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Qu'est-ce qui fait courir Ahizoune?

Par L'Economiste | Edition N°:2416 Le 06/12/2006 | Partager

. «Pas pour arrondir les fins du mois, ni servir les intérêts professionnels». Qu’adviendra-t-il du contrat d’image liant Hicham El Guerrouj à Méditel?. Remédier aux différents dysfonctionnements de gestion de la fédérationHICHAM El Guerrouj aura finalement battu tous les records et tout gagné, sauf Abdeslam Ahizoune dans la course à la présidence de la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA). Comme les deux autres candidats avant lui, le quintuple recordman du monde sur 1.500 mètres s’est retiré à la veille de l’assemblée générale de la fédération, lundi à Rabat, à l’issue de laquelle le PDG de Maroc Telecom a été élu à l’unanimité. On s’y attendait! On n’attendait pas Abdeslam Ahizoune à la tête de la moribonde Fédération royale marocaine d’athlétisme. Qu’est-ce qui peut faire encore courir le patron de Maroc Telecom? Quelles sont ses vraies motivations? Arrivera-t-il, comme il a réussi à transformer alors l’agonisant Office national des postes et télécommunications en un champion de l’économie nationale qui a aussi fait sa place à l’international, à sortir la FRMA de son coma? Des questions et bien d’autres, comme celle par exemple au sujet du contrat d’image liant le deuxième opérateur téléphonique à Hicham El Guerrouj. De sources proches de la direction générale de Méditel, on affirme «analyser toutes les implications de l’élection d’Ahizoune à la tête de la FRMA, avant d’engager des discussions avec Hicham, ami et ambassadeur de la marque Méditel». Mais d’ores et déjà, on confirme «aller vers une nouvelle orientation de ce contrat d’image», signé en 2004 et qui prend fin en 2007. Si dans l’entourage d’El Guerrouj on n’a pas souhaité commenter ce début de polémique, certains observateurs proches de la Fédération estiment que «cet intérêt subit d’Ahizoune pour l’athlétisme intrigue». Mais de là à y voir une volonté quelconque pour le patron d’IAM de se servir du sport à des fins personnelles ou professionnelles, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Une certitude! Ce n’est pas pour arrondir ses fins de mois qu’il cumule les fonctions de PDG de Maroc Telecom et de président de la FRMA! En volant au secours de l’athlétisme dans son état actuel, rassure-t-on dans les coulisses de l’opérateur historique, «c’est plus pour de nouveaux challenges pour une cause nationale et pour assouvir, en passant, une veille passion d’enfance que pour tout autre chose». Une précision de taille, car Abdeslam Ahizoune, comme des millions de Marocains, s’est essayé à l’athlétisme ou au football. Son élection met ainsi fin à la «mission» du Comité provisoire qui a duré tout de même six ans dont le rôle se résumait à veiller à «la préparation des équipes nationales pour les rendez-vous internationaux et la préservation des acquis réalisés par ce sport», selon le président sortant, Ahmed Aouzal. De son successeur, on n’attend certes pas des médailles, mais il fait déjà rêver le microcosme sportif marocain. Quand on évoque l’implication de Driss Benhima, PDG de Royal Air Maroc, dans un des cercles du staff du Wydad de Casablanca, on pense plus gestion que «baballe», même si ce dernier n’a pas encore imprimé ses méthodes à ce club omnisport. D’ailleurs, quand les premiers débats sur la professionnalisation de nos disciplines sportives phare (football surtout) ont commencé, au lendemain de la campagne pour la coupe du monde de football 98 de l’équipe nationale, on a mis l’accent sur la question de gestion, mais sans jamais se donner les moyens humains et matériels. C’est en ce sens que l’élection d’Ahizoune à la tête de la FRMA sonne le glas d’une approche «gabegique» qui avait fini par ruiner tous les espoirs -mêmes sportifs- placés dans cette discipline. Depuis la 2e place décrochée par El Guerrouj sur 1.500 mètres aux Mondiaux de Göteborg en 1995, aucune stratégie de relève, aucune incitation, aucune politique de repérage et de formation de jeunes, dignes d’une gestion moderne de cette discipline, ne sont mises en chantier pour perpétuer les acquis et marcher sur les traces de nos champions. Et surtout pas d’intelligence du financement. En dix ans de carrière, El Guerrouj a tout gagné et fait rêver les Marocains, comme l’ont fait avant lui Saïd Aouita, Nawal Moutawakil ou encore Nezha Bidouane. Il n’empêche que la gestion de l’athlétisme, comme du reste toutes les autres disciplines sportives, n’a jamais été un axe de développement ni une priorité pour les autorités. Sa gestion s’est faite à coups de colmatages de brèches, à chaque apparition. Ce fut le cas en 1995, quand on a confié les rênes de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) au Général Housni Benslimane. Là-dessus, il fallait juste réimposer une discipline militaire au lendemain du fiasco au Mondial américain de 1994 d’où le Maroc était sorti dès le premier tour, avec 3 défaites et toutes les polémiques et débandades qui s’en sont suivies. C’est dire la chance et le pouvoir d’attraction que le football et l’athlétisme ont encore à intéresser des ressources humaines de la valeur morale et professionnelle de Benslimane ou Ahizoune. Mieux, et c’est déjà ça de gagner, la Fédération royale marocaine d’athlétisme rendra dorénavant les comptes de ses exercices. Ce qui remédie aux différents dysfonctionnements à travers la mise en place d’un système de gestion marqué par la transparence et la rentabilité.Bachir THIAM

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