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Tourisme: Accor tisse sa toile au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:520 Le 02/06/1999 | Partager

· Bernard Wauquier: "Nous sommes entrés dans la phase de consolidation de nos acquis"
· La thalasso à Essouira en avril prochain

Bernard Wauquier, directeur général des Opérations Accor au Maroc, fait le point sur le programme du groupe hôtelier. Deux hôtels à Meknès et à Tanger vont inaugurer la première génération des unités Ibis construites directement par le groupe. A Rabat, Accor s'est associé à un professionnel marocain (participation à hauteur de 40% dans le capital) dans un hôtel Sofitel, alors qu'une étude de faisabilité sur un Novotel à Fès est en cours.

- L'Economiste: Où en est le projet du complexe hôtelier et d'affaires que le groupe Accor projette d'ériger à Casablanca?
- M. Bernard Wauquier:
A l'heure d'aujourd'hui, il reste à finaliser les discussions avec le Ministère des Habbous. Elles devraient en principe aboutir.
Nous sommes optimistes, car ce projet est quand même très important pour toute la ville. Il y a encore quelques divergences sur le prix du foncier. Maintenant, entre gens qui ont à coeur l'intérêt collectif, on finit toujours par trouver un terrain d'entente. Vous savez, les tractations avec la Commune de Sidi Belyout et la Communauté Urbaine ont mis presque deux ans. Au début, nos points de vue étaient difficilement rapprochables. Pourtant, cela ne nous a pas empêché de trouver un accord équilibré.

- Il vous manque un produit très haut de gamme pour compléter votre portefeuille au Maroc.
- Pas du tout. Nous avons déjà un produit haut de gamme avec le Palais Jamaï (voir Dossier Fès, supra). Si l'on regarde notre portefeuille, nous sommes le seul groupe hôtelier au Maroc à être présent sur tous les segments: Ibis-Moussafir dans l'hôtellerie économique, "Les Almohades-Mercure" dans le "middle sacle", les clubs de loisirs et dans l'hôtellerie confort 5 étoiles (Sofitel) et dans le luxe, à travers le Palais Jamaï à Fès. Notre force aussi tient à notre expérience dans le tourisme de santé. Nous ouvrirons le Sofitel et l'institut de thalassothérapie d'Essaouira en avril de l'année prochaine. Et dans les mois qui suivent, nous allons commencer le prérecrutement du personnel, dont il faut un profil particulier compte tenu de la spécificité de ce produit qui allie à la fois luxe et santé. Dans le développement de notre projet au Maroc, nous sommes entrés dans la phase de consolidation de nos acquis.

- Pourtant vous n'avez toujours rien de concret à Agadir.
- Les choses suivent leur cours. Nous sommes toujours à la recherche d'une implantation au niveau de la zone où se situe l'hôtel Les Dunes d'Or. Notre projet consistait à racheter l'ensemble de cette zone, raser l'hôtel et reconstruire tout un complexe de loisirs comprenant un hôtel, des appartements-services, un centre commercial et des surfaces de salles de réunions. Il s'avère que nos amis de Fram ont racheté cet établissement et au lieu de le raser et le reconstruire à neuf comme nous l'avions envisagé, ils ont opté pour une rénovation.
Nous n'avons pas renoncé à Agadir. Nous sommes en train de regarder dans la zone sud de la région pour pouvoir monter notre projet. Agadir reste toujours une priorité pour le groupe.
- Est-ce que le "feuilleton" judiciaire autour de l'hôtel Mansour Eddhabi ne vous perturbe pas?
- C'est vrai que cela pose un problème au niveau psychologique à nos équipes, c'est évident. Les femmes et les hommes qui s'investissent au quotidien dans cet hôtel peuvent parfois avoir des interrogations. Je reconnais que ce n'est pas facile, mais il faut faire avec. On n'a pas les moyens d'avoir des états d'âme.

- Si la procédure engagée à l'encontre du complexe du Palais des Congrès débouche sur sa cession, seriez-vous partant pour présenter une offre de rachat?
- Absolument. Nous n'avons jamais caché que nous étions intéressés pour acheter cet établissement.
Ce n'est pas un secret, nous souhaitons procéder à l'acquisition de ce complexe. Au même titre qu'il est prévu dans le contrat du mandat de gestion, que si demain le propriétaire de cet hôtel régularise sa situation vis-à-vis du CIH, notre mandat de gestion se termine dans les vingt-quatre heures.

- Quelles sont vos relations avec le Syndic?
- Aucun problème. Le syndic est physiquement présent dans l'hôtel et il reçoit toutes les informations nécessaires à son travail. Les choses se passent le plus normalement du monde. o

Propos recueillis
par Abashi SHAMAMBA


25 ans dans la maison


M. Wauquier est un pur produit du groupe dirigé par Jean-Marc Espalioux. Au 1er septembre prochain. Il fêtera ses vingt-cinq ans dans le groupe. Il a dirigé les hôtels Novotel de la région de Paris et sur l'Ile de France, dans le Bénélux et la Scandinavie. Il a par ailleurs occupé des responsabilités dans plusieurs pays africains (Guinée, Ghana, etc).
Avant de venir au Maroc, il s'occupait de la thalassothérapie.

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