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    Economie

    Maroc-Sénégal: Le partenariat gagne en savoir-faire

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4894 Le 09/11/2016 | Partager
    La pêche et l’agriculture accompagnées par Rabat
    Transferts de modèles de gestion et de financement

    Deux conventions et le lancement de négociations sur le retour de la RAM dans le partenariat avec Air-Sénégal. Voilà les nouveaux volets de la coopération économique que Rabat et Dakar viennent de sceller. Et c’est dans des secteurs à fort potentiel de création d’emplois et d’amélioration de revenus. Il s’agit d’une convention de partenariat pour le déploiement d’un dispositif de financement de la petite agriculture et un mémorandum d’entente pour la mise en œuvre d’un plan d’aménagement de la pêche au poulpe.
    Plus qu’un transfert de techniques et d’expériences réussies au Maroc, la convention ciblant l’agriculture solidaire se veut un package  englobant divers aspects: maîtrise de l’irrigation, santé animale, encadrement des agriculteurs. Le tout, avec un financement adapté aux différents types d’exploitations.
    Selon un communiqué conjoint de la Banque centrale populaire et le Crédit agricole du Maroc, signataire de la convention, ce financement sera supporté par les deux institutions à hauteur de 1,5 million d’euros chacune, soit 30 millions de DH. Alors que la Fondation Mohammed VI pour le développement durable mettra 1 million d'euros pour initier un fonds de garantie dont la gestion sera confiée à la filiale de la BCP, Atlantic micro-finance for Africa (Amifa-Sénégal). C’est donc, une initiative visant avant tout la mise en place d’un modèle qui a déjà fait ses preuves au Maroc.
    CAM, qui est un partenaire traditionnel du monde agricole, mettra également à contribution son savoir-faire à travers le développement d’une offre produit pour le secteur. Le groupe BCP est connu pour être un acteur de référence en matière de micro-finance. Il dispose à ce titre d’un  ancrage en Afrique à travers sa filiale Amifa, qui couvre déjà la Côte d’Ivoire et le Mali.
    L’autre convention, signée devant les deux chefs d’Etat, porte sur la gestion du poulpe. C’est pratiquement le transfert du plan d’aménagement de la pêche au poulpe. Une expérience qui a fait ses preuves au Maroc. On sait que cette espèce avait longtemps souffert de la surexploitation et la reconstitution de ses stocks n’a été possible qu’au prix d’efforts gigantesques de limitation des prises, voire de fermeture de certaines zones à la pêche durant de longues périodes. Avec à la clé une veille rapprochée.
    Pour la symbolique, le Souverain avait offert la veille de la signature de la convention une douzaine de zodiacs, spécialement dédiés à cette tâche de surveillance.
    La secrétaire générale du ministère sénégalais de la Pêche Tické Ndiaye Diop, relayée par l’agence MAP  s’est dite «ravie que le Maroc accompagne le Sénégal dans la gestion d’une espèce de poisson à forte valeur ajoutée».
    Le partenariat porte également sur le volet recherche scientifique. D’autres parties prenantes au Maroc, notamment l’Institut national de recherche halieutique, y seront impliquées.   
    Le secteur du tourisme est aussi au centre des préoccupations des deux pays. Selon la ministre sénégalaise du Tourisme et des transports aériens, Maimouna Ndoye Seck, «des discussions sont en cours et seront accélérées en vue d’un partenariat entre la Royal Air Maroc et Air Sénégal S.A». Et de révéler «que  depuis un certain temps nous avions commencé à échanger sur l’étude du marché et du plan d’affaires qui est en cours». Les instructions données au plus haut niveau portent sur l’accélération de ces discussions.

    Une croissance portée par l’investissement

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    En 2016, la croissance devrait augmenter à 6,6% du PIB. Ceci, grâce à la consolidation de la reprise des productions minière et industrielle (phosphates et ciment). Mais aussi au maintien du dynamisme du secteur des services tiré par le secteur bancaire et les télécommunications. Selon les prévisions de l’assureur crédit Coface, l’activité devrait bénéficier, également, de l’accélération des grands chantiers de l’Etat dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui a démarré en 2014. Ce dernier court jusqu’en 2018 et engage un effort d’investissement dans les infrastructures, l’agriculture, l’agro-industrie, les mines et le tourisme. Par ailleurs, la contrainte exercée sur la croissance par les problèmes de fourniture d’électricité se desserre progressivement, suite à la mise en œuvre du plan de redressement du secteur. La consommation devrait rester vigoureuse en 2016, en lien avec la hausse des salaires, en particulier dans l’industrie. L’investissement devrait progresser sous l’impulsion des réformes et du plan pour le développement d’une Smartcity aux abords de la capitale, Dakar et qui devrait faire office de hub pour les services numériques et technologiques dans la région ouest africaine.
    L’inflation, essentiellement déterminée par les produits alimentaires et énergétiques reste limitée à 2,1%. Le déficit budgétaire tend à se réduire. Il devrait s’établir à 4,2% du PIB après avoir atteint 4,7% en 2015.

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