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    Enseignement supérieur: L’évaluation des établissements démarre en 2020

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5637 Le 20/11/2019 | Partager
    Un échantillon pilote sera choisi pour commencer
    Près de 400 écoles et facultés, publiques et privées, concernées
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    L’EST de Salé, l’ENSA de Kénitra et la faculté des sciences Aïn Chock de Casablanca pourraient ouvrir le bal des évaluations institutionnelles, mais rien n’est moins sûr. L’Aneaq attend la tenue de son conseil d’administration pour trancher plusieurs questions, dont celle du choix des établissements. Le conseil devait se tenir en octobre. Il a été reporté en raison du changement de gouvernement (Ph. L’Economiste)

    Ce n’est qu’en 2017 que l’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Aneaq) est entrée en activité, avec une première vague d’évaluation de filières. Actuellement, elle s’apprête à effectuer la 4e vague. Les établissements souhaitant réaccréditer leurs cursus pour l’année universitaire 2020-2021 doivent déposer leurs dossiers d’ici fin décembre. L’Aneaq procèdera à leur examen à partir de janvier prochain.

    L’agence devra rapidement monter en puissance, afin de remplir l’intégralité de son cahier des charges, en s’attaquant à l’évaluation des établissements d’enseignement supérieur et des programmes de recherche. Elle devra aussi se doter de toutes les ressources lui permettant de jouer pleinement son rôle. Il faudra d’abord qu’elle recrute plus de personnel, qu’elle forme ses experts à l’évaluation institutionnelle et qu’elle dispose de son propre siège.

    Côté référentiels de qualité, ils ont déjà été publiés au B.O. La version francophone des ces standards, rédigés avec l’assistance technique d’experts européens, devrait être publiée dans les tout prochains jours. Pour s’acquitter de sa mission, l’agence prévoit d’y aller progressivement, en choisissant un premier échantillon d’établissements à évaluer.

    Trois avaient été identifiés lors du programme d’assistance technique de l’UE: l’EST de Salé, l’ENSA de Kénitra et la faculté des sciences Aïn Chock de Casablanca. «Nous allons les consulter pour lancer le projet en 2020. Un programme sur cinq ans sera ensuite fixé pour l’évaluation de tous les établissements, publics et privés.», confie El Mokhtar Bakkour, directeur de l’Aneaq. Le secteur comptait en 2018 quelque 393 écoles et facultés, publiques et privées.

    L’agence a déjà opéré sa propre autoévaluation, à travers un programme européen pour l’Afrique. L’expertise a conclu à l’indépendance de l’agence et à la transparence de ses procédures, même si elle est placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Les experts européens ont, toutefois, noté que l’Aneaq se limite à des évaluations et avis qu’elle envoie à la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur (CNACES) relevant du ministère, et c’est cette commission qui prend les décisions finales d’accréditation.

    Ils préconisent ainsi une révision de la réglementation en vue de permettre à l’agence d’exercer un pouvoir de décision. Les experts recommandent aussi de passer rapidement à l’évaluation institutionnelle, en établissant un plan stratégique et en planifiant plus de recrutements et de financements.

    A.Na  

     

     

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