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Politique

Habib El Malki, l’option la plus consensuelle

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4942 Le 19/01/2017 | Partager
L’homme est connu pour sa capacité à travailler avec toutes les composantes politiques
Une qualité indispensable pour un président au perchoir
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Au niveau international, El Malki donnera un coup de fouet à la diplomatie parlementaire pour faire de l’instance législative une institution en mesure d’influencer sur le plan politique (Ph. Bz)

Le nouveau président de la Chambre des représentants est connu pour être un homme de consensus. Une qualité rare et indispensable pour un président du perchoir.  Economiste de formation, Habib El Malki a intégré l’USFP alors étudiant en France avant d’en devenir l’un des piliers incontournables.  Dans les rangs de son parti, la prise de hauteur d’El Malki est légendaire.

L’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Education nationale n’a jamais été sectaire, dans un milieu où la tentation d’éliminer les adversaires est la règle. Grâce à ses capacités de réflexion et de pédagogie, il a développé un comportement ouvert avec tous les courants de l’USFP.  Au fil des années, il a pu constituer un fief politique qui lui permet d’être régulièrement réélu député depuis 1997.

Même s’il était connu au niveau universitaire et politique, son parcours a été relancé en 2008  à travers sa course pour le premier secrétariat de l’USFP en 2008. Lors du congrès du parti en 2012, El Malki arrive troisième, derrière Driss Lachgar et Ahmed Zaydi. Au deuxième tour, il se rallie à l’actuel premier secrétaire et devient président de la Commission administrative de l’USFP, le parlement du parti.

Lors des premières années de l’alternance, ses divergences sur le maintien des équilibres macro-économiques avec son camarade du parti, l’ancien ministre des Finances Fathallah Oualalou, étaient de notoriété publique. El Malki était  favorable au «déficit soutenable», pourvu qu’il soit orienté vers l’investissement. Si certains de ses camarades étaient partisans de la confrontation avec l’Etat, lui opte pour le rapprochement avec les institutions, privilégiant la réforme de l’intérieur. Il s’agissait de négocier le changement, étape par étape, une démarche en mesure de rassurer le pouvoir en place.

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