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    Economie

    Budget: Benchaâboun défend son projet au Parlement

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5620 Le 23/10/2019 | Partager
    Un fonds de 6 milliards de DH pour financer les projets des jeunes diplômés
    Il vise également les PME exportatrices
    26 milliards de DH pour la préservation du pouvoir d’achat

    Mohamed Benchaâboun a fait preuve d’une remarquable réactivité. En moins de 10 jours après l’appel du Roi pour la mise en place d’un mécanisme bancaire pour le soutien des jeunes diplômés, le schéma était fin prêt. Le Souverain avait exhorté les banques à s’impliquer dans la dynamique de développement, notamment via une plus grande ouverture sur les TPME et les auto-entrepreneurs. Le mot d’ordre: simplifier et faciliter l’accès aux crédits.

    Le nouveau mécanisme porte sur la création d’un fonds d’appui au financement des projets des jeunes diplômés. Cette nouvelle ligne sera dotée de 6 milliards de DH, dans le cadre d’un partenariat entre l’Etat, Bank Al-Maghrib et le Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM). Le montage financier a été arrêté: 1 milliard de DH par an sera apporté par le budget de l’Etat et 1 milliard de DH par le système bancaire.

    Sur une période de trois ans, ces contributions totaliseront 6 milliards de DH, a indiqué à L’Economiste le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme administrative, en marge de la présentation du PLF 2020 lundi soir devant les deux Chambres du Parlement réunies.

    Pour Mohamed Benchaâboun, l’objectif de cette formule est de faciliter l’accès aux prêts bancaires au profit des jeunes porteurs de projets. Ce fonds sera également mis à contribution pour le soutien des PME exportatrices, notamment vers l’Afrique. Il permettra aux opérateurs du secteur informel une meilleure intégration économique et financière.

    Après la présentation du PLF 2020 devant un hémicycle archicomble, le ministre a enclenché sa première réunion avec les députés au sein de la Commission des finances de la Chambre des représentants. A cette occasion, les députés se sont mis d’accord pour démarrer la discussion générale sur le PLF 2020 à partir de mardi prochain.

    Auparavant, Benchaâboun avait égrené les grands axes du PLF en plénière comme notamment la réduction des disparités sociales et territoriales. Il s’agit de mettre en valeur l’amélioration du dispositif de ciblage des populations pauvres et vulnérables en termes de soutien à la scolarisation et la mise en œuvre  du programme d’assistance médicale «Ramed». Outre l’accompagnement de la 3e tranche de l’INDH, le ministre a cité la généralisation de la couverture médicale de base aux étudiants et aux indépendants. C’est une enveloppe de 18 milliards de DH qui sera allouée à ces programmes.

    Dans le même sillage, le PLF 2020 prévoit l’allocation de 26 milliards de DH pour la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, essentiellement la classe moyenne, dit-il. Et cela à travers les décisions prises dans le cadre du dialogue social dont l’incidence financière s’élève à 6 milliards de DH en 2020 et plus de 5,3 milliards au titre de 2019.

    Les charges de la compensation s’établiront à 14,6 milliards de DH en 2020. Le ministre a également cité la régionalisation avancée qui nécessite une enveloppe de 9,6 milliards de DH, en hausse de 1 milliard par rapport à 2019. Cela se fait parallèlement à l’effort budgétaire à mobiliser pour la poursuite du dynamisme de l’investissement public et des grands chantiers d’infrastructures et des stratégies sectorielles.

    Benchaâboun a mis en avant «l’impulsion d’une nouvelle dynamique à l’investissement», mettant l’accent sur la mise en œuvre des recommandations des 3es Assises nationales de la fiscalité, la poursuite de l’apurement du crédit TVA et la réduction des délais de paiement.

    Plusieurs mesures fiscales en faveur des TPME sont également en projet, en plus d’autres visant l’adaptation du dispositif législatif marocain aux normes internationales, faisant allusion à la place financière CFC, sans la mentionner. Le ministre a également insisté sur l’amélioration de la relation de confiance avec les contribuables.

    Ces mesures portent notamment sur la régularisation spontanée au titre des liquidités détenues par les personnes physiques ayant manqué à leurs obligations fiscales. Idem pour la possibilité accordée aux contribuables de régulariser leurs situation fiscale en matière d’IS, IR et TVA, en souscrivant à la déclaration rectificative au titre des exercices 2016, 2017  et 2018.

    Pour le ministre, la stratégie visant à inciter les contribuables à adhérer volontairement à la régularisation spontanée de leur situation fiscale constitue une phase transitoire et un préalable à la mise en œuvre des recommandations des Assises de la fiscalité.

    Dans ce cadre, le PLF 2020 introduit la réduction progressive du taux marginal de l’IS de 31% à 28% pour les sociétés industrielles au titre de leur chiffre d’affaires local, parallèlement à la baisse progressive du taux de la cotisation minimale de 0,75% à 0,50%.

    Nouvelles ressources

    LE gouvernement a pris trois mesures pour augmenter ses ressources de 16 milliards de DH. 12 milliards de DH devraient provenir des nouveaux mécanismes de financements innovants dans le cadre du partenariat institutionnel et de la gestion active des domaines de l’Etat et des établissements publics. A cela s’ajoutent 3 milliards de DH attendus de privatisation. Autre ressource: la rationalisation des dépenses de l’administration qui devra générer 1 milliard de DH. Ces mesures permettront de limiter le déficit budgétaire à 3,5% du PIB. Par ailleurs, le ministre a rappelé les prévisions du PLF 2020 dans ce sens où le taux de croissance attendu sera de 3,7%. Les autres hypothèses tablent sur une production céréalière moyenne de 70 millions de quintaux, un cours du baril de pétrole à 67 dollars, un prix du gaz butane à 350 dollars la tonne et une inflation contenue à un niveau inférieur de 2%.

    Mohamed CHAOUI

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