutif. L’Istiqlal a convoqué ses deux groupes parlementaires pour une journée d’études sur le PLF hier dimanche. Déjà son comité exécutif avait affiché la couleur la semaine dernière et décliné son argumentaire.

Ainsi, le PLF, qualifié d’hybride, sans identité claire a déçu les citoyens et les entreprises. Ce qui montre que le gouvernement est incapable de provoquer une coupure avec les effets de la crise et de présenter des alternatives innovantes pour une réelle relance économique. Selon le parti, le PLF est l’expression claire d’un grand déficit du gouvernement qui est incapable d’affronter les conséquences économiques et sociales de la crise. Il s’est concentré sur des solutions de dépannage dont l’impact est très limité.

En dépit de l’augmentation du budget d’investissement et de la hausse des dotations de certains secteurs sociaux, l’exécutif est resté prisonnier des recettes préétablies sans assimiler toutes les orientations royales du discours d’ouverture du Parlement. Pour la formation de Nizar Baraka, le PLF n’a pas préparé de plan de sauvetage des PME et des TPE, ni adopté une politique volontariste dans l’emploi. Les mesures prises ne permettent pas d’améliorer le pouvoir d’achat, ni de généraliser les allocations familiales encore moins d’accélérer le chantier de la généralisation de la protection sociale, selon le communiqué du comité exécutif.

Pour Rahal Mekkaoui, président de la Commission des finances de la Chambre des conseillers, le projet de budget devait réduire les conséquences de la crise sur le plan économique, social et sanitaire. Sur ce dernier point, des moyens financiers ont été accordés au ministère de la Santé mais rien n’a été dit sur l’amélioration de la gouvernance du secteur. Pour ce membre du comité exécutif de l’Istiqlal, sur le plan économique, un maillon faible, qui concerne les PME, n’a pas été sérieusement pris en compte. A part des mesures timides, rien n’a été entrepris pour régler leurs problèmes. Surtout que les estimations tablent sur la faillite de 20.000 PME en 2020.

Finalement, le PLF passe sous silence cet aspect, qui reste une source d’emplois. De même, poursuit Rahal Mekkaoui, le volet social est absent du PLF alors que cet élément devait être central si le gouvernement avait su tirer les leçons des derniers mois, sachant que près de 6 millions de familles ont bénéficié des aides financières. Avec le chômage qui croît, le périmètre de la pauvreté va augmenter, prédit-il.

Marathon

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Après la présentation du PLF 2021 en séance plénière devant les membres des deux Chambres réunies et un exposé de la Commission des Finances, Mohamed Benchaâboun entame aujourd’hui le marathon d’adoption de ce texte. Le processus reprend aujourd’hui lundi avec une réunion de la Commission. Un planning est établi pour adopter la première partie du PLF après les amendements. Ce calendrier prévoit des discussions au niveau d’autres commissions, pour l’examen des budgets sectoriels. Deux réunions sont déjà programmées, le 4 et le 5 novembre prochain, pour se pencher sur les budgets sectoriels des ministères de l’Energie et des Mines et celui de l’Equipement et du Transport.

                                                                   

Un Budget ordinaire, dans un contexte de crise exceptionnelle, selon le PAM

Le PAM est également sur la même longueur d’ondes. Le communiqué diffusé à l’issue de son bureau politique estime que «le PLF 21 constitue une nouvelle preuve que le gouvernement ne dispose ni d’une boussole économique ni d’une vision politique. Ce projet de budget marque son échec à faire face aux nouveautés, y compris la gestion de la Covid-19». Au moment où le Maroc vit une crise exceptionnelle à cause de la pandémie, le gouvernement n’a éprouvé aucune gêne à présenter un PLF ordinaire, sans sortir du cercle des lois de finances passées. L’objectif est de veiller aux équilibres financiers à travers des décisions courageuses, qui établissent de nouvelles priorités et la créativité au niveau des solutions efficientes pour affronter cette situation exceptionnelle.  Selon le communiqué, l’adoption des hypothèses et prévisions erronées ne prend pas en compte la réalité de la crise et confirme concrètement que ce gouvernement n’est pas habilité à gérer les affaires publiques.
De son côté, le bureau politique du PPS a enregistré une position préliminaire, selon laquelle, «nonobstant les mesures et des dispositions que comporte ce projet et qui visent et prétendent traiter timidement cette situation, il sera incapable d’apporter les réponses requises à la situation inquiétante que connaît notre pays ». Selon les camarades de Nabil Benabdallah, ce projet n’est pas à même de rétablir la confiance des opérateurs pour réaliser la relance économique susceptible de faire tourner la machine de production et de traiter la situation sociale délicate de larges couches de notre peuple. A cela s’ajoute le fait qu’il manque d’ambition et d’audace à la hauteur des défis énormes qui se posent. Il est prisonnier d’une approche qui ne permet pas l’amorce des réformes structurantes requises. Le PPS  compte les soumettre de nouveau pour les défendre à l’intérieur du Parlement, lors de l’examen du projet de Loi de Finances.

M.C.

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