×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Investissement des EEP: Les régions les mieux loties

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5620 Le 23/10/2019 | Partager
    Casablanca en tête avec plus de 34 milliards de DH
    Elle est suivie de Rabat-Salé-Kénitra et de Marrakech-Safi
    Une tranche de 2,34 milliards de DH pour Nador West Med
    investissemnt_regions_020.jpg

    Le PLF 2020 prévoit un budget d’investissement des entreprises et établissements publics (EEP) de l’ordre de 101,2 milliards de DH. Ces montants couvrent plusieurs secteurs d’infrastructure. Cela va notamment de l’agriculture aux phosphates et leurs dérivés, en passant par les transports aérien, maritime et ferroviaire. A cela s’ajoutent les autoroutes, l’habitat et l’énergie

    Le gouvernement mise sur l’investissement public, estimé à 198 milliards de DH en 2020, pour réduire les disparités sociales et spatiales. Si le budget général de l’Etat dispose de 77,3 milliards de DH, les collectivités territoriales 19,5 milliards de DH, le plus gros montant vient des entreprises et établissements publics (EEP).  Ces derniers vont investir 101,2 milliards de DH en 2020. Ces montants seront répartis au niveau régional.

    n Casablanca-Settat: C’est  la région qui caracole en tête avec un investissement de l’ordre de 34,42 milliards de DH. Ainsi, outre les milliards de DH absorbés par l’OCP, d’autres établissements publics interviennent avec des montants conséquents. C’est le cas de l’ADM qui a des autoroutes projetés pour 1,34 milliard de DH, dont 1,14 milliard pour 2020. L’objectif est d’améliorer l’accès à l’aéroport et d’alléger l’axe Rabat-Casablanca.

    De même, cette société prévoit la construction des gares de péage à Ennassim et à Tit Mellil ainsi que des passerelles sur le tronçon Casablanca-El Jadida. A cela s’ajoutent des projets de mobilité de la capitale économique. De son côté, Casa Transport développe des projets pour une valeur de 16 milliards de DH dont 1,17 milliard mobilisé au cours de l’année prochaine.

    L’ONCF prévoit également d’augmenter la capacité de Casablanca-Kénitra pour 1,64 milliard de DH. Le but est d’améliorer l’offre avec des services plus attractifs, de moderniser les installations et de sécuriser la totalité du couloir par la suppression de ses 8 passages à niveau et leur remplacement par des ouvrages de substitution. En outre, 450 millions de DH sont consacrés à la gare de Casa Voyageurs.

    adm-autoroure-du-maroc-020.jpg

    ADM est une des entreprises publiques qui comptent investir des budgets conséquents pour l’année 2020. L’objectif est d’améliorer l’accès à l’aéroport et d’alléger l’axe Rabat-Casablanca. De même, elle prévoit la construction des gares de péage à Ennassim et à Tit Mellil ainsi que des passerelles sur le tronçon Casablanca-El Jadida (Ph. L’Economiste)

    Préscolaire, transport non polluant, cités universitaires...

    ■ Rabat-Salé-Kénitra: Tout de suite après Casablanca-Settat, cette région a prévu un investissement de l’ordre de 16,11 milliards de DH en 2020. Là aussi, le préscolaire est érigé en priorité puisqu’il absorbera  585,6 millions de DH en 2020 sur un total de 1,02 milliard de DH pour cette rubrique. La société Tramway de Rabat-Salé prévoit la réalisation de 25 km d’extension des lignes Rabat-Salé-Témara pour 200 millions de DH l’année prochaine, sur un coût global de 5 milliards de DH. Il s’agit de développer des moyens de déplacement non polluants. De même, dans le cadre de l’amélioration des services offerts aux étudiants, l’Office des œuvres universitaires, sociales et culturelles compte construire de nouvelles cités universitaires et restaurants pour cette population.

    ■ Marrakech-Safi: Elle devra attirer un investissement de 12,52 milliards de DH. Un effort est effectué pour la généralisation du préscolaire avec la construction et l’équipement de 2.585 salles de classe pour 759 millions de DH. A cela s’ajoutent 409 millions de DH pour l’adduction de l’eau potable.

    ■ Tanger-Tétouan-Al Hoceïma: Son investissement est de l’ordre de 7,70 milliards de DH. Les AREF comptent construire et équiper 2.097 salles du préscolaire pour 334,7 millions de DH sur une enveloppe de 609 millions au cours de la période 2018-2021. L’ONEE investira 287,6 millions de DH en 2020 sur une enveloppe de 3,54 milliards de DH, dans la généralisation de l’eau potable en milieu rural.

    ■ Oriental: La région canalisera en 2020 des investissements des EEP de l’ordre de 6,98 milliards de DH. L’ADM envisage de mettre sur la table 1,29 milliard de DH pour la construction du tronçon d’autoroute Guercif-Nador. En outre, la réalisation progressive du complexe industrialo-portuaire Nador West Med nécessitera 2,34 milliards de DH en 2020 sur un coût global du projet estimé à 11 milliards de DH. Ce complexe est composé d’un nouveau port en eau profonde, d’une plateforme industrielle intégrée et des infrastructures de connexion et hors site.

    ■ Provinces du Sud: Les trois régions du Sahara marocain canalisent plus de 6,77 milliards de DH des investissements des EEP. Mais c’est Laâyoune-Sakia El Hamra qui attire le plus avec 4,81 milliards de DH, loin devant Guelmim-Oued Noun avec 1,49 milliard de DH et Dakhla-Oued Eddahab  (476,71 millions de DH). Cependant, ces projets se croisent avec le programme de développement des provinces du Sud qui avait prévu 77 milliards de DH et qui a jusqu’ici largement dépassé cette enveloppe pour atteindre 80 milliards de DH.

    Assainissement liquide mutualisé

    Le coût du Programme national d’assainissement liquide mutualisé (PNAM), élaboré dans un cadre de coopération interministérielle, est estimé à 43 milliards de DH. Il concerne 36 villes, 72 centres à caractère urbain et plus de 1.150 centres chefs-lieux de commune. Sa mise en œuvre aura un impact sur les indicateurs de l’assainissement liquide. Elle permettra d’augmenter le taux de raccordement à plus de 90% dans les centres concernés par le Programme national d’assainissement et les villes côtières. La lutte contre la pollution atteindra plus de 80% dans les villes côtières avec émissaire en mer et 72% dans les autres villes. Les centres chefs-lieux de commune ne sont pas en reste. Le taux de raccordement passera de 10% actuellement à 50% en 2030 et à 80% en 2040. Idem pour le taux de dépollution qui bondira de moins 5% à 40% puis à 60% sur les même horizons.

    M.C.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc