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    Enseignement supérieur: La 1re smart university émiratie prospecte au Maroc

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5637 Le 20/11/2019 | Partager
    L’établissement est en pourparlers pour lancer une antenne marocaine
    Un modèle innovant de e-learning
    Passage à 100% de cours en ligne en 2021
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    Mansoor Al Awar, président de Hamdan Bin Mohammed Smart University: «Nous insistons sur notre contribution à la construction de l’économie nationale, chose que ne font pas les universités classiques du monde arabe. Au contraire, elles diplôment des générations de chômeurs» (Ph. HBMSU)

    Les Emirats arabes unis font partie des Etats arabes qui ont pris le plus d’avance en matière de e-learning. Le pays est l’un des rares de la région (avec la Jordanie et la Palestine) à octroyer des accréditations à des institutions et à des cursus en ligne (voir article précédent). Il accueille aussi la première université intelligente accréditée de la région Mena, Hamdan Bin Mohammed Smart University.

    L’institution pionnière est actuellement en pourparlers avec des universités marocaines afin d’ouvrir une antenne locale, ou bien lancer l’un de ses programmes à travers un établissement universitaire marocain. Une présence physique est en fait nécessaire, car, pour les épreuves, il faudrait un centre d’examen, avec des personnes procédant au contrôle de l’identité des participants.

    «Nos relations bilatérales sont fortes, et nous espérons une coopération plus poussée en matière de recherche, de sciences et d’innovation. L’échange d’expérience et l’apprentissage réciproque sont importants. Notre collaboration pourrait être une expérience pilote dans la région», relève le président de l’université, Mansoor Al Awar. Il prenait part, mercredi dernier à Rabat, à la rencontre du Réseau arabe d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur. «Bien sûr, les tarifs seront adaptés au Maroc», précise Al Awar, qui prévoit une nouvelle visite au Royaume prochainement.

    Hamdan Bin Mohammed Smart University envisage de migrer vers des programmes 100% en ligne d’ici 2021. L’accord du ministère de tutelle a déjà été accordé. Fondée en 2002, l’institution a démarré avec un modèle hybride, mixant cours en ligne et en présentiel.

    «La partie online, nous l’avons développée tout au long des 17 dernières années. Nous avons obtenu l’autorisation d’ouvrir des programme entièrement online, avec toutefois une approche différente de la pédagogie à distance classique», relève Al Awar.

    En effet, les apprenants s’affranchissent des murs d’une classe et des emplois du temps, mais pas du contact avec leurs enseignants. La moitié des horaires hebdomadaires est effectuée avec les enseignants. L’autre moitié est libre. Les profs en assurent, cependant, le suivi à chaque mise en contact.     

    La smart university dispose d’environ 50 enseignants permanents de différentes nationalités basés à Dubaï. Elle collabore, en parallèle, avec un réseau international de près de 800 professeurs. «Nous pouvons employer les meilleurs, issus des plus grandes universités au monde, avec des tarifs inférieurs à ceux pratiqués pour les expatriés. Faire venir un enseignant à Dubaï peut nécessiter plus de 2 millions de DH émiratis (5,2 millions de DH marocains). Une collaboration en ligne ne coûterait que 20.000 DH», souligne le président de l’université.

    Les étudiants peuvent ainsi accéder à un enseignement de qualité, à moindre coût. Et c’est là l’un des principaux avantages du numérique. «Les pays ne disposent plus de budgets suffisants pour construire de nouvelles universités, alors que les effectifs des étudiants augmentent. Il n’existe que deux solutions: accepter qu’une partie des citoyens soit exclue de l’enseignement supérieur, ou bien garantir ce droit à travers des méthodes innovantes», estime Mansoor Al Awar.

    Les smart universities finiront-elles par supplanter leurs homologues classiques? Pour Al Awar, la question est similaire à celle du bateau et de l’avion. Comme moyen de transport des individus, les navires ont été détrônés par les avions, mais ils n’ont pas pour autant disparu. «Ils se sont transformés en objets de loisir. Les universités classiques auraient peut-être le même destin», ironise-t-il.

    Ahlam NAZIH

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