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Poulet: Légère reprise des cours

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· Cette hausse ne pourra pas éponger des pertes qui subsistent depuis deux ans

· Le niveau de la consommation reste faible

Contrairement aux prévisions(1), les prix du poulet amorcent une légère hausse pour Ramadan. Mais le secteur ne pourrait toutefois pas éponger les pertes subies depuis deux ans, indiquent les producteurs.
La conjoncture a été particulièrement difficile durant le troisième trimestre, les prix à la ferme ayant varié entre 8 et 10 DH, selon les estimations de la Direction de l'Elevage, contre un prix de revient évalué entre 12,50 et 13 DH.
Depuis le début du mois de septembre, les cours entrent dans un trend haussier pour se situer dans une fourchette comprise entre 15 et 17 DH. Cette situation s'est vite renversée en raison de l'importation de grandes quantités de poussins et d'oeufs à incuber. Aussi les mises en place sont-elles plus importantes. Généralement, celles-ci suivent la tendance de la demande pour éviter les situations d'abondance ou de rareté de poulet sur le marché. La demande effective de poussin est de 3,5 millions, tandis que le niveau moyen des mises en place a dépassé largement les 4,5 millions, est-il indiqué auprès de la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA).L'abondance de l'offre mène impérativement donc à une chute des prix qui agit à la baisse sur le rythme de production. Ainsi, d'un cycle à un autre (un mois à 40 jours), les prix peuvent passer d'un trend baissier à un autre haussier.

Aussi les opérateurs du secteur avicole réclament-ils que l'Etat joue son rôle de régulateur. Sur la liste des doléances, figurent également une bonne rigueur en matière de contrôle sanitaire et la mise en place de la Déclaration Préalable d'Importa-
tion (DPI).
Selon les professionnels, cette régulation est nécessaire du fait que l'éleveur n'a aucune prise sur les mécanismes du marché et que la surproduction ne peut être épongée par la consommation restant limitée. En comparaison avec des pays voisins, le Maroc demeure très en retard.
La consommation annuelle par habitant dépasse les 23 kg au Portugal contre seulement 8,16 pour le Maroc. Le Tunisien consomme, lui, 8,50 kg de viande blanche par an.
Les plus gros consommateurs sont les Hong-Kongais (36,5 kg par an et par habitant), suivis par les Américains (34 kg). Arrivent ensuite les Israéliens (31,7) et les Saoudiens (30,8).

Malika EL JOUHARI

(1) Cf L'Economiste du 8 décembre 1999.

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