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Economie

Le marché des capitaux veut s’imposer dans le financement de la relance

Par Franck FAGNON | Edition N°:5872 Le 26/10/2020 | Partager
Il peut constituer une source de financement complémentaire importante pour les entreprises
L’AMMC dévoile les chantiers de son prochain plan stratégique
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Le marché des capitaux pourra jouer un rôle essentiel dans le financement en fonds propres des entreprises, surtout les PME. «Nous travaillons avec tout l’écosystème sur une tarification adaptée pour toutes les opérations des PME», indique Nezha Hayat, présidente de l’Autorité marocaine des marchés des capitaux (Ph. Privée)

- L’Economiste: Les marchés sont très peu sollicités à l’heure de la relance de l’économie. Comment pourraient-ils être plus efficaces?

- Nezha Hayat: Nous avons un marché caractérisé par une diversité des instruments, régi aux standards internationaux mais, qui est sous utilisé. La dégradation de la situation bilancielle de nombreuses sociétés nécessitera de les accompagner en fonds propres. Le marché des capitaux peut intervenir à ce niveau et constituer une source de financement complémentaire importante.
Des outils comme le marché de la dette privée, le marché alternatif des PME ou encore le compartiment réservé aux investisseurs institutionnels méritent d’être dynamisés. Nous travaillons par exemple avec tout l’écosystème sur une tarification adaptée pour toutes les opérations des PME. Des mécanismes de financement innovants du type OPCI, titrisation etc. existent et pourront être des alternatives pour répondre aux besoins des entreprises. Par ailleurs pour la relance de l’économie, la priorité sera accordée aux textes qui vont renforcer l’encadrement et le contrôle du marché ou qui vont contribuer à le développer. Le financement collaboratif ou encore l’activité de conseil en investissement financier font partie de ce groupe.  

- La crise sanitaire a imposé une adaptation rapide dans tous les secteurs pour le maintien de l’activité. Comment avez-vous géré cette période?
- Les plans de continuité d’activité avaient prévu toutes sortes de scénarios mais, pas celui d’une pandémie avec le confinement de l’économie durant plusieurs semaines. Nous avons dès le départ accompagné les intervenants de marché dans le déploiement de leur plan de continuité. Il était essentiel de les maintenir en alerte par rapport notamment, au respect de la primauté de l’intérêt des clients, à l’observation des règles de fonctionnement du marché et au renforcement des pistes d’audit des opérations. Un travail important a été aussi réalisé avec les émetteurs durant cette période de crise pour leur permettre de tenir les réunions des organes de gouvernance et les assemblées générales. Nous les avons sensibilisés sur l’importance de maintenir le marché informé surtout dans une période de grandes incertitudes. En outre, nous avons été amenés à resserrer les seuils de variations et à aménager les horaires de cotation face à la forte volatilité des cours les premières semaines de la crise sanitaire.

- Le marché vient de boucler la période des résultats semestriels. Le contenu des communications est-il satisfaisant?
- Lorsque nous analysons les communications financières, notre préoccupation est de nous assurer que les informations sont exactes et comparables pour éviter au maximum le risque d’erreur et de mauvaise interprétation. Compte tenu du contexte, nous considérons que les émetteurs ont fourni des efforts. Sachant qu’ils auraient pu brandir le décret loi relatif à l’état d’urgence qui annulait la validité de tous les délais prévus par les textes législatifs et réglementaires pour ne pas communiquer. Ils ont conscience de la nécessité de continuer à informer le marché en dépit du contexte. L’environnement reste mouvant et toutes les entreprises font le maximum pour éclairer le marché sur leur situation et les perspectives. Certaines devraient davantage utiliser le profit warning. Nous échangeons régulièrement avec les émetteurs pour les aider à améliorer leur communication financière.

- Votre plan stratégique arrive à échéance cette année. Quelles seront les priorités du prochain?
- Nous avons lancé la réflexion avec l’écosystème. Le prochain plan stratégique devra tenir compte des évolutions technologiques, de l’univers de la fintech. L’enjeu de la digitalisation est important. Il est aussi essentiel de mieux orienter l’épargne vers les marchés. Ce qui revient à opérationnaliser un certain nombre de textes. Nous aurons un plan avec des grandes orientations sur quatre ans. Puisque nous évoluons dans un environnement rempli d’incertitudes, nous devons être en mesure de nous adapter rapidement. Les plans d’actions annuels pourront être actualisés en fonction du contexte.

Des pistes pour améliorer l’efficacité de la sanction

Le Collège des sanctions de l’Autorité marocaine des marchés des capitaux a été très actif en 2019. Sur 17 dossiers instruits, il a rendu 15 avis ayant entraîné 11 sanctions disciplinaires et ou pécuniaires, 3 pénalités de retard et la transmission d’un dossier d’infraction pénale à la justice. Cependant, les progrès sur le volet coercitif sont quelque part entachés par des amendes peu dissuasives. Ces dernières ont été réaménagées avec l’avènement de l’AMMC mais, elles sont encore loin d’inquiéter les intervenants sur le marché. «Le montant de la sanction est prévu dans la loi.
Au bout de quatre ans, nous commençons à avoir assez de recul pour proposer des amendements. Le volet coercitif sera parmi les sujets qui seront traités», indique le régulateur. Par ailleurs, la multiplication des dossiers d’infraction pénale et sur lesquels le marché n’a aucune visibilité, depuis plusieurs années pour certains, n’améliorent guère la crédibilité du marché. «Le temps de la justice n’est pas celui des marchés. Il y a aussi des actions de sensibilisation à mener. Nous travaillons sur un plan de vulgarisation pour améliorer la culture financière de tous et de certaines professions », estime l’AMMC. Cela dit, «nous réfléchissons à des solutions pour améliorer l’efficacité de la sanction».

Propos recueillis par Franck FAGNON

                                                                                

OPCVM: Renforcement du dispositif de gestion des risques

Attendue cette année, la nouvelle mouture de la loi sur les OPCVM a été repoussée au 1er semestre 2021 en raison du contexte. Le projet d’amendement prévoit entre autres la constitution d’OPCVM à compartiments, des règles de constitution et de fonctionnement allégées pour certains d’entre-eux, l’admission des titres d’OPCVM aux négociations sur un marché réglementé ou encore l’élargissement des possibilités d’investissements de ces véhicules à l’étranger. L’idée est aussi de permettre une distinction claire en termes de gestion de portefeuille et de diversification de risque entre un OPCVM grand public et un OPCVM dédié. «Aujourd’hui, il n’y a pas de grande différence», relève l’Autorité. Celle-ci va aussi imposer une exigence minimale en termes de fonds propres.
Ces nouveautés ont été complétées par d’autres durant la crise sanitaire. De nouvelles exigences ont été rajoutées au cours des derniers mois pour renforcer la gestion des risques. Les sociétés de gestion doivent se doter d’une fonction permanente de gestion des risques en plus de celle du contrôle interne. Des outils de gestion du risque de liquidité (poche de défaisance, plafonnement des rachats…) seront intégrés au dispositif. Par ailleurs, le régulateur va imposer deux stress test par an aux sociétés de gestion. Ces dernières seront, en outre, soumises à l’agrément.

 

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