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    Economie

    Taux débiteurs: Les contours de la détente se précisent

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Le GPBM avait promis une baisse des taux d'intérêt débiteurs lors de la dernière réunion du CNME. Le contexte économique est favorable à une telle initiative, mais la décision se fait attendre.


    En dépit d'une mauvaise campagne agricole qui pèsera sur les comptes définitifs 1997, l'économie vogue globalement sous un ciel radieux. C'est du moins ce qui ressort des chiffres du premier semestre publiés par la Direction de la Statistique. Néanmoins, les opérateurs espèrent toujours un coup de pouce pour donner un peu plus de tonus à l'investissement. Leur souhait? un recul des taux d'intérêt débiteur. Rien n'est encore annoncé par le GPBM. Cependant, une révision à la baisse des taux de référence constitue désormais une certitude depuis qu'une promesse ferme avait été donnée par M. Othman Benjelloun, président du Groupement, lors de la dernière réunion du CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne), suite aux critiques acerbes de MM. Mohamed Seqat et Mohamed Kabbaj, respectivement gouverneur de Bank Al-Maghrib et ministre des Finances et des Investissements Extérieurs dans le précédent gouvernement. La seule inconnue porte actuellement sur l'étendue de la décrue. Elle pourrait être de 0,75 point, pronostique un banquier.

    Ce niveau est proche des attentes d'un expert qui souligne que la baisse devrait se situer entre 0,5 et 1 point pour qu'un réel redémarrage de l'investissement soit possible. Il estime qu'il «existe de la marge pour une telle évolution, davantage favorisée par un environnement économique et financier très serein».
    Premier facteur favorable souligné: l'inflation est au plus bas depuis plusieurs années. A fin juillet, l'indice du coût de la vie avait encore reculé de 0,1% par rapport à juin. Sur les sept premiers mois de l'année, la progression n'était que de 0,3% comparativement à la même période de l'année précédente. A ce rythme, l'année devrait être bouclée sur un taux d'inflation de 2% au lieu de 3% en 1996 et 5,4% l'année d'avant. Les taux d'intérêt réels créditeurs deviennent corrélativement de plus en plus intéressants.

    Pressions du Trésor


    La situation financière des banques constitue le deuxième élément favorable mis en relief. Contrairement aux cris d'alarme relatifs aux effets pervers de la concurrence et du resserrement des marges d'intermédiation qui s'en suit, elles continuent à afficher des résultats honorables. La preuve: les chiffres semestriels publiés par la BMCE. Cette banque, qui dispose encore d'un fort potentiel de progression, a réalisé un bénéfice net en hausse de 25% par rapport à la même période de l'année précédente, à 283,7 MDH. L'essentiel du secteur devrait suivre la même tendance.
    Quant au dernier point, il porte sur l'évolution de la rémunération des emprunts d'Etat. Depuis une année, le Trésor a montré la voie. Les taux appliqués aux bons à un, deux et trois ans ont baissé d'un point. Il est souhaité que cette démarche soit poursuivie pour que le potentiel de baisse des taux débiteurs soit plus large. Parallèlement à cette politique, les autorités monétaires avaient réaménagé le système de calcul de la réserve monétaire et entrepris une baisse progressive du PEP (plancher d'effets publics) qui, à terme, sera effacé. Ces dispositions devraient en principe permettre aux banques de disposer d'une liquidité plus détendue. Dans le même sens, Bank Al-Maghrib a usé de son pouvoir de décision, refusant les offres des banques sur le marché des adjudications, les poussant indirectement à réorienter leurs ressources sur les entreprises.

    Dans les faits, l'encours des crédits des banques commerciales (98,6 milliards de DH) s'est apprécié de 4,7% sur les sept premiers mois de l'année, comparativement à 1996. Dans le même temps, les dépôts sont passés de 143,5 milliards de DH à 149,1 milliards.
    En raison de la structure des ressources, le financement continue d'être orienté pour l'essentiel sur le court terme. C'est d'ailleurs sur ce segment qu'une concurrence de plus en plus marquée, facteur de baisse des taux, est observée. Elle gagne timidement les moyen et long termes. Il est toutefois signalé que les grandes entreprises en sont les principaux bénéficiaires en attendant le cadeau de rentrée du GPBM.

    Alié Dior NDOUR

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